Des hommes sans loi

Lawless

VOTRE NOTE: HateStar RatingLove



19 mai. 2012 Par Laurent Pécha Star Rating 8

 

À l'instar de Terrence Malick qu'il remercie dans les crédits de son film, John Hillcoat semble être inspiré par les années 2000. Des hommes sans loi est son troisième film en moins de dix ans et au vu du résultat, on regrette amèrement que le monsieur ait été aussi peu visible par le passé.  

S'attaquant à une période, la prohibition, que le cinéma hollywoodien a souvent brillamment retranscrite, le réalisateur de The Road continue d'être fidèle à son cinéma empreint de sobriété et d'élégance où l'humain est au cœur des débats. Ici, c'est la notion de famille que Hillcoat va s'efforcer de mettre en exergue avec la pittoresque histoire vraie des trois frères Bondurant, charismatique fratrie de contrebandiers d'alcool ne connaissant ni Dieu ni maître au fin fond du pays redneck.

À travers un fil rouge classique (les Bondurant contre le vil Guy Pearce et ses sbires) qui rappelle les grandes heures du western tout en permettant une escalade dans la violence, graduelle et jouissive, le cinéaste décortique les relations complexes unissant les trois frères si différents les uns des autres sans oublier les femmes qui gravitent autour d'eux. À l'image du chef de la tribu, Forrest, la force brute tranquille que Tom Hardy incarne à la perfection, Hillcoat n'a pas peur d'enfiler les séquences d'un film que l'on a l'impression d'avoir déjà vu tout en étant ravi de se reprendre au jeu.

Jamais prétentieux dans son interprétation de l'Amérique des années 30, le réalisateur se concentre sur les petits éléments qui offrent tout le sel à son récit. À commencer par une iconisation des personnages forts du récit (les deux ou trois apparitions de Gary Oldman, les postures de la sublime Jessica Chastain, les moues et grognements de Tom Hardy) et un ton parfois audacieusement décalé (les quelques excellentes pointes d'humour ).

Fort de son casting quatre étoiles (même les détracteurs de Shia LaBeouf devront se faire une raison), de sa photo et musique admirables, Des hommes sans loi n'a beau ne pas atteindre les cimes grandioses des Incorruptibles de De Palma, il se hisse sans peine et avec un réel brio aux côtés des récentes tentatives du genre que sont Les Sentiers de la perdition et Public enemies. On a connu moins bonne fréquentation !



LIENS SPONSORISES

PHOTOS DU FILM

  Voir le photo  

  Voir le photo  

  Voir le photo  

PLUS DE PHOTOS

CRITIQUES SPECTATEURS

TOUTES LES CRITIQUES

PARTAGER

En parler sur Facebook Voter pour cet article sur Wikio



Nicolas Thys :

Star Rating 9

Louisa Amara :

Star Rating 8

Laurent Pécha :

Star Rating 8
L’Amérique de la prohibition a souvent inspiré des grands films à Hollywood. Des hommes sans loi s’ajoute brillamment à la liste.

Patrick Antona :

Star Rating 7
Solidement réalisé, ce récit d’hommes souffre néanmoins d’un déséquilibre dans le traitement de ces personnages mais acquiert du relief grâce à la présence de Jessica Chastain et celle de Guy Pearce.

Stéphane Argentin :

Star Rating 7
Entre western et gangstérisme, Hillcoat nous livre un nouveau film très maîtrisé à la réalisation léchée et à l’interprétation aiguisée.

Didier Verdurand :

Star Rating 6
Hillcoat est nettement plus à l’aise avec les hommes qu’avec les femmes. De là à le traiter de tapette, il y a un pas que je ne franchirai pas (à ce sujet, Pearce frôle la caricature mais c’est efficace dans le genre méchant méchant).

Simon Riaux :

Star Rating 6
L’alcool de contrebande a visiblement eu raison de tout le monde sur le plateau, heureusement que Hardy et Pearce (peut-être plus résistants) assurent un formidable spectacle.

Sandy Gillet :

Star Rating 6
Ahhhh cette nudité frontale signée Jessica Chastain…


FinnegansWake15/11/2012 22:01 par FinnegansWake

C’est le genre de films qu’on aimerait aimer. Mais comme il a été souvent dit ici ou ailleurs, c’est parfaitement anecdotique. Correctement emballé, mais sans aucune saveur particulière. Une sorte de Bonnie & Clyde du très pauvre. Avec des acteurs un peu limites, pas aidés par des personnages gravement caricaturaux. On n’est [...] LIRE LA SUITE
250125/09/2012 19:39 par 2501

Je suis souvent d’accord avec ce panda. Même si cette fois j’ai été plutôt indulgent (année ciné de merde oblige, sans doute). LIRE LA SUITE
Rogerpanda25/09/2012 19:34 par Rogerpanda

Assez anecdotique. De bons éléments (Jessica Chastain, le film noir mode cambrousse, pics de violence tétanisants quoique vains …) engloutis sous un flot d’approximations et de tares gênants. Tom Hardy déçoit un peu en grognant tout le long du film, Shia LaBoeuf est acceptable mais ne convainc pas, Guy Pearce est [...] LIRE LA SUITE

À ne pas manquer

Newsletter