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No country for old men - Non, ce pays n'est pas pour le vieil homme
No country for old men, États-Unis, 2007
Critique
"No country for old men", c’est le meilleur des frères Coen condensé en deux virtuoses heures :
Un thriller pur distillant une constante tension 110 minutes durant a l’aide d’une basique intrigue de chasse a l’homme peinte a coup de plans sublimes (beauté de paysages, mais aussi ludisme de voir chasseur et le chassé inventer en silence de tordus piéges pour se débarrasser l’un de l’autre) et du choix rafraîchissant de la quasi épure sonore.
"C'était mieux avant...", "Qu'est-ce qu'on devient..."etc...
Seul Tommy Lee Jones semble troubler le silence ambiant, surgissant au détour de scènes avec en bouche poignées d’aphorismes et légendes d’une époque a jamais révolue (celle ou les forces de l'ordre ne portaient pas d'armes) et faisant ainsi écho au personnage de "sage/pilier de bar" du "Big Lebowski".
Multipliant les clins d'oeil a leurs propres classiques (le motard de "Raising Arizona" ralentissait pour dégommer les lézards, celui de "No Country" en fait de même pour les corbeaux...), et affichant humour franchement décalé, dialogues voués au culte (« il manque un étage a votre immeuble ») et interprétation 4 étoiles, "No country" marque un retour inespéré vers la noirceur de thème et la justesse de ton, après une série de films visiblement moins personnels et plus calibrés "multiplexes".
Rehaussant leur film d’un surprenant et courageux final, a mille lieue des attentes des spectateurs pop-cornisés, ils éclairent l’ensemble du film d’une lumière nouvelle et ajoutent in extremis une épaisseur supplémentaire a un métrage qui n’en manquait déjà pas, signant un (peut-être même leur) chef d’oeuvre.
Superbe.
Un thriller pur distillant une constante tension 110 minutes durant a l’aide d’une basique intrigue de chasse a l’homme peinte a coup de plans sublimes (beauté de paysages, mais aussi ludisme de voir chasseur et le chassé inventer en silence de tordus piéges pour se débarrasser l’un de l’autre) et du choix rafraîchissant de la quasi épure sonore.
"C'était mieux avant...", "Qu'est-ce qu'on devient..."etc...
Seul Tommy Lee Jones semble troubler le silence ambiant, surgissant au détour de scènes avec en bouche poignées d’aphorismes et légendes d’une époque a jamais révolue (celle ou les forces de l'ordre ne portaient pas d'armes) et faisant ainsi écho au personnage de "sage/pilier de bar" du "Big Lebowski".
Multipliant les clins d'oeil a leurs propres classiques (le motard de "Raising Arizona" ralentissait pour dégommer les lézards, celui de "No Country" en fait de même pour les corbeaux...), et affichant humour franchement décalé, dialogues voués au culte (« il manque un étage a votre immeuble ») et interprétation 4 étoiles, "No country" marque un retour inespéré vers la noirceur de thème et la justesse de ton, après une série de films visiblement moins personnels et plus calibrés "multiplexes".
Rehaussant leur film d’un surprenant et courageux final, a mille lieue des attentes des spectateurs pop-cornisés, ils éclairent l’ensemble du film d’une lumière nouvelle et ajoutent in extremis une épaisseur supplémentaire a un métrage qui n’en manquait déjà pas, signant un (peut-être même leur) chef d’oeuvre.
Superbe.
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