36, quai des Orfèvres

36, quai des Orfèvres




25 avr. 2007 Par limubai Star Rating 6

 

Mis en boîte par l’ancien flic Olivier Marchal, 36 QUAI DES ORFEVRES s’inspire ouvertement d’une histoire vraie, celle de l’affaire Dominique Loiseau, patron de la BRI tombé pour des raisons inexpliquées. Polar noir, glauque, le film est basé sur la rivalité musclée entre deux lieutenants de police autrefois amis, Léo Vrinks et Denis Klein, dans une course pour mettre fin aux agissements d’un gang de braqueurs qui opère en toute impunité face à des forces de l’ordre impuissantes.



En s’inspirant de sa propre expérience, Olivier Marchal a voulu son film réaliste et bien ancré dans la réalité. Dès les premières images, il recrée cet univers violent et sans concession où magouilles en tous genres côtoient la chasse aux malfrats. La photographie sobre et terne pour laquelle il a opté accentue la dureté du milieu. Il narre la lente descente aux enfers de Vrinks, flic modèle et intègre piégé par son indic et de Klein, fieffé et détestable salopard prêt à tout pour obtenir la promotion de directeur de la PJ. Les deux hommes symbolisent le mal-être d’une police corrompue, à l’image de celui qui caractérise la société.



Le réalisateur s’est appliqué à donner une dimension psychologique à ses personnages. Il ne décrit pas seulement les méthodes de travail et les aspirations différentes de Léo Vrinks et Denis Klein mais s‘attache à faire entrer le spectateur dans l’intimité de ces deux hommes. Il aborde leur vie amoureuse au milieu de laquelle se trouve Camille Vrinks, la femme de Léo, et s’intéresse à leurs motivations, leurs aspirations, leurs pensées, leurs peurs. Grâce à leur présence et à leur charisme, Daniel Auteuil et Gérard Depardieu, monstres sacrés du cinéma français, apportent énormément d’ampleur et de profondeur aux personnages de sorte que le duel final qu’on devine deviendra fatalement un drame.



Catalogué d’emblée comme le HEAT hexagonal, 36 QUAI DES ORFEVRES ne soutient pas la comparaison avec le chef d’œuvre de Michael Mann. Le film d’Olivier Marchal manque souvent de rythme et compte sur une musique aussi omniprésente que pompeuse pour souligner l’action ou l’émotion. De plus, on aurait aimé que les rôles féminins aient davantage d’importance histoire d’amener un peu de douceur et de finesse à une atmosphère pesante. Et puis, on n’a ici pas droit aux fusillades monumentales qui ont entre autres fait la renommée de HEAT. L’ex-flic devenu cinéaste a, certes, réalisé un bon polar mais il devra encore attendre avant de donner naissance au thriller que le cinéma français attend depuis toujours …


LIENS SPONSORISES

PHOTOS DU FILM

  Voir le photo  

  Voir le photo  

  Voir le photo  

PLUS DE PHOTOS

PARTAGER

En parler sur Facebook Voter pour cet article sur Wikio



Stéphane Argentin :

Star Rating 9

Louisa Amara :

Star Rating 8

Patrick Antona :

Star Rating 8

Sandy Gillet :

Star Rating 7

Laurent Pécha :

Star Rating 7

Vincent Julé :

Star Rating 6

Ilan Ferry :

Star Rating 6

Didier Verdurand :

Star Rating 6

Julien Foussereau :

Star Rating 4


La Rédaction21/10/2004 01:00 par La Rédaction

36, quai des Orfèvres

Vous pouvez discuter ici du film 36, quai des Orfèvres. Cliquez ici pour voir la page complète : http://www.ecranlarge.com/movies-details-426.php LIRE LA SUITE

À ne pas manquer

Dossier Spielberg
Bazar Blu-ray
L'annuaire Blu-ray le plus complet du web
Ecran Large ouvre sa base de données

Newsletter