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No country for old men - Non, ce pays n'est pas pour le vieil homme
No country for old men, États-Unis, 2007
Critique
"No country for old men" balance une multitude de pistes mais n'en traîte pas une seule correctement : rien ne tient la route. On a vite l'impression d'assister à un film brouillon, maladroit, bancal, long et inutile. Assez prétentieux aussi, dans la mesure où -intellectuellement parlant- il semble être de bon ton de penser que chacune des pistes qu'il ouvre est géniale, alors qu'il se montre incapable de les suivre vraiment.
On a d'abord le cadeau empoissonné : une malette pleine de billets, qui va attirer les pires ennuis à celui qui s'imagine avoir trouvé grâce à elle le bonheur tranquille et facile. Outre le fait qu'elle soit banale, cette piste s'évente vite, étant presque tout de suite court-circuitée par la suivante - celle du tueur sans pitié - lequel ne semble pas tant intéressé que ça par la valise et son contenu. Du reste, à la fin du métrage, on ne sait guère ce qu'elle est devenue. Ensuite, ce tueur, qui aurait pu être effrayant, s'avère juste anecdotique. Ensuite, on a le sherif, "old timer" dépassé par les événements. Un nostalgique qui embourbe l'action dans un passéisme à la con, accumule les scènes superflues et les dialogues ultra didactiques, inutiles à la compréhension du film.
Le problème "No country for old men", c'est que les différentes intrigues superposées ne sont guère intéressantes. Mélangées ensemble, elles se marchent sur les pieds et s'empêchent l'une et l'autre d'avancer.
Au final, c'est comme si la crainte de faire 3 fois plus de "déjà vu" que dans un film de genre classique avait amené les réalisateurs à tout saborder, à ne rien pousser à bout, à rester dans l'inconsistance de style, de peur que l'inconsistance de contenu soit trop voyante. Mais forcément, on obtient un film terne, pâlichon, dont les scènes de violence sont terriblement ringardes, qui, de chemins qui ne mènent nulle part en chemins qui ne mènent nulle part, n'arrive à n'imposer ni un style, ni une originalité, mais une pesante et banale insignifiance.
On a d'abord le cadeau empoissonné : une malette pleine de billets, qui va attirer les pires ennuis à celui qui s'imagine avoir trouvé grâce à elle le bonheur tranquille et facile. Outre le fait qu'elle soit banale, cette piste s'évente vite, étant presque tout de suite court-circuitée par la suivante - celle du tueur sans pitié - lequel ne semble pas tant intéressé que ça par la valise et son contenu. Du reste, à la fin du métrage, on ne sait guère ce qu'elle est devenue. Ensuite, ce tueur, qui aurait pu être effrayant, s'avère juste anecdotique. Ensuite, on a le sherif, "old timer" dépassé par les événements. Un nostalgique qui embourbe l'action dans un passéisme à la con, accumule les scènes superflues et les dialogues ultra didactiques, inutiles à la compréhension du film.
Le problème "No country for old men", c'est que les différentes intrigues superposées ne sont guère intéressantes. Mélangées ensemble, elles se marchent sur les pieds et s'empêchent l'une et l'autre d'avancer.
Au final, c'est comme si la crainte de faire 3 fois plus de "déjà vu" que dans un film de genre classique avait amené les réalisateurs à tout saborder, à ne rien pousser à bout, à rester dans l'inconsistance de style, de peur que l'inconsistance de contenu soit trop voyante. Mais forcément, on obtient un film terne, pâlichon, dont les scènes de violence sont terriblement ringardes, qui, de chemins qui ne mènent nulle part en chemins qui ne mènent nulle part, n'arrive à n'imposer ni un style, ni une originalité, mais une pesante et banale insignifiance.


