Ratatouille
Ratatouille- PAYS :États-Unis
- ANNÉE DE PRODUCTION :2007
- DATE DE SORTIE :01 août 2007
- GENRE :Animation
- DURÉE :111 MIN
- REALISATEUR : Brad Bird, Jan Pinkava
- ACTEURS :Patton Oswalt, Ian Holm, Lou Romano, Brian Dennehy, Peter O'Toole
- BUDGET : 150 millions de dollars
- Format de tournage : 35 mm
- Ratio d'image : 2.35
- Couleur
- Site officiel français
Ratatouille, pierre angulaire du cinéma d'animation du 21eme siècle ? Les plus dubitatifs avanceraient qu'il s'agit quand même du huitième long-métrage chez Pixar. Cet éventuel rappel démontre également que, dans les grands chantiers d'animation aux Etats-Unis (et particulièrement en 3D), on a plutôt tendance à rattacher l'œuvre au studio qu'au réalisateur. Chaque studio possède, certes, un « style de fabrication » qui lui est propre. Pourtant, il faut admettre que Ratatouille porte moins la marque du studio à la lampe à coulisse que celle, inimitable, du grand maître de l'animation américaine : Brad Bird.
De prime abord, il semble impossible de construire un pont entre Les Indestructibles, mix aussi incroyable que sidérant de sitcom, de superhéros et de James Bond de l'âge d'or, et l'étrange histoire de Rémi le rat, petit dernier d'une tribu de videurs de poubelle, ne rêvant que de grande cuisine. Sur le papier uniquement. On retrouve dans Ratatouille ce tiraillement entre le désir quasi obsessionnel d'excellence triomphant de la médiocrité et l'attachement ambigu à la famille, à mi-chemin entre le refuge et la plaie. A la manière de Bob Parr alias Monsieur Indestructible, Rémi s'impose comme le représentant de cette exigence selon Bird, voire même comme le double du cinéaste. Et, avec, une intrigue tournant autour du bon goût culinaire et ancrée dans Paris, il ne pouvait pas tomber mieux, c'était même in ze pocket...
Seulement voilà, comment faire partager l'idéal de saveurs exquises d'un muridé via un médium qui vous prive d'office de l'usage du nez et de la langue ? Comment tenir la cadence sans endormir les enfants, ou pire : perdre parents et plus âgés dans des abîmes de niaiserie ? comment surtout lier le destin d'une salle de cinéma remplie à un animal gourmet considéré dans la réalité comme nuisible et plus gros transmetteur de maladies. À ces trois questions, la réponse est ahurissante de simplicité : en traçant sa route sans avoir l'air d'y toucher, soit Ratatouille, le résultat idéal de l'addition « l'écriture intransigeante de Bird » plus « savoir-faire Pixar ».
Dix minutes de pérégrinations campagnardes en ouverture suffisent pour que le miracle d'alchimie ait lieu : Rémi l'esthète et Emile le cradingue déambulent dans une maison vétuste avant que le tromblon facile de la propriétaire ne sépare Rémi de sa horde au cours d'une retraite en catastrophe dans les égouts. Entre temps, les deux rongeurs sont filmés à hauteur du sol, la mise en scène extrêmement fluide ne les lâche pas d'une semelle pour mieux saisir l'extraordinaire gestuelle de leur corps (c'est fou comme un animateur inspiré peut être cent fois plus efficace qu'un motion capture) et la vie ressortant de leur regard lorsque le score brillant de Michael Giacchino illustre les magnifiques feux d'artifices papillaires éprouvés par Rémi.
Cette mise en bouche s'avère digne d'un plat de résistance de cinq étoiles mais Ratatouille n'en fait pas l'étalage et c'est sa discrétion, son humilité qui fait toute sa force. En témoigne l'impressionnante descente des égouts envoyant par le fond celle de Souris City sans frimer. Parce qu'ils étaient des surhommes, Les Indestructibles jouait l'efficacité maximum. Ratatouille traite lui aussi d'un marginal au sens large cherchant à trouver sa place en cuisine. Ce qui change tout. La sidération des premières images où Rémi évitait couteaux, hachoirs et autres feuilles de boucher dans la bande-annonce était pour le moins trompeuse. Ne subsistent que le prodigieux talent de Bird à mettre en scène l'exploration d'une surface et quelques morceaux de bravoure savamment orchestrés. Ce qui importe réellement ici, c'est le rapport de Rémi avec Linguini le commis aux poubelles et son système d'entraide à la Cyrano de Bergerac ; système remarquable car intégrant un paramètre imparable : si Rémi s'exprime naturellement avec ses pairs, s'il comprend parfaitement les humains, il n'en va pas de même pour ces derniers.
De ce postulat découle des gags visuels d'une magistrale drôlerie, à mi-chemin entre Charles Chaplin, Buster Keaton et Gromit dans lesquels cette adorable boule de poils fait preuve d'une expressivité des plus singulières, du nez à la queue en passant par le haussement d'épaules... quoiqu'il fasse, il est irrésistible ! (Et c'est un homme qui a la phobie des rats qui vous dit ça !) Plus surprenante par contre est son introduction : au loin dans la pénombre d'une poubelle ressemblant à s'y méprendre à la menace de La Belle et le clochard. Comme si Bird fusionnait deux âges d'or de l'animation, celui du Disney triomphant dans les fifties (la période préférée du réalisateur) et le sien de contemporain pour en retirer le meilleur, les fleurons esthétiques du premier avec la profondeur psychologique accrue du second. Ainsi, Bird déroute en refusant certains codes narratifs de l'animation grand public pour en introduire d'assez peu communs (la folie douce de Rémi avec Gusteau et l'insaisissable critique Anton Ego). Par là même, il entend démontrer qu'il est encore possible aujourd'hui de surprendre les plus blasés.
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LA COMMUNAUTE
CLIQUEZ ICI POUR REAGIR!27/10/2007 12:34 par La RédactionCritiqueUn nouvelle critique vient d’être ajoutée par La rédaction.
Cliquez ici pour lire la critique complète : http://www.ecranlarge.com/movie_review-read-3575-12195.php
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| 09/09/2007 15:47 par N° 13 critique de “allebandit” trouvée sur Allociné :
Qu’on se le dise, ce film est LE navet de cette année 2007. Un film bourré d’invraisemblances, par exemple, depuis quand les rats parlent,font la cuisine ou ont des sentiments? c’est du n’importe quoi! Les services de protection des animaux devraient se révolter!
:lol:
LIRE LA SUITE | |
| 15/08/2007 11:04 par Fha
Ratatouille - Brad Bird
un quart d’heure de trop.
Sinon, c’est assez ultime.
Ratatouille
Tellement délicieux que j’ai hate de recommander !
10/10
[FONT="]Ratatouille [FONT="]: 10/10
Un chef-d’oeuvre. Le meilleur film 3D animation que j’aie vu, tout simplement.
Pour ma part j’ai aimé sans adoré Ratatouille dans le [...] LIRE LA SUITE |
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