Alexandre

Alexander




24 juil. 2008 Par Gregmond Star Rating 2

 

Alors qu’il jurait à la sortie du film que la version salle était son final cut, Oliver Stone offre aujourd’hui au spectateur un Alexander Revisited, plus long de près de 30 minutes, et disponible dans une somptueuse copie Blu-ray.

A la première vision, la version salle était tout à fait décevante. Stone plantait un Alexandre fadasse, perdu dans des méandres historiques, dont la vie était narrée à grand renfort de citations façon dictionnaire Larousse par une splendide brochette de cabotins.

La version longue apporte son lot de saynettes amusantes, parce que dérisoires, communes, peu prétentieuses justement.

Mais pris dans sa globalité, le film n’a rien gagné.

Il s’apparente toujours à un énorme et pénible bloc narratif, pompeux et pompant.

Alexandre est un péplum à l’ancienne, façonné dans le marbre. On pourrait le croire soumis au code Hays pour sa chaste retenue dans le traitement de l’ambigüité sexuelle des personnages.

Le film d’Oliver Stone subit surtout le drame d’être postérieur à la série Rome, cette œuvre télévisuelle montée par HBO et la BBC, qui apparaît si authentique, si franche, qui rend ses personnages historiques si humains en les ancrant dans un quotidien et une réalité sociale.

Rome en finissait avec le péplum carton pâte et langue de bois.

Stone préfère faire parler des statues de marbre. Son film se réfère perpétuellement aux mythes, et Alexandre, de fait, en devient aussi surréaliste qu’Achille et Héraclès.

Le cinéaste américain, rompu aux grands challenges, souhaitait sans doute explorer l’héritage d’Alexandre, cette tentative de rapprochement de l’Orient et l’Occident et la naissance d’un empire fusionnant les groupes tribaux autour d’une seule personnalité.

La conclusion, apportée par Anthony Hopkins en Ptolémée aurait pu aller dans ce sens.

Si elle ne revenait pas encore sur Alexandre : l’homme, la légende, le mythe, le dieu, fils de Zeus, descendant d’Achille.

Le spectateur qui vient de passer 4 heures avec Colin Farrell comprendra : Alexandre, le très irritant petit personnage incertain et geignard qui ose à peine caresser l’épaule de son cher Héphaistion.


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Rogerpanda04/02/2012 06:47 par Rogerpanda

Ai maté la version revisited de 3h30. Et j’ai adoré. Je sais que ce film a été vilipendé par beaucoup mais putain j’ai passé un bon moment. Certes, Oliver Stone a une mise en scène pachydermique mais c’est ce que j’aime dans ce film: il va au bout des choses, [...] LIRE LA SUITE
Epikoienkore28/11/2004 13:13 par Epikoienkore

U Turn rulezzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzz :-) Any Given Sunday étant également dans mes petits papiers, tout comme Salvador qui reste une belle claque aujourd’hui encore… Wall Street aussi c’était bien bon, et je m’en pourlèche encore les babines à chaque vision. Les Doors n’a pas réussi à passer la seconde vision alors que [...] LIRE LA SUITE
Zorg26/11/2004 18:32 par Zorg

Oui, mais il a épousé une actrice de X. C’est pas rien tout de même. Et pis on va quand même pas commencer à chipoter pour deux/trois affaires de drogues, 5 ou 6 cures de désintox, une affaire de prostitution de luxe (avec la Madame Claude du Tout Hollywood, Heidi Fless) [...] LIRE LA SUITE

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