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Critique
Après le remarqué "Arnaque, Crimes et Botanique", le réalisateur anglais Guy Ritchie ne modifie pas une recette qui fonctionne et propose avec "Snatch" une nouvelle plongée survoltée dans le milieu hautement folklorique du grand banditisme anglais.
Sur le plan scénaristique, "Snatch" alterne trop souvent le bon (comme l'intégration réussie de touche d'humour burlesque avec les scènes mettant en valeur le chien qui couine ou encore la destructuration de l'action à la "Pulp Fiction" comme lors du crash automobile) et le médiocre ou le bâclé (utilisation de la voix off, présentation fainéante des protagonistes, rebondissements capillotractés..) pour un résultat bordélique et pas aussi malin qu'il prétend l'être, à l'image d'une mise en scène tape-à-l'oeil, parfois originale mais sombrant trop souvent dans le too much.
Côté casting, Guy Ritchie fait preuve d'une certaine intelligence, réussissant le pari de faire cohabiter à armes égales stars hollywoodiennes et vraies gueules de gangsters anglais: en effet, Brad Pitt (désopilant et encore quelque peu bloqué en mode "Fight Club") et Benicio Del Toro (délicieusement flegmatique) cotoient dans "Snatch" les méconnus (à l'époque) Jason Statham, acteur fétiche de Guy Ritchie, étonnant dans un rôle peu physique et Vinnie Jones, ancien footballeur professionnel au physique de tortionnaire ou encore des interprètes plus expérimentés tel que Dennis Farina et Rade Serbedzija.
Des excellents acteurs (on notera au passage la quasi-exclusivité du sexe masculin dans ce film, il est vrai très testostéroné) qui n'ont hélas que peu l'occasion de s'exprimer tant la multitude de points de vues adoptés par le scénario les écrasent, simplifiant souvent leurs personnages en une vulgaire caricature.
Sur un rythme de furieux ne laissant absolument jamais le temps au spectateur de poser l'intrigue ou de s'identifier aux personnages, film initialement réjouissant devenant sérieusement bourratif ensuite, "Snatch" ne parvient pas à s'éléver au-delà d'un sympathique divertissement de soirée entre potes. L'oeuvre de Ritchie pêche trop souvent par excès, alors que le film noir a souvent brillé par la sobriété de la forme et par la profondeur du propos.
Sur le plan scénaristique, "Snatch" alterne trop souvent le bon (comme l'intégration réussie de touche d'humour burlesque avec les scènes mettant en valeur le chien qui couine ou encore la destructuration de l'action à la "Pulp Fiction" comme lors du crash automobile) et le médiocre ou le bâclé (utilisation de la voix off, présentation fainéante des protagonistes, rebondissements capillotractés..) pour un résultat bordélique et pas aussi malin qu'il prétend l'être, à l'image d'une mise en scène tape-à-l'oeil, parfois originale mais sombrant trop souvent dans le too much.
Côté casting, Guy Ritchie fait preuve d'une certaine intelligence, réussissant le pari de faire cohabiter à armes égales stars hollywoodiennes et vraies gueules de gangsters anglais: en effet, Brad Pitt (désopilant et encore quelque peu bloqué en mode "Fight Club") et Benicio Del Toro (délicieusement flegmatique) cotoient dans "Snatch" les méconnus (à l'époque) Jason Statham, acteur fétiche de Guy Ritchie, étonnant dans un rôle peu physique et Vinnie Jones, ancien footballeur professionnel au physique de tortionnaire ou encore des interprètes plus expérimentés tel que Dennis Farina et Rade Serbedzija.
Des excellents acteurs (on notera au passage la quasi-exclusivité du sexe masculin dans ce film, il est vrai très testostéroné) qui n'ont hélas que peu l'occasion de s'exprimer tant la multitude de points de vues adoptés par le scénario les écrasent, simplifiant souvent leurs personnages en une vulgaire caricature.
Sur un rythme de furieux ne laissant absolument jamais le temps au spectateur de poser l'intrigue ou de s'identifier aux personnages, film initialement réjouissant devenant sérieusement bourratif ensuite, "Snatch" ne parvient pas à s'éléver au-delà d'un sympathique divertissement de soirée entre potes. L'oeuvre de Ritchie pêche trop souvent par excès, alors que le film noir a souvent brillé par la sobriété de la forme et par la profondeur du propos.

