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La Ligue des Gentlemen Extraordinaires
League of Extraordinary Gentlemen (The), Allemagne, États-Unis, Royaume-Uni, 2003
Critique
Quand Hollywood se lance dans un thème (en l'occurrence ici, les super-héros) les studios doivent rivaliser d'ingéniosité pour sortir du lot. La Ligue des Gentlemen Extraordinaires (LXG) fait preuve d'une grande originalité. Adapté d'un comic book d'Alan Moore (V pour Vendetta et From Hell), LXG met en scène des héros de la littérature anglaise. C'est ainsi que se côtoient Allan Quatermain, Le Capitaine Nemo, Mina Harker, L'homme invisible, Dorian Gray, Dr. Jekyll / Mr. Hyde et... Tom Sawyer (ben oui sinon les pauvres américains auraient eu du mal à s'identifier).
Stephen Norrington instaure au film un graphisme assez original et assez proche de celui de la BD comme l'attestent la voiture et le sous-marin de Némo. Les décors du film, créés par Carol Spier, la chef décoratrice attitrée de Cronenberg, sont aussi grands que fantastiques dans les détails. Ils contribuent très largement à l'ambiance "comics" du film.
Mais le film ne se résume pas qu'aux décors. Comme pour Blade, Norrington n'oublie pas que pour faire un bon divertissement il faut de l'action et une histoire valable. Si cette dernière est plutôt classique (les gentils contre le méchant), elle peut néanmoins amener à une réflexion sur les changements d'époques, la modernité, le progrès jusqu'à la mise en abîme "Nos vieux héros de littérature ont-ils encore leur place?".
Le cinéaste réussit cette adaptation en livrant un film épique, plutôt atypique, visuellement innovant.
Stephen Norrington instaure au film un graphisme assez original et assez proche de celui de la BD comme l'attestent la voiture et le sous-marin de Némo. Les décors du film, créés par Carol Spier, la chef décoratrice attitrée de Cronenberg, sont aussi grands que fantastiques dans les détails. Ils contribuent très largement à l'ambiance "comics" du film.
Mais le film ne se résume pas qu'aux décors. Comme pour Blade, Norrington n'oublie pas que pour faire un bon divertissement il faut de l'action et une histoire valable. Si cette dernière est plutôt classique (les gentils contre le méchant), elle peut néanmoins amener à une réflexion sur les changements d'époques, la modernité, le progrès jusqu'à la mise en abîme "Nos vieux héros de littérature ont-ils encore leur place?".
Le cinéaste réussit cette adaptation en livrant un film épique, plutôt atypique, visuellement innovant.

