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Les Frissons de l'angoisse
Critique
Difficile de ne pas s'avouer déçu à la vision de ce Profondo rosso précédé d'une réputation de maître étalon du giallo, voire parfois de référence absolue du genre.
Les faiblesses du film d'Argento sont d'ailleurs ironiquement trahies par le titre francophone tant les frissons, comme l'angoisse, se font rares.
Il y a déjà ce héros qui n'a rien d'attirant ou d'attachant si ce n'est sa faiblesse -physique et mentale- et qui flotte naïvement tout au long de l'histoire tandis que l'intrigue se démêle sur ses pas.
D'une manière générale, les personnages sont négligés, ce qui inhibe le processus d'implication du spectateur. Même si c'est là une des caractéristiques du genre on ne peut que regretter que sur les 2 personnages les plus intéressants, l'un (la télépathe) disparaisse dès la 2e séquence et que l'autre (spoiler: le pianiste prolétaire) soit asservi à la mécanique du récit et uniquement convoqué pour jouer les utilités sur la fin.
Ensuite on peut s'interroger sur l'intérêt d'un giallo qui repose sur un script aussi nébuleux. L'aspect investigation, en plus de sa structure très plan-plan (meurtre, nouvel indice, meurtre) finit par se diluer dans une exploration d'ordre architecturale hors sujet qui permet surtout au réalisateur d'offrir quelques plans sophistiqués.
Ajoutons-y que le suspens est maladroitement éventée au bout de vingt minutes si l'on fait preuve d'un peu de logique.
L'intérêt de Profondo rosso réside essentiellement dans sa réalisation, effectivement brillante. C'est bien là le seul point qui ne déçoit pas. Si l'on excepte une photo assez quelconque, Argento fait montre d'un esthétisme très plaisant fait de plan élaborés et de mouvement de caméra opportuns.
Un mot sur la musique, qui doit être prise à part tant elle dénote souvent avec les images. Le score des gobelins est certes obsédant mais il fait cavalier seul, ménageant une tension artificielle dans les moments les plus anodins et prenant régulièrement le dessus sur la mise en image des meurtres.
Voir Profondo rosso c'est donc assister à un exercice de style aussi brillant qu'inefficace et jouir d'une virtuosité de mise en scène qui, finalement, ne met en valeur qu'elle même.
Un profane a parlé.
Les faiblesses du film d'Argento sont d'ailleurs ironiquement trahies par le titre francophone tant les frissons, comme l'angoisse, se font rares.
Il y a déjà ce héros qui n'a rien d'attirant ou d'attachant si ce n'est sa faiblesse -physique et mentale- et qui flotte naïvement tout au long de l'histoire tandis que l'intrigue se démêle sur ses pas.
D'une manière générale, les personnages sont négligés, ce qui inhibe le processus d'implication du spectateur. Même si c'est là une des caractéristiques du genre on ne peut que regretter que sur les 2 personnages les plus intéressants, l'un (la télépathe) disparaisse dès la 2e séquence et que l'autre (spoiler: le pianiste prolétaire) soit asservi à la mécanique du récit et uniquement convoqué pour jouer les utilités sur la fin.
Ensuite on peut s'interroger sur l'intérêt d'un giallo qui repose sur un script aussi nébuleux. L'aspect investigation, en plus de sa structure très plan-plan (meurtre, nouvel indice, meurtre) finit par se diluer dans une exploration d'ordre architecturale hors sujet qui permet surtout au réalisateur d'offrir quelques plans sophistiqués.
Ajoutons-y que le suspens est maladroitement éventée au bout de vingt minutes si l'on fait preuve d'un peu de logique.
L'intérêt de Profondo rosso réside essentiellement dans sa réalisation, effectivement brillante. C'est bien là le seul point qui ne déçoit pas. Si l'on excepte une photo assez quelconque, Argento fait montre d'un esthétisme très plaisant fait de plan élaborés et de mouvement de caméra opportuns.
Un mot sur la musique, qui doit être prise à part tant elle dénote souvent avec les images. Le score des gobelins est certes obsédant mais il fait cavalier seul, ménageant une tension artificielle dans les moments les plus anodins et prenant régulièrement le dessus sur la mise en image des meurtres.
Voir Profondo rosso c'est donc assister à un exercice de style aussi brillant qu'inefficace et jouir d'une virtuosité de mise en scène qui, finalement, ne met en valeur qu'elle même.
Un profane a parlé.


