Pique-nique à Hanging Rock

Picnic at Hanging Rock

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27 sep. 2009 Par Maciste Star Rating 7
Deuxième film de Peter Weir, "Picnic at Hanging Rock" (1975) est ressorti sur certains écrans français. Connu pour des films tels que "Le Cercle de Poètes Disparus", "The Truman Show" ou bien "Master and Commander", le réalisateur explore ici un cinéma personnel loin des films de commande, au cœur de son Australie natale.

Ce petit bijoux de 1975 fait partie de ces films inconnus, passés presque inaperçus et que l'on ressort des placards trente ou quarante ans plus tard se rendant compte qu'il s'agit d'un film rare. Associé aujourd'hui à l'image de Sofia Coppola, il a été cité nombre de fois par la jeune réalisatrice comme une influence majeure pour son "Virgin Suicides". Le second film d'un auteur aujourd'hui célèbre, la reconnaissance de la nouvelle génération lui permettant une plus grande diffusion, voila le parcours hasardeux de ce film unique.

En 1900, en Australie disparait trois jeunes filles d'un pensionnat ainsi qu'un de leur professeur lors d'une sortie à Hanging Rock. Autour d'un pitch simpliste, le réalisateur développe un univers onirique peuplé d'images fortes qui ne cessent d'imprimer la rétine. En effet, l'action ne prime pas dans cette histoire des plus invraisemblables, peuplée de symboles. Les troubles de l'adolescence, la frustration face à une société castratrice, le désir sexuel naissant... Tous ces thèmes sont évoqués par le biais de l'image, peu de choses sont dites. Il règne une ambiance plus que mystique sur les lieux de la disparition. Peuplé de coins sombres, de couloirs innombrables, ce site naturel ressort comme une immense bête organique sans fond, véritable lieux de perdition et de culte de l'abandon de soi et du désir.
La Kirsten Dunst de Sofia Coppola a en effet son origine. La jeune Sara de Peter Weir possède aussi cette beauté innocente, fascinante et pure de l'adolescence, ce même personnage dominé par l'abstraction et qui arrive à ralentir le temps par ses mouvements calmes et lents.

Une photographie superbe, une musique envoutante de Gheorghe Zamfir à la flute de pan, le film se prend comme une expérience sensorielle. Même si les symboles peuvent être trop présents, ce film reste une vision d'auteur sans concessions, belle, originale, envoutante et troublante.


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Gregmond12/08/2009 09:01 par Gregmond

jamais vu encore. Malgré la galette sur mon étagère dans le coffret Peter Weir. J’ai un peu honte, là. Mais je ne crois pas qu’on chope une copie à Strasbourg. LIRE LA SUITE
Nicolas Thys12/08/2009 05:11 par Nicolas Thys

Il ressort ce jour ! Et qui n’a pas vu ce film en salles ne l’a jamais vu (et c’est une honte). LIRE LA SUITE
JaimzHatefield12/08/2008 21:24 par JaimzHatefield

Ah mais je n’ai pas dit que ce n’était pas formidable, j’ai juste dit que je ne lui trouvais pas une force semblable. Cela dit en même temps, je n’aurais jamais fait le rapprochement, parce que là ce n’est juste qu’une comparaison de genre (fantastico-onirique ?)… c’est thématiquement et formellement [...] LIRE LA SUITE

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