Massacre à la tronçonneuse - Le commencement

Texas chainsaw massacre (The) - The beginning

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15 fév. 2007 Par 2501 Star Rating 4

Même si c'est devenu une mode à Hollywood (hasard du calendrier les origines d'Hannibal Lecter sortent le même jour), donner une préquelle à Massacre à la tronçonneuse n'était pas une si mauvaise idée et on avait de quoi être curieux du résultat, après le remake réussi de Marcus Nispel. Malheureusement, le film ne fait pas illusion 10 minutes.


10 minutes, grand maximum, générique compris, c'est tout ce à quoi on aura droit pour l'histoire de cette préquelle. Naissance du monstre, croissance expédiée pendant les crédits, perte de son boulot chéri à l'abattoir (oh que c'est triste comme trauma) et introduction de l'arme fétiche, trouvée… par hasard.

La - piteuse - partie "Commencement" est déjà finie. On peut crier à l'arnaque car le reste du film se contentera de rester sur les rails du film de Nispel, de la photo léchée monochrome aux décors, en passant par tous les passages obligés. On retrouve les clichés de mise en scène comme la musique rock pour introduire la chair fraîche, petite bande encore moins charismatique que celle du précédent opus, parlant de Vietnam pour contextualiser et surtout meubler les dialogues. La hot chick de service qui se retrouve isolée à essayer de sauver ses petits camarades, en vain bien sûr. Plus transparente que Jessica Biel, Jordana Brewster ne fait pas sensation, alors le réalisateur a une brillante idée de variante : filmer son derrière à la place du tee-shirt mouillé. Ambitieux. Parce qu'il faut dire que s'il décalque le style de Nispel, Jonathan Liebesman remplit son rôle proprement, en faiseur docile, mais sans l'élégance du MALT 2003. Enfin, le véritable héros devient le shérif Hoyt, ce qui permet à Lee Ermey de nous resservir son numéro de psychopathe, qui sur la durée s'avère fatiguant. Sacrilège donc de reléguer ce bon vieux Leatherface au second plan, même la scène du masque ne rattrapera pas un film déséquilibré qu'on aurait aimé plus audacieux, et surtout avec quelques idées nouvelles et pas seulement de faibles liens avec l'histoire et les personnages connus. On apprend par exemple comment le grand-père a perdu ses jambes, facultatif et peu convaincant. Si niveau gore le film se défend, sans toutefois atteindre des records, il finit juste par combler les trous du remake. Nispel n'avait pas fait la scène du repas ? Chouette, c'est l'occasion de faire du remplissage (tout en l'avortant complètement) avant de conclure avec la traditionnelle poursuite. Bref, tout sent l'opportunisme à plein nez, en aucun cas un amour sincère du film original.


Film paresseux et pas écrit, enfilant les scènes faciles et jouant la recette là où il aurait fallu un peu de sang neuf, Massacre à la tronçonneuse "Le Commencement" est en fait un bien fade remake de remake. Mais c'est moins vendeur de le présenter comme ça.



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La Rédaction30/11/1999 01:00 par La Rédaction

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