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Critique
Ratatouille marque le grand retour dans le giron Pixar, d’un des réalisateurs les plus doués en matière d’animation, Brad Bird. Déjà aux commandes du mémorable Les Indestructibles, il nous sert une fois encore une belle part de dessert, tant Ratatouille combine avec magie et audace tous les ingrédients qui font les grands films.
L’animation pour commencer. Elle n’a jamais été aussi fluide et suivre Rémy, le rat gourmet, dans ses pérégrinations au gré de plans séquences à tomber (voir les séquences chez la grand-mère et la découverte de la cuisine du restaurant) est un pur bonheur. La caméra se fait virevoltante, aérienne et colle au plus près les poils de notre ami d’un soir.
Le scénario ensuite. Qui dit film d’animation ne dit pas forcément histoire aux rabais. A l’ opposé de la démarche d’un studio comme Dreamworks qui avec ses Shrek n’a qu’un but : empiler le plus de gags stupides possibles sans lien apparent, Pixar a quelque chose à raconter. Ainsi, les éclats de rire ne sont pas continus. Ils interviennent à intervalles réguliers et laissent la place au déroulement de l’intrigue. Celle d’un rat, amateur de grande cuisine, qui va aider par ses talents culinaires un jeune commis sympathique mais proche du François Pignon cher à Francis Weber, dans le plus prestigieux des restaurants parisiens.
Paris justement. Quelle formidable idée que d’avoir situé le cœur du film dans la capitale du bon goût et de l’art culinaire. Et quelle retranscription. C’est bien simple, on s’y croirait tant les décors fourmillent de détails, attirent l’œil en permanence et marquent la rétine comme jamais.
On retrouve également les thèmes chers à Walt Disney : la filiation (les rapports entre Rémy et Gusteau), la place de chacun dans le monde (celle d’un rat dans une cuisine, d’un rat au sein de sa communauté…). Comme toujours chez Pixar l’émerveillement n’est pas l’ennemi de la réflexion et ce Ratatouille nous y invite en nous prenant par la main.
Le film réserve tant de trouvailles et de bonnes idées qu’il est bien difficile de toutes les énumérées. Mais on peut citer quand même le formidable score de Mickael Giacchino ou encore le personnage délicieusement antipathique Anton Ego, critique culinaire de son Etat et dégaine burtonienne en prime.
Une fois encore, petits et grands resteront bouche bée devant le travail accompli par le studio. On a l’agréable impression que film après film, le bouchon est poussé toujours plus loin par ces animateurs de génie et que le meilleur est toujours à venir. Avec Wall-E peut-être.
En tous cas, Ratatouille est une réussite à tous les niveaux. Il repousse un peu plus loin encore les limites de l’animation et relègue la concurrence loin, très loin.
« Tous derrière et lui…devant »
L’animation pour commencer. Elle n’a jamais été aussi fluide et suivre Rémy, le rat gourmet, dans ses pérégrinations au gré de plans séquences à tomber (voir les séquences chez la grand-mère et la découverte de la cuisine du restaurant) est un pur bonheur. La caméra se fait virevoltante, aérienne et colle au plus près les poils de notre ami d’un soir.
Le scénario ensuite. Qui dit film d’animation ne dit pas forcément histoire aux rabais. A l’ opposé de la démarche d’un studio comme Dreamworks qui avec ses Shrek n’a qu’un but : empiler le plus de gags stupides possibles sans lien apparent, Pixar a quelque chose à raconter. Ainsi, les éclats de rire ne sont pas continus. Ils interviennent à intervalles réguliers et laissent la place au déroulement de l’intrigue. Celle d’un rat, amateur de grande cuisine, qui va aider par ses talents culinaires un jeune commis sympathique mais proche du François Pignon cher à Francis Weber, dans le plus prestigieux des restaurants parisiens.
Paris justement. Quelle formidable idée que d’avoir situé le cœur du film dans la capitale du bon goût et de l’art culinaire. Et quelle retranscription. C’est bien simple, on s’y croirait tant les décors fourmillent de détails, attirent l’œil en permanence et marquent la rétine comme jamais.
On retrouve également les thèmes chers à Walt Disney : la filiation (les rapports entre Rémy et Gusteau), la place de chacun dans le monde (celle d’un rat dans une cuisine, d’un rat au sein de sa communauté…). Comme toujours chez Pixar l’émerveillement n’est pas l’ennemi de la réflexion et ce Ratatouille nous y invite en nous prenant par la main.
Le film réserve tant de trouvailles et de bonnes idées qu’il est bien difficile de toutes les énumérées. Mais on peut citer quand même le formidable score de Mickael Giacchino ou encore le personnage délicieusement antipathique Anton Ego, critique culinaire de son Etat et dégaine burtonienne en prime.
Une fois encore, petits et grands resteront bouche bée devant le travail accompli par le studio. On a l’agréable impression que film après film, le bouchon est poussé toujours plus loin par ces animateurs de génie et que le meilleur est toujours à venir. Avec Wall-E peut-être.
En tous cas, Ratatouille est une réussite à tous les niveaux. Il repousse un peu plus loin encore les limites de l’animation et relègue la concurrence loin, très loin.
« Tous derrière et lui…devant »


