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Critique
On a tout dit, tout entendu et supporté autant de discours lénifiants sur "Little Miss Sunshine" qu'on avait dû en subir quand toutes les filles de notre entourage étaient allées se pâmer devant la petite "Amélie Poulain" qui cassait niaisement la croûte de ses crèmes brulées, en même temps que nos pieds.
On a donc résister farouchement au concert de louanges et aux conseils éclairés des amis cinéphiles qui vont au cinéma une fois l'An ("C'est bien simple j'ai rien vu d'aussi beau depuis "Titanic" !") ou des copains bobos ("Franchement, j'ai pas pris une telle claque depuis... "L'Auberge Espagnole" !").
On a donc implorer les Dieux pour que notre nouveau flirt l'ait déjà vu, on aurait même soudoyé le cinéma d'Art et Essai du coin pour ne pas diffuser le programme inévitable des meilleurs films de l'Année selon le sacro-saint Télérama !
A quoi bon ?
On allait y passer.
De toute part, tout nous y conduisait. De la meilleure amie, aux conseils pourtant précieux les soirs de déprime sentimentale, jusqu'à son prochain flirt, dont ce sera à coup sûr le film culte, toutes les forces se liguaient. Impossible de le manquer, même le Box-Office nous en voulait, jamais film contemporain n'aura connu une telle longévité. Bref, autant se jeter tout de suite dans la gueule du loup.
Enfin vu, "Little Miss Sunshine", loin du film indépendant américain typique, à la morale consensuelle et à la forme proprette, se révèle originalement malin et malicieusement original.
Un petit film jamais méchant ou cynique gratuitement, plutôt lucide et particulièrement drôle, bourré de péripeties rocambolesques et d'une foi naïve en l'être humain de tout poil.
Une belle surprise donc, quelques peu faisandée par un consensus planétaire épuisant, mais une surprise quand même. A ranger contre "The Good Girl" et "La Secrétaire" et à revoir en cas de baisse de morale ou de déprime chronique.
On a donc résister farouchement au concert de louanges et aux conseils éclairés des amis cinéphiles qui vont au cinéma une fois l'An ("C'est bien simple j'ai rien vu d'aussi beau depuis "Titanic" !") ou des copains bobos ("Franchement, j'ai pas pris une telle claque depuis... "L'Auberge Espagnole" !").
On a donc implorer les Dieux pour que notre nouveau flirt l'ait déjà vu, on aurait même soudoyé le cinéma d'Art et Essai du coin pour ne pas diffuser le programme inévitable des meilleurs films de l'Année selon le sacro-saint Télérama !
A quoi bon ?
On allait y passer.
De toute part, tout nous y conduisait. De la meilleure amie, aux conseils pourtant précieux les soirs de déprime sentimentale, jusqu'à son prochain flirt, dont ce sera à coup sûr le film culte, toutes les forces se liguaient. Impossible de le manquer, même le Box-Office nous en voulait, jamais film contemporain n'aura connu une telle longévité. Bref, autant se jeter tout de suite dans la gueule du loup.
Enfin vu, "Little Miss Sunshine", loin du film indépendant américain typique, à la morale consensuelle et à la forme proprette, se révèle originalement malin et malicieusement original.
Un petit film jamais méchant ou cynique gratuitement, plutôt lucide et particulièrement drôle, bourré de péripeties rocambolesques et d'une foi naïve en l'être humain de tout poil.
Une belle surprise donc, quelques peu faisandée par un consensus planétaire épuisant, mais une surprise quand même. A ranger contre "The Good Girl" et "La Secrétaire" et à revoir en cas de baisse de morale ou de déprime chronique.


