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Critique
Reprenant une trame très similaire d'un chef d'oeuvre incontesté réalisé un an avant par un émule de Stanley Kubrick -nous parlons bien sûr de l'impérissable "Portés disparus" (Chuck Norris forever)- mais pompant également (et allègrement) les bases scénaristiques du formidable "Retour vers l'enfer" de Ted Kotcheff, "Rambo II : la mission" est avant tout le témoin d'une époque où cinéma rimait beaucoup avec pyrotechnie, et où toutes les explosions -ou presque- était effectuées à même le plateau, malgré un tournage visiblement effectué en grande partie en studio.
"Rambo II" est donc un film à replacer en contexte : en 1985, le film représente le summum absolu du cinéma d’action, violent, bourrin, rythmé à en apparaitre parfois ridicule (l’histoire d’amour superflue et expédiée en trois plans ringards). Fervent défenseur de la politique reaganienne, Stallone prône des méthodes clairement et ouvertement interventionnistes et fait le portrait d'une Amérique triomphante et très ancrée à droite (quand il demande à Trautman si ils auront "le droit de gagner, cette fois", Rambo s'entend répondre que cela dépend de lui).
Au final, "Rambo II" manque sans doute d'un brin de second degré, et aura bien mal résisté aux années. On assiste donc sans déplaisir réel à un film bourrin et frontal; voire même un peu bas du front. Reste que l’acteur-scénariste Sylvester Stallone livre une prestation physique impressionnante, statufié plusieurs fois par la caméra de George Pan Cosmatos dans des poses héroïques un peu désuètes, et qu'on serait bien curieux de lire le scénario original écrit par James Cameron, qui, à en croire les observateurs de l'époque, s'attardait beaucoup plus sur le traumatisme lié au Vietnam et au retour aux Etats-Unis du personnage central, ses doutes quant à sa décision de repartir à la guerre et de sortir de prison, la plénitude qu'il trouvait dans sa cellule... Autant d'éléments intéressants qui apparaissent comme absents du film, si ce n'est au détour d'une réplique.
"Rambo II" est donc un film à replacer en contexte : en 1985, le film représente le summum absolu du cinéma d’action, violent, bourrin, rythmé à en apparaitre parfois ridicule (l’histoire d’amour superflue et expédiée en trois plans ringards). Fervent défenseur de la politique reaganienne, Stallone prône des méthodes clairement et ouvertement interventionnistes et fait le portrait d'une Amérique triomphante et très ancrée à droite (quand il demande à Trautman si ils auront "le droit de gagner, cette fois", Rambo s'entend répondre que cela dépend de lui).
Au final, "Rambo II" manque sans doute d'un brin de second degré, et aura bien mal résisté aux années. On assiste donc sans déplaisir réel à un film bourrin et frontal; voire même un peu bas du front. Reste que l’acteur-scénariste Sylvester Stallone livre une prestation physique impressionnante, statufié plusieurs fois par la caméra de George Pan Cosmatos dans des poses héroïques un peu désuètes, et qu'on serait bien curieux de lire le scénario original écrit par James Cameron, qui, à en croire les observateurs de l'époque, s'attardait beaucoup plus sur le traumatisme lié au Vietnam et au retour aux Etats-Unis du personnage central, ses doutes quant à sa décision de repartir à la guerre et de sortir de prison, la plénitude qu'il trouvait dans sa cellule... Autant d'éléments intéressants qui apparaissent comme absents du film, si ce n'est au détour d'une réplique.
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