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A perfect day
Critique
Dès le premier plan, on comprend qu'on est devant un film à la mise en scène travaillée. A perfect day n'est pas une histoire gaie, pas une love story non plus. Ce qui prédomine durant cette heure et demi c'est le vide.
Le vide ressenti par la perte d'un être cher ou le vide par la peur de perdre quelqu'un. C'est à ce niveau que le film pourra rebuter bon nombre de spectateurs. Absence de dialogues, longs plans fixes, ambiance monotone : les cinéastes nous plongent dans un climat aussi austère que dérangeant. A perfect day ne provoque pas une seule sensation, il s'agit d'un voyage des impressions et des sens.
Ainsi on pourra découvrir cette mère perdue dans la réalité qui se sent abandonnée par son fils. Ce film atteint de troubles respiratoires lors de son sommeil a pour habitude de s'endormir subitement comme si la réalité lui donnait des malaises. Il court après une fille qui ne veut plus de lui, il encaisse la déclaration de mort de son père disparu depuis 15 ans.
Pourquoi le paternel a-t-il disparu ? Pourquoi cette arme dans son bureau ? Pourquoi ce refoulement de la part du personnage de Zeina ( les scènes en discothèque et en boite sont d'une sensualité phénoménale) ? On en saura rien et dans le fond ce n'est pas si grave, c'est comme si chacun avec son vécu et/ou son imagination pouvait compléter les blancs.
Servi par des acteurs aussi talentueux que glamours, tourné dans un Liban étourdissant, ce film à la mise en scène envoûtante et travaillée est un véritable plaisir cinématographique qui nous hante après sa projection.


