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Critique
Plus qu’un simple film de monstre, The Host est avant tout un drame humain et familial. Réalisé par Joon-ho Bong à qui l’on doit déjà le fameux Memories of murder, il se paie le luxe de brasser des influences multiples et de les régurgiter de manière tout à fait digeste.
Il est évident que l’ombre de Godzilla plane sur le film : par la faute de l’homme (ici un produit chimique remplace les essais nucléaires) un têtard mute en monstre sanguinaire. Comme souvent dans les films asiatiques, la peur du virus, de la bactérie, de l’infection est omniprésente.
Mais une fois passée le premier quart d’heure tétanisant d’intensité et magnifié par une photographie de toute beauté (quel formaliste de génie quand même ce coréen), on navigue entre drame poignant à la Little Miss Sunshine (pour le côté famille de bras cassés), critique acerbe de la société (dieu sait que les coréens ont des choses à dire sur le sujet) et quarantaine façon Alerte (oui oui, celui avec Dustin Hoffman).
Ce qui intéresse avant tout le réalisateur ce sont bien ses héros ordinaires, famille disloquée se reconstruisant autour de la recherche de la petite dernière, emportée par le monstre. Des losers en puissance ou un gentil simplet père de la gamine en question a pour sœur une semi-championne de tir à l’arc et un frère un brin anarchiste sur les bords. Leur quête sera longue, désespérée et dure. L’issue n’est pas certaine et le final nous prendra aux tripes comme rarement.
La société est vue de son côté le plus noir : le malaise social, la misère, la surconsommation (et son contraire), la manipulation (des individus, des médias)…Disons que ça questionne un peu plus qu’un film comme Alien par exemple. C’est en tous cas d’une justesse à toute épreuve.
Les effets spéciaux sont signés de la boite The Orphanage et force est de reconnaitre que le monstre a de la gueule et qu’il s’intègre parfaitement dans son environnement (à de rares exceptions près).
Nouvelle réussite donc, qui montre une fois de plus et si besoin en est que le cinéma coréen est toujours vivace. En tous cas, on est content de constater qu’ils laissent (pour un temps) un peu de côté le sempiternel refrain Nord-Sud pour nous proposer quelque chose de différent.
Il est évident que l’ombre de Godzilla plane sur le film : par la faute de l’homme (ici un produit chimique remplace les essais nucléaires) un têtard mute en monstre sanguinaire. Comme souvent dans les films asiatiques, la peur du virus, de la bactérie, de l’infection est omniprésente.
Mais une fois passée le premier quart d’heure tétanisant d’intensité et magnifié par une photographie de toute beauté (quel formaliste de génie quand même ce coréen), on navigue entre drame poignant à la Little Miss Sunshine (pour le côté famille de bras cassés), critique acerbe de la société (dieu sait que les coréens ont des choses à dire sur le sujet) et quarantaine façon Alerte (oui oui, celui avec Dustin Hoffman).
Ce qui intéresse avant tout le réalisateur ce sont bien ses héros ordinaires, famille disloquée se reconstruisant autour de la recherche de la petite dernière, emportée par le monstre. Des losers en puissance ou un gentil simplet père de la gamine en question a pour sœur une semi-championne de tir à l’arc et un frère un brin anarchiste sur les bords. Leur quête sera longue, désespérée et dure. L’issue n’est pas certaine et le final nous prendra aux tripes comme rarement.
La société est vue de son côté le plus noir : le malaise social, la misère, la surconsommation (et son contraire), la manipulation (des individus, des médias)…Disons que ça questionne un peu plus qu’un film comme Alien par exemple. C’est en tous cas d’une justesse à toute épreuve.
Les effets spéciaux sont signés de la boite The Orphanage et force est de reconnaitre que le monstre a de la gueule et qu’il s’intègre parfaitement dans son environnement (à de rares exceptions près).
Nouvelle réussite donc, qui montre une fois de plus et si besoin en est que le cinéma coréen est toujours vivace. En tous cas, on est content de constater qu’ils laissent (pour un temps) un peu de côté le sempiternel refrain Nord-Sud pour nous proposer quelque chose de différent.


