Rambo II : La Mission

Rambo : first blood part II

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14 aoû. 2009 Par Reznik Star Rating 7
Produit en pleine période reaganienne par et pour une Amérique retrouvée et sûre de sa force, RAMBO II laisse exploser le fond revanchard et belliqueux de son héros, déjà présent dans FIRST BLOOD mais contenu et contre balancé par une humanité exacerbée. La critique globale de la société américaine y est déplacée et focalisée cette fois sur les autorités non militaires bien qu’une réplique (Rambo évoque une "autre guerre, silencieuse celle-ci" en parlant de la société civile du pays) prolonge le discours du premier film (tout en faisant écho au dogme ultra-libéral de l’époque et l’individualisme qui en procède). Le scénario a d'ingénieux le fait de mettre en parallèle les 2 volontés qui imprègnent l'Amérique à cette époque : celle d'oublier le conflit (les politiques) et celle d'en effacer le souvenir amer par une victoire (le peuple). Cette mission est donc autant un prétexte pour Murdock que pour Rambo et personne n'est "pur" dans cette histoire

Mais l’évolution majeure provient de la structure formelle du film qui ne fait pas qu’emprunter les codes du film de guerre mais devient une nouvelle représentation du genre, excessivement spectaculaire au détriment de tous les autres éléments narratifs. Le script sommaire s’embarrasse assez peu de cohérence historique (présence des russes au vietnam) comme de crédibilité physique lors de ses scènes d‘affrontement, la bluette qui sert de second moteur narratif apparait aussi artificielle qu’improbable dans cet univers de sueur et de sang, enfin le manichéisme du récit prend une tournure populiste peu honorable qui n’est là que pour que augmenter la puissance cathartique du spectacle.
G.Pan Cosmatos filme fort bien les joutes psychologiques (on le savait très fort dans ce domaine depuis son premier film, SS REPRESAILLES avec Richard Burton, qui restera aussi son meilleur), multiplie les plans chargés en testostérone sur son super-soldat et offre un modèle de rythme frénétique (pour l’époque) qui fera jurisprudence. Il trouve cependant ses limites dans la maîtrise de l’action pure, la faute à un recours trop systématique au champ/contre-champ qui ancre formellement le film aux tréfonds des années 80 et quelques effets pyrotechniques ratés (la collision des bateaux vietcongs). Certains passages, tels que la capture de Rambo, le furieux bombardement du camp militaire en hélico et l’affrontement avec le Hind russe qui s’ensuit, restent néanmoins parmi les plus spectaculaires de la série.

Malgré ces défauts RAMBO II est sauvé par son appartenance à une saga proprement incontournable du cinéma américain de la violence. Suivront un 3e opus plus lucide (malheureusement incompris et victime collatérale de l’idéologie associée au film de Cosmatos) qui aura le mérite de substituer à la récupération patriotique du personnage une vision mythique et purement cinématographique, et un JOHN RAMBO testamentaire et tétanisant qui raccommodera cette belle saga dans son entier.


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Reprenant une trame très similaire d’un chef d’oeuvre incontesté réalisé un an avant par un émule de Stanley Kubrick -nous parlons bien sûr de l’impérissable “Portés disparus” (Chuck Norris forever)- mais pompant également (et allègrement) les bases scénaristiques du formidable “Retour vers l’enfer” de Ted Kotcheff, “Rambo II : la mission” est avant tout le [...]


La Rédaction30/11/1999 01:00 par La Rédaction

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Vous pouvez discuter ici du film Rambo II : La Mission. Cliquez ici pour voir la page complète : http://www.ecranlarge.com/movies-details-3453.php LIRE LA SUITE

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