Au galop
Au galop- PAYS :France
- ANNÉE DE PRODUCTION :2012
- DATE DE SORTIE :17 octobre 2012
- GENRE :Drame, Romance
- DURÉE :93 MIN
- REALISATEUR : Louis-Do de Lencquesaing
- ACTEURS :Marthe Keller, Valentina Cervi, Alice de Lencquesaing, Bernard Verley, Louis-Do de Lencquesaing
- DISTRIBUTEUR :Pyramide Distribution
- Format de tournage : 35 mm
- Ratio d'image : 1.85
- Couleur
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Au galop est un film qui va attirer irrémédiablement des foudres critiques et publiques à son encontre. N’ont-elles d’ailleurs pas commencé lors de sa présentation cannoise ? Ce qui prête à sourire avec le film de Louis-Do de Lencquesaing c’est, à la manière - bien que les deux films soient très différents - d’un Low Life, que son intelligence évidente ne l’empêche pas de tomber dans des poncifs éhontés du cinéma d’auteur français. L’auteur de ces lignes doit reconnaître avoir pris un certain plaisir à identifier le style esthétique dans lequel le cinéaste se place et, qui, peut plaire.
Mais c’est avec des sabots immenses et une maladresse totale derrière une jolie maîtrise que l’acteur fait son premier film. Ainsi donc, afin de ne pas parler directement de soi, à la manière de, au hasard, Fin août début septembre, le réalisateur situe son intrigue dans le milieu littéraire. Du pareil au même, de la poudre aux yeux. Comme chez Mia Hansen-Love, le présent est si vivace que le mouvement est constant. Le quotidien de cet écrivain est une aventure journalière qui se veut dépeinte sous un angle naturaliste. Les ponts entre Au galop et Le père de mes enfants sont nombreux, trop nombreux et jamais l’acteur du précédent ne trouve la justesse de ton, de sa pourtant, cadette.
Mais l’acteur record des films cannois de l’année 2011 (il était présent dans cinq d’entre eux) n’a peur de rien et se propose de reprendre la question de l’héritage traitée (plusieurs fois déjà ) par Assayas, notamment dans l’Heure d’été. Après tout, c’est un bon prétexte à parler filiation, tout ça. Derrière l’honnêteté du bonhomme, il y a l’inconscience de la démarche, le manque de recul qui l’empêche de voir qu’il dégage une confiance en lui propice à irriter le moindre spectateur. Réutiliser des poncifs, pomper des cinéastes amis, parler de soi, de ses problèmes intimes (la mort de son père qui le trouble aussi fortement que la naissance de sa fille) et balayer d’un revers de la main ou d’un regard méprisant le quotidien des autres est proprement suicidaire (en particulier envers le personnage de Laurent Capelluto).
Louis-Do de Lencquesaing choisit sa posture de héros truffaldianopialatien, assume des préoccupations ultra bourgeoises et traite cela avec une désinvolture totale, un peu comme si on l’avait forcé à faire son film. Bref, l’honnêteté manque ici d’une plus grande expression de sincérité pour toucher qui que se soit.
Mais c’est avec des sabots immenses et une maladresse totale derrière une jolie maîtrise que l’acteur fait son premier film. Ainsi donc, afin de ne pas parler directement de soi, à la manière de, au hasard, Fin août début septembre, le réalisateur situe son intrigue dans le milieu littéraire. Du pareil au même, de la poudre aux yeux. Comme chez Mia Hansen-Love, le présent est si vivace que le mouvement est constant. Le quotidien de cet écrivain est une aventure journalière qui se veut dépeinte sous un angle naturaliste. Les ponts entre Au galop et Le père de mes enfants sont nombreux, trop nombreux et jamais l’acteur du précédent ne trouve la justesse de ton, de sa pourtant, cadette.
Mais l’acteur record des films cannois de l’année 2011 (il était présent dans cinq d’entre eux) n’a peur de rien et se propose de reprendre la question de l’héritage traitée (plusieurs fois déjà ) par Assayas, notamment dans l’Heure d’été. Après tout, c’est un bon prétexte à parler filiation, tout ça. Derrière l’honnêteté du bonhomme, il y a l’inconscience de la démarche, le manque de recul qui l’empêche de voir qu’il dégage une confiance en lui propice à irriter le moindre spectateur. Réutiliser des poncifs, pomper des cinéastes amis, parler de soi, de ses problèmes intimes (la mort de son père qui le trouble aussi fortement que la naissance de sa fille) et balayer d’un revers de la main ou d’un regard méprisant le quotidien des autres est proprement suicidaire (en particulier envers le personnage de Laurent Capelluto).
Louis-Do de Lencquesaing choisit sa posture de héros truffaldianopialatien, assume des préoccupations ultra bourgeoises et traite cela avec une désinvolture totale, un peu comme si on l’avait forcé à faire son film. Bref, l’honnêteté manque ici d’une plus grande expression de sincérité pour toucher qui que se soit.
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PROF :
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Simon Riaux :
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LA COMMUNAUTE
CLIQUEZ ICI POUR REAGIR!21/07/2011 00:41 par La RédactionAu galopVous pouvez discuter ici du film Au galop.
Cliquez ici pour voir la page complète : http://www.ecranlarge.com/movies-details-30849.php
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