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La Beuze
Critique
Dès le générique de "la Beuze", le ton est donné : images et musique funky, graphisme tendance, hommage sursignifiant à la Blaxploitation. "La Beuze" surfe ainsi sur la vague du revival 70's & 80's, mais de façon plutôt bordélique. Bordélique parce qu'il semble réellement que les deux auteurs aient été nourris au mamelon de Pam Grier & autres Fred Williamson, et ils font leur possible pour insuffler à leur réçit un scénar simple et solide. Mais les références à une pop'culture un peu ringarde des années 80 ne sont pas forcément du meilleur effet quand celle-ci ne font que se répéter dans le vide, de façon absurde : Scotch et Alphonse chantent à tue-tête le "99 Luftballons" de Nena... mhh, oui, et alors ? Leur numéro n'est pas spécialement intéressant, cette référence musicale n'amène rien au réçit : c'est un exemple typique de référence gratuite (se voulant peut-être vaguement humoristique) parasitant sans cesse "La Beuze".
Bref, si "la Beuze" apporte forcément au spectateur des références décalées par rapport à ce qu'on pouvait attendre de ces jeunes issus de l'humour TV de Bozo sous emphét', le film apporte également son lot de gags ratés, ne visant pas forcément juste. Ca nous change de couillons passant leur temps à insulter les Japs dans un taxi marseillais, mais cela reste frustrant, quand on pense au résultat que peuvent atteindre des auteurs inspirés s'étant débarrassés de ses mauvaises blagues parasitant le plaisir (le meilleur exemple de comédie référentielle réussie étant le génial "OSS 117 : Le Caire, nid d'espions").
Le film a été unanimement conspué par l'intégralité de la critique française. Pourtant, ce ride 70's avec des relents de polar et de film d'exploitation (avec des nazis dedans !) semble sincère : son défaut aura sans doute été de ne pas trop savoir faire le tri entre le drôle et le moins drôle, ce qui est un défaut très fréquent chez les humoristes venant de la télévision. "La Beuze" reste néanmoins un film cocasse et authentique, qui saura réveiller le proctologue qui sommeille en chacun de nous.
Bref, si "la Beuze" apporte forcément au spectateur des références décalées par rapport à ce qu'on pouvait attendre de ces jeunes issus de l'humour TV de Bozo sous emphét', le film apporte également son lot de gags ratés, ne visant pas forcément juste. Ca nous change de couillons passant leur temps à insulter les Japs dans un taxi marseillais, mais cela reste frustrant, quand on pense au résultat que peuvent atteindre des auteurs inspirés s'étant débarrassés de ses mauvaises blagues parasitant le plaisir (le meilleur exemple de comédie référentielle réussie étant le génial "OSS 117 : Le Caire, nid d'espions").
Le film a été unanimement conspué par l'intégralité de la critique française. Pourtant, ce ride 70's avec des relents de polar et de film d'exploitation (avec des nazis dedans !) semble sincère : son défaut aura sans doute été de ne pas trop savoir faire le tri entre le drôle et le moins drôle, ce qui est un défaut très fréquent chez les humoristes venant de la télévision. "La Beuze" reste néanmoins un film cocasse et authentique, qui saura réveiller le proctologue qui sommeille en chacun de nous.


