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Critique
Après une collaboration qu'on qualifiera d'amusante avec JCVD, John Woo s'est de nouveau associé à une star de vidéoclub, Dolph Lundgren.
Sauf que cette fois les moyens sont réduits, le projet ayant d'abord été pensé comme le pilote d'une série potentielle.
Le format téléfilm n'excuse ni la crétinerie du scénario (un Bodyguard du pauvre), ni l'indigence des dialogues. Apparemment inconscient de ces faiblesses, le réalisateur hong-kongais a emballé le tout avec la démesure formelle qu'on lui connait, pour un résultat régulièrement navrant.
La moindre petite idée (la phobie du "blanc" du héros par exemple) est ainsi traité de la façon la plus paroxystique qui soit (un affrontement avec le bad guy dans une fabrique de lait...par exemple).
Dans un registre qu'il connaît bien -le monolithisme romantique- Lundgren fait ce qu'il faut, compensant les embardées malheureuse du metteur en scène par sa sobriété habituelle, la nullité générale du casting par son charisme et les approximations chorégraphiques des fusillades par son implication physique.
Le film ne vaut que pour lui (même si le doublage terni comme toujours sa prestation, le bonhomme possèdant un timbre surpuissant).
Les fusillades, peu nombreuses, tantôt plombées, tantôt sublimées par les ralentis caratéristiques de Woo, restent ce que le métrage propose de mieux.
Au final, une curiosité tout à fait dispensable.
Si on aime J.Woo, on se tournera vers sa période asiatique.
Pour les fans du Big men nordique, mieux vaut voir ou revoir les excellents B movies que sont The Punisher, Silent trigger ou The Mechanik (réalisé par ses soins).
Sauf que cette fois les moyens sont réduits, le projet ayant d'abord été pensé comme le pilote d'une série potentielle.
Le format téléfilm n'excuse ni la crétinerie du scénario (un Bodyguard du pauvre), ni l'indigence des dialogues. Apparemment inconscient de ces faiblesses, le réalisateur hong-kongais a emballé le tout avec la démesure formelle qu'on lui connait, pour un résultat régulièrement navrant.
La moindre petite idée (la phobie du "blanc" du héros par exemple) est ainsi traité de la façon la plus paroxystique qui soit (un affrontement avec le bad guy dans une fabrique de lait...par exemple).
Dans un registre qu'il connaît bien -le monolithisme romantique- Lundgren fait ce qu'il faut, compensant les embardées malheureuse du metteur en scène par sa sobriété habituelle, la nullité générale du casting par son charisme et les approximations chorégraphiques des fusillades par son implication physique.
Le film ne vaut que pour lui (même si le doublage terni comme toujours sa prestation, le bonhomme possèdant un timbre surpuissant).
Les fusillades, peu nombreuses, tantôt plombées, tantôt sublimées par les ralentis caratéristiques de Woo, restent ce que le métrage propose de mieux.
Au final, une curiosité tout à fait dispensable.
Si on aime J.Woo, on se tournera vers sa période asiatique.
Pour les fans du Big men nordique, mieux vaut voir ou revoir les excellents B movies que sont The Punisher, Silent trigger ou The Mechanik (réalisé par ses soins).


