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Critique
Pourquoi donc cette oeuvre admirable du mésestimé Ron Howard est-elle à ce point négligée voire carrément méprisée ?
Est-ce la pluie d'Oscars qu'elle a récoltée qui la rend douteuse aux yeux de certains ? Est-ce son évident et bien heureux manque de fidélité envers la réalité de la "vraie" vie de l'illustre professeur John Nash qui la fait considérer comme spectacle détestable et raté ? Ou est-ce encore tout simplement qu'un tel film ne peut trouver la place qu'il mérite, à l'heure où l'on a souvent plus tendance à sacraliser dans l'art cinématographique la perversité destructrice au détriment d'une saine bienveillance doublée d'un romantisme magnifique !
C'est bien mal reconnaître toute l'étendue du talent d'un véritable auteur, réussissant à combiner avec une aussi belle aisance les sombres mystères de la psyché humaine avec sa plus remarquable créativité, au travers d'un extraordinaire et surprenant scénario (dont il faut juste dire qu'un tournant se produit à mi-parcours), que de le suspecter d'académisme sans inventivité.
Tout dans cette oeuvre sincère et passionnante se place à un niveau de qualité rare. La mise en scène millimétrée de Howard utilise à merveille de superbes et rares effets numériques pour visualiser la pensée si particulière d'un homme exceptionnel victime de son génie trop puissamment envahissant. Le choix de Russell Crowe (le bougre parvient à faire oublier "Gladiator") et de Jennifer Connelly (mon dieu quelle classe !) pour incarner un couple dont l'amour est plus puissant que tout est proche de l'idéal. La sublime partition élégiaque de James Horner renforce la dimension onirique d'une histoire tragique.
Sincèrement que peut-on reprocher à ce film sinon de divertir intelligemment ?
Ah mais bon sang, c'est vrai que Ron Howard n'a pas de personnalité... tout comme Robert Zemeckis dont l'oeuvre explore les mêmes territoires !
Est-ce la pluie d'Oscars qu'elle a récoltée qui la rend douteuse aux yeux de certains ? Est-ce son évident et bien heureux manque de fidélité envers la réalité de la "vraie" vie de l'illustre professeur John Nash qui la fait considérer comme spectacle détestable et raté ? Ou est-ce encore tout simplement qu'un tel film ne peut trouver la place qu'il mérite, à l'heure où l'on a souvent plus tendance à sacraliser dans l'art cinématographique la perversité destructrice au détriment d'une saine bienveillance doublée d'un romantisme magnifique !
C'est bien mal reconnaître toute l'étendue du talent d'un véritable auteur, réussissant à combiner avec une aussi belle aisance les sombres mystères de la psyché humaine avec sa plus remarquable créativité, au travers d'un extraordinaire et surprenant scénario (dont il faut juste dire qu'un tournant se produit à mi-parcours), que de le suspecter d'académisme sans inventivité.
Tout dans cette oeuvre sincère et passionnante se place à un niveau de qualité rare. La mise en scène millimétrée de Howard utilise à merveille de superbes et rares effets numériques pour visualiser la pensée si particulière d'un homme exceptionnel victime de son génie trop puissamment envahissant. Le choix de Russell Crowe (le bougre parvient à faire oublier "Gladiator") et de Jennifer Connelly (mon dieu quelle classe !) pour incarner un couple dont l'amour est plus puissant que tout est proche de l'idéal. La sublime partition élégiaque de James Horner renforce la dimension onirique d'une histoire tragique.
Sincèrement que peut-on reprocher à ce film sinon de divertir intelligemment ?
Ah mais bon sang, c'est vrai que Ron Howard n'a pas de personnalité... tout comme Robert Zemeckis dont l'oeuvre explore les mêmes territoires !
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