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Critique
Pour réaliser ce polar, Olivier Marchal s’est inspiré de la réalité, de son expérience personnelle et du cinéma de Michael Mann. En effet, comme Heat, 36 quai des Orfèvres souligne la dualité à l’écran de deux monstres sacrés du cinéma, toute proportion gardée, évidemment. Le film raconte la lutte impitoyable qui s’engage entre Léo Vrinks, patron de la BRI et Denis Klein, chef de la BRB. Tous deux enquêtent sur la même affaire, celle d’un gang insaisissable qui sévit dans Paris. Celui qui coincera la bande s’assoira dans le fauteuil du directeur de la PJ. La motivation des deux policiers diverge. Campé par Daniel Auteuil, le premier est un flic exemplaire, un amoureux du travail bien fait. Il vise le poste pour donner une âme aux forces de l’ordre Le second, incarné par un Gérard Depardieu enfin convaincant, est un perdant blessé qui trouve refuge dans l’alcool et la vengeance. La promotion sera pour lui une revanche sur son collègue devenu adversaire par la force des choses puisqu’une femme relie les deux hommes.
Olivier Marchal connaît bien la police et il le montre dès le début de son œuvre avec la fête d’une mutation et les gamineries des flics. S’il joue effectivement sur cet aspect pour donner une signature à sa réalisation, il n’en oublie pas pour autant le fond et il suit un véritable scénario impeccablement ficelé. L’histoire est fouillée et elle grouille de personnages tournant autour du tandem Auteuil – Depardieu. Empreinte d’une noirceur évidente, la confrontation entre les deux comédiens tient toutes ses promesses. L’enquête classique dévie sur un drame humain quand une bavure brise la mécanique policière. On ressent alors la profondeur d’un travail psychologique manifeste et la ramification des sous intrigues, un engrenage qui se refermera inévitablement tôt ou tard sur celui qui doit payer, celui que la vie n’a pas épargné mais qui s’est laissé corrompre jusqu’à la mœlle.
Plastiquement très réussi et soutenu par une bande musicale qui balance entre sonorités contemporaines et nostalgie d’une époque chevaleresque, 36 quai des Orfèvres est très certainement le meilleur polar qui ait vu le jour depuis plusieurs décennies en France. Tout simplement parce qu’il concentre avec talent mais aussi honnêteté, l’émotion, la tension et le spectacle…
Olivier Marchal connaît bien la police et il le montre dès le début de son œuvre avec la fête d’une mutation et les gamineries des flics. S’il joue effectivement sur cet aspect pour donner une signature à sa réalisation, il n’en oublie pas pour autant le fond et il suit un véritable scénario impeccablement ficelé. L’histoire est fouillée et elle grouille de personnages tournant autour du tandem Auteuil – Depardieu. Empreinte d’une noirceur évidente, la confrontation entre les deux comédiens tient toutes ses promesses. L’enquête classique dévie sur un drame humain quand une bavure brise la mécanique policière. On ressent alors la profondeur d’un travail psychologique manifeste et la ramification des sous intrigues, un engrenage qui se refermera inévitablement tôt ou tard sur celui qui doit payer, celui que la vie n’a pas épargné mais qui s’est laissé corrompre jusqu’à la mœlle.
Plastiquement très réussi et soutenu par une bande musicale qui balance entre sonorités contemporaines et nostalgie d’une époque chevaleresque, 36 quai des Orfèvres est très certainement le meilleur polar qui ait vu le jour depuis plusieurs décennies en France. Tout simplement parce qu’il concentre avec talent mais aussi honnêteté, l’émotion, la tension et le spectacle…


