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Critique
Après une succession de projets avortés, Francis Ford Coppola effectue son retour aux affaires avec un film intrigant, adapté d'une nouvelle roumaine, qui nous emmène à la recherche de l'origine du langage.
Projet ambitieux si l'en est que le metteur en scène ne parvient néanmoins pas à mener à bout, à cause d'un trop plein thématique pas toujours développé qui rend l'ensemble bancal mais séduisant et étonnant. Car L'homme sans âge possède quelques atouts, comme son récit à l'ancienne, qui enchaîne les époques et des changements de tons qui lui confèrent un aspect romanesque plaisant. On passe ici de la fable fantastique, au drame intimiste en passant par l'espionnage. Coppola amène également la réflexion sur des thèmes aussi variés que la vie éternelle et son raport à l'amour, le langage, la métaphysique, réflexion parfois confuse mais non dénuée d'intérêt.
Par ailleurs, Coppola nous rappelle la maîtrise visuelle qui est la sienne ainsi que sa volonté d'innover d'un point de vue visuelle. La photographie est particulièrement travaillée, alors que la mise en scène alterne classicisme, modernité et recherches esthétiques qui permettent longtemps au film d'exercer une certaine fascination.
Pourtant force est de constater que ce retour ne convainc pas totalement. Le scénario est clairement handicapé par une dernière partie maltaise qui fonctionne nettement moins que le reste du métrage, tant Coppola peine à rendre la force de son histoire d'amour. Si on est peu surpris qu'il ne propose pas de réponse à sa question existentielle, on peut malgré tout être déçu par son final en deça des possibilités du sujet et qui choisit la facilité de semer un trouble qui n'apporte pas grand chose.
Après dix ans d'absence, Coppola ne réalise pas le retour fracassant qu'on pouvait espèrer, il affiche en revanche une vitalité attrayante, qui une fois canalisée, pourrait lui permettre peut être de redevenir le grand cinéaste qu'il a été.
Projet ambitieux si l'en est que le metteur en scène ne parvient néanmoins pas à mener à bout, à cause d'un trop plein thématique pas toujours développé qui rend l'ensemble bancal mais séduisant et étonnant. Car L'homme sans âge possède quelques atouts, comme son récit à l'ancienne, qui enchaîne les époques et des changements de tons qui lui confèrent un aspect romanesque plaisant. On passe ici de la fable fantastique, au drame intimiste en passant par l'espionnage. Coppola amène également la réflexion sur des thèmes aussi variés que la vie éternelle et son raport à l'amour, le langage, la métaphysique, réflexion parfois confuse mais non dénuée d'intérêt.
Par ailleurs, Coppola nous rappelle la maîtrise visuelle qui est la sienne ainsi que sa volonté d'innover d'un point de vue visuelle. La photographie est particulièrement travaillée, alors que la mise en scène alterne classicisme, modernité et recherches esthétiques qui permettent longtemps au film d'exercer une certaine fascination.
Pourtant force est de constater que ce retour ne convainc pas totalement. Le scénario est clairement handicapé par une dernière partie maltaise qui fonctionne nettement moins que le reste du métrage, tant Coppola peine à rendre la force de son histoire d'amour. Si on est peu surpris qu'il ne propose pas de réponse à sa question existentielle, on peut malgré tout être déçu par son final en deça des possibilités du sujet et qui choisit la facilité de semer un trouble qui n'apporte pas grand chose.
Après dix ans d'absence, Coppola ne réalise pas le retour fracassant qu'on pouvait espèrer, il affiche en revanche une vitalité attrayante, qui une fois canalisée, pourrait lui permettre peut être de redevenir le grand cinéaste qu'il a été.


