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Critique
Revenge est le film le moins connu de son réalisateur. Il s’agit pourtant de son plus « beau » film -et même son « masterpiece » pour un certain Quentin Tarantino- et l’un de ses plus personnels.
Bien plus riche que son titre ne le laisse supposer, Revenge est un conte cruel et déchirant sur la passion, l’honneur et la vengeance.
Le style de Scott, forgé dans le monde du clip, y trouve sa plénitude. Il n’y a pas un plan qui ne soit léchée, sublimée par une photo chiadée ou un cadrage osé. Cette esthétisme flamboyant tendant à l’abstraction est couplé à un rythme modéré -carrément lent si on le compare aux derniers films du bonhomme- qui lui permet de poser ses ambiances et de laisser ses personnages s’incarner.
Le trio d’interprètes, très bien choisis, s’efface derrière la force d’un scénario traité avec une sensibilité qu’on aurait pas soupçonnée chez celui qui était surtout connu à l’époque pour avoir mis en boîte des films commerciaux, formatés et pour tout dire assez ridicules.
A l’issue des projections-test, le studio recula. Scott fut écarté de la salle de montage par le producteur Ray Stark et la vedette Kevin Coster (alors au sommet) qui se chargèrent de rendre une copie moins radicale et plus en adéquation avec les attentes de l’époque.
Hélas, ce Revenge édulcoré, longuet et affaibli par plusieurs scènes trop bavardes ne séduira ni les critiques ni le public. L’oeuvre sera vite oubliée.
17 ans plus tard, T.Scott, devenu une valeur sûre à Hollywood. se voit offrir la possibilité de revenir sur son film maudit. Le réalisateur de Man on fire prend la chose à cœur, retourne en salle de montage, sabre 25 minutes de bobine, en intègre 5 inédites et modernise la bande originale.
Ce montage épuré conserve les qualités formelles du film de 1990 mais en corrige les problèmes de rythme et de redite, ce qui décuple son efficacité.
Revenge director’s cut est la parabole mature et violente que le réalisateur a toujours voulu, un nuage noir qui flotte au dessus de sa filmographie et une œuvre rare qu’il faut réhabiliter.
Bien plus riche que son titre ne le laisse supposer, Revenge est un conte cruel et déchirant sur la passion, l’honneur et la vengeance.
Le style de Scott, forgé dans le monde du clip, y trouve sa plénitude. Il n’y a pas un plan qui ne soit léchée, sublimée par une photo chiadée ou un cadrage osé. Cette esthétisme flamboyant tendant à l’abstraction est couplé à un rythme modéré -carrément lent si on le compare aux derniers films du bonhomme- qui lui permet de poser ses ambiances et de laisser ses personnages s’incarner.
Le trio d’interprètes, très bien choisis, s’efface derrière la force d’un scénario traité avec une sensibilité qu’on aurait pas soupçonnée chez celui qui était surtout connu à l’époque pour avoir mis en boîte des films commerciaux, formatés et pour tout dire assez ridicules.
A l’issue des projections-test, le studio recula. Scott fut écarté de la salle de montage par le producteur Ray Stark et la vedette Kevin Coster (alors au sommet) qui se chargèrent de rendre une copie moins radicale et plus en adéquation avec les attentes de l’époque.
Hélas, ce Revenge édulcoré, longuet et affaibli par plusieurs scènes trop bavardes ne séduira ni les critiques ni le public. L’oeuvre sera vite oubliée.
17 ans plus tard, T.Scott, devenu une valeur sûre à Hollywood. se voit offrir la possibilité de revenir sur son film maudit. Le réalisateur de Man on fire prend la chose à cœur, retourne en salle de montage, sabre 25 minutes de bobine, en intègre 5 inédites et modernise la bande originale.
Ce montage épuré conserve les qualités formelles du film de 1990 mais en corrige les problèmes de rythme et de redite, ce qui décuple son efficacité.
Revenge director’s cut est la parabole mature et violente que le réalisateur a toujours voulu, un nuage noir qui flotte au dessus de sa filmographie et une œuvre rare qu’il faut réhabiliter.


