Bienvenue stranger!
Les enchères
Les jeux
Critique
LA SPLENDEUR DU SCENARISTE DE COMICS AIGRI
Petit objet arty (proche d'"Adaptation"), "American Splendor" se propose de nous faire découvrir la face cachée de l'Amérique, entrevue dans les films de Kevin Smith : de ses geeks inadaptés jusqu'à ses artistes contemporains célèbres (Crumb en tête). Ne refusant jamais cynisme et noirceur comme le vrai (anti)héros de ce biopic le fait à longueur de comic books (anti)sociaux dans la vie réelle, "American Splendor" est une réussite de tous les instants.
Là où Terry Zwigoff échoue depuis ses débuts (de son doc misérable sur Crumb à ses adaptations navrantes des comics de Clowes) autant que son triste confrère Todd Solondz (et son pathétique travail de sape sur la nature humaine entamé il y a trop longtemps déjà), "American Splendor" fait figure de miraculé.
Jamais méchant ou vulgaire et pourtant toujours sur la corde raide (entre cynisme, aigreur et noirceur), ce petit bijou, concocté par un couple de réalisateurs inspiré (comme les héros qu'ils entreprennent de croquer dans leur film), est une bouffée d'indépendance créative bienvenue.
Triste et drôle, désabusé et plein d'espoir, cynique et optimiste, "American Splendor" est tout cela à la fois.
Et, à l'instar de son héros qui raconte les petites gens, les ratés du système ou les petits gestes d'un quotidien morne et routinier, "American Splendor" ne raconte pas que ça, puisqu'on y parle aussi de la vie en couple, des médias, de la dépression, de la création, de la célébrité, de l'adoption, du cancer et de la tisane industrielle en sachets...
Le tout avec une finesse et une inventivité inouïe et une science du rythme et du montage admirable, doublé d'une nouvelle performance époustouflante de Paul Giamatti.
Bref "American Splendor" est vraiment splendide !
Petit objet arty (proche d'"Adaptation"), "American Splendor" se propose de nous faire découvrir la face cachée de l'Amérique, entrevue dans les films de Kevin Smith : de ses geeks inadaptés jusqu'à ses artistes contemporains célèbres (Crumb en tête). Ne refusant jamais cynisme et noirceur comme le vrai (anti)héros de ce biopic le fait à longueur de comic books (anti)sociaux dans la vie réelle, "American Splendor" est une réussite de tous les instants.
Là où Terry Zwigoff échoue depuis ses débuts (de son doc misérable sur Crumb à ses adaptations navrantes des comics de Clowes) autant que son triste confrère Todd Solondz (et son pathétique travail de sape sur la nature humaine entamé il y a trop longtemps déjà), "American Splendor" fait figure de miraculé.
Jamais méchant ou vulgaire et pourtant toujours sur la corde raide (entre cynisme, aigreur et noirceur), ce petit bijou, concocté par un couple de réalisateurs inspiré (comme les héros qu'ils entreprennent de croquer dans leur film), est une bouffée d'indépendance créative bienvenue.
Triste et drôle, désabusé et plein d'espoir, cynique et optimiste, "American Splendor" est tout cela à la fois.
Et, à l'instar de son héros qui raconte les petites gens, les ratés du système ou les petits gestes d'un quotidien morne et routinier, "American Splendor" ne raconte pas que ça, puisqu'on y parle aussi de la vie en couple, des médias, de la dépression, de la création, de la célébrité, de l'adoption, du cancer et de la tisane industrielle en sachets...
Le tout avec une finesse et une inventivité inouïe et une science du rythme et du montage admirable, doublé d'une nouvelle performance époustouflante de Paul Giamatti.
Bref "American Splendor" est vraiment splendide !

