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Les 4 Fantastiques et le Surfer d'argent
Fantastic four : Rise of the Silver Surfer, États-Unis, 2007
Critique
Durant une demi heure, on se croirait dans une cour de récré : ça se chamaille, ça danse, ça rote. Mais le faiseur Tim Story dépeint bien là un univers d’adultes ! Même que mister Fantastique et la Femme Invisible, eh bien ils sont sur le point de se marier ! Tous les tabloïds en ont fait leur une, ce serait nouille de rater l’événement ! Mais voilà que surgit le Surfer d’Argent. Il est l’envoyé d’une force céleste qui va sous peu engloutir la Terre. Alors la cérémonie tombe à l’eau.
Finalement, tout est mieux ainsi : Ioan Gruffud n’a rien d’inouï dans son jeu. Et miss Alba aura bien du mal à s’éteindre, au vu de la tonne de fond de teint qu’elle a sur la tronche et de la double louchée de botox qu’on lui a injecté dans les lèvres. Jouant dans un registre bourrin, leurs deux acolytes n’ont pas davantage d’allure. Comble de l’ironie, il faut aller chercher l’élégance et l’épaisseur chez la créature de métal venue du ciel, alors qu’elle a est conçue et animée par ordinateur. Belle et noble comme une divinité grec, elle insuffle un minimum d’émoi et de densité au film.
Hélas, au lieu de fouiller le profil de cet individu à l’intérieur torturé, la narration expédie vite fait bien fait la psychologie et le romanesque pour foncer tête baissée dans l’orgie numérique de rigueur. Et avant que ne surgisse l’obligé happy end bêta. Parce qu’ils ne faut pas oublier le public ado : c’est lui qui est venu se gaver de pop corn et avaler du soda. Il veut que ça aille vite, que ça bouge, que ça fasse du bruit. Pour eux Tim Story fabriquera sûrement un 3ème numéro dans la même veine.
Finalement, tout est mieux ainsi : Ioan Gruffud n’a rien d’inouï dans son jeu. Et miss Alba aura bien du mal à s’éteindre, au vu de la tonne de fond de teint qu’elle a sur la tronche et de la double louchée de botox qu’on lui a injecté dans les lèvres. Jouant dans un registre bourrin, leurs deux acolytes n’ont pas davantage d’allure. Comble de l’ironie, il faut aller chercher l’élégance et l’épaisseur chez la créature de métal venue du ciel, alors qu’elle a est conçue et animée par ordinateur. Belle et noble comme une divinité grec, elle insuffle un minimum d’émoi et de densité au film.
Hélas, au lieu de fouiller le profil de cet individu à l’intérieur torturé, la narration expédie vite fait bien fait la psychologie et le romanesque pour foncer tête baissée dans l’orgie numérique de rigueur. Et avant que ne surgisse l’obligé happy end bêta. Parce qu’ils ne faut pas oublier le public ado : c’est lui qui est venu se gaver de pop corn et avaler du soda. Il veut que ça aille vite, que ça bouge, que ça fasse du bruit. Pour eux Tim Story fabriquera sûrement un 3ème numéro dans la même veine.
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