Star Wars Épisode V : L'Empire contre-attaque
Star Wars Episode V : The empire strikes back- PAYS :États-Unis
- ANNÉE DE PRODUCTION :1980
- DATE DE SORTIE :02 avril 1997
- PREMIÈRE EXPLOITATION FRANÇAISE :
20 août 1980 - GENRE :Science-fiction
- DURÉE :129 MIN
- REALISATEUR : Irvin Kershner
- ACTEURS :Harrison Ford, Mark Hamill, Carrie Fisher, Alec Guinness, Anthony Daniels
- BUDGET : 33 millions de dollars
- Format de tournage : 35 mm
- Ratio d'image : 2.35
- Couleur
- Site officiel
Que L'Empire contre-attaque soit le meilleur épisode de la saga ne fait aucun doute, il en est quasiment devenu péché de contester cette assertion, quand bien même elle est souvent proférée par un spécialiste auto-proclamé s'étant gentiment emmerdé devant. Si cet espèce de catéchisme irréfutable peut légitimement taper sur les nerfs, le constat est en effet sans appel : L'Empire contre-attaque est sans doute possible le meilleur épisode de la saga, quelques milliers de coudées au-dessus de tous les autres. Pourquoi ? C'est tout simplement le seul et unique chapitre fidèle à ce que devait être cette oeuvre tentaculaire, le seul à ne pas trahir d'une façon ou d'une autre son public.
Le scénario est cette fois en béton armé. Les enjeux se démultiplient, tandis que les personnages révèlent leurs parts d'ombre et que leurs intérêts commencent à diverger. Alors que les nouveaux lieux sont légions, que les situations s'enchaînent sans temps mort, le rythme du film demeure admirablement élégant, comme si Lucas parvenait finalement à dominer la terrible force d'inertie de son paquebot spatial. Visiblement plus à l'aise en déléguant la réalisation à plus doué que lui, le démiurge trouve enfin le ton qu'il cherchait, une gravité toujours proche du grandiose, qui ne renoncera pas pour autant à sa candeur originelle. Une qualité d'écriture qui permet aux personnages d'apporter au récit une ampleur remarquable.
C'est avec bonheur que nous découvrons un Luke pour qui la Force devient non plus un don mais un fardeau, dangereux qui plus est, alors qu'il réalise que le bien et le Bien peuvent suivre des voies opposées. Cette transformation sera supportée par les frêles épaules de Yoda, dont nous ne saurons jamais s'il doit nous faire rire ou frissonner, tant l'image de cet être à la puissance incommensurable et au renoncement tout aussi insondable bouleverse. Han Solo est devenu le baroudeur de l'espace que nous rêvions, sorti de ses guêtres de petite frappe enjôleuse. Dark Vador s'épaissit alors que son armure laisse entrevoir quelques centimètres carrés de peau blette, humanité pourrissante dont il ne parviendra toutefois pas à se défaire. Lando Calrissian vient quant à lui confirmer le soupçon à l'oeuvre dans l'esprit du spectateur depuis les premières séquences du film, et qui auraient dû l'assaillir dès le Nouvel Espoir : l'Empire est puissant, bien plus que nos héros, et il corrompra jusqu'à la moindre parcelle d'humanité qui se dressera face à lui.
Signe qui ne trompe pas : L'Empire contre-attaque donne au premier abord le sentiment d'une oeuvre d'une terrible solennité, où les ténèbres révèlent enfin leur étendue (à l'inverse d'un épisode précédent où elles n'étaient que failles et rodomontades), alors qu'il s'agit probablement de l'épisode le plus spectaculaire de la saga. De la bataille de Hoth en passant par une échappée surréaliste dans un champ d'astéroïdes, des séquences plus qu'éprouvantes lors de la formation de Luke, sans oublier un dernier tiers où s'enchaînent révélations et confrontations, l'aventure est riche en séquences époustouflantes, et dont la beauté reste encore aujourd'hui stupéfiante. Pour autant, elles ne sont jamais uniquement divertissantes, mais toujours riches, empesées d'un sens du tragique et du drame à venir qui force le respect par rapport à la naïveté douceâtre qui irrigue le reste de la saga.
Et lorsque Luke hurle son désespoir à la face du père qui vient de l'amputer, c'est un sentiment vertigineux qui s'empare de nous, alors que ce garçonnet pâlot devient héroïque en un lâcher prise inoubliable. Et sa chute de s'éterniser, sous les yeux de ce père mécanique dont le coeur s'est soudain remis à battre, ses sanglots d'accompagner une fin qui semble interminable, jusqu'à ce qu'il s'accroche, suspendu à quelque excroissance de la Cité des Nuages, sur le point d'être aspiré par de rougeoyants cieux inversés. C'est à ce moment que L'Empire contre-attaque s'élève jusqu'à la poésie, et que Star Wars prend la place qui est encore aujourd'hui la sienne.
Le scénario est cette fois en béton armé. Les enjeux se démultiplient, tandis que les personnages révèlent leurs parts d'ombre et que leurs intérêts commencent à diverger. Alors que les nouveaux lieux sont légions, que les situations s'enchaînent sans temps mort, le rythme du film demeure admirablement élégant, comme si Lucas parvenait finalement à dominer la terrible force d'inertie de son paquebot spatial. Visiblement plus à l'aise en déléguant la réalisation à plus doué que lui, le démiurge trouve enfin le ton qu'il cherchait, une gravité toujours proche du grandiose, qui ne renoncera pas pour autant à sa candeur originelle. Une qualité d'écriture qui permet aux personnages d'apporter au récit une ampleur remarquable.
C'est avec bonheur que nous découvrons un Luke pour qui la Force devient non plus un don mais un fardeau, dangereux qui plus est, alors qu'il réalise que le bien et le Bien peuvent suivre des voies opposées. Cette transformation sera supportée par les frêles épaules de Yoda, dont nous ne saurons jamais s'il doit nous faire rire ou frissonner, tant l'image de cet être à la puissance incommensurable et au renoncement tout aussi insondable bouleverse. Han Solo est devenu le baroudeur de l'espace que nous rêvions, sorti de ses guêtres de petite frappe enjôleuse. Dark Vador s'épaissit alors que son armure laisse entrevoir quelques centimètres carrés de peau blette, humanité pourrissante dont il ne parviendra toutefois pas à se défaire. Lando Calrissian vient quant à lui confirmer le soupçon à l'oeuvre dans l'esprit du spectateur depuis les premières séquences du film, et qui auraient dû l'assaillir dès le Nouvel Espoir : l'Empire est puissant, bien plus que nos héros, et il corrompra jusqu'à la moindre parcelle d'humanité qui se dressera face à lui.
Signe qui ne trompe pas : L'Empire contre-attaque donne au premier abord le sentiment d'une oeuvre d'une terrible solennité, où les ténèbres révèlent enfin leur étendue (à l'inverse d'un épisode précédent où elles n'étaient que failles et rodomontades), alors qu'il s'agit probablement de l'épisode le plus spectaculaire de la saga. De la bataille de Hoth en passant par une échappée surréaliste dans un champ d'astéroïdes, des séquences plus qu'éprouvantes lors de la formation de Luke, sans oublier un dernier tiers où s'enchaînent révélations et confrontations, l'aventure est riche en séquences époustouflantes, et dont la beauté reste encore aujourd'hui stupéfiante. Pour autant, elles ne sont jamais uniquement divertissantes, mais toujours riches, empesées d'un sens du tragique et du drame à venir qui force le respect par rapport à la naïveté douceâtre qui irrigue le reste de la saga.
Et lorsque Luke hurle son désespoir à la face du père qui vient de l'amputer, c'est un sentiment vertigineux qui s'empare de nous, alors que ce garçonnet pâlot devient héroïque en un lâcher prise inoubliable. Et sa chute de s'éterniser, sous les yeux de ce père mécanique dont le coeur s'est soudain remis à battre, ses sanglots d'accompagner une fin qui semble interminable, jusqu'à ce qu'il s'accroche, suspendu à quelque excroissance de la Cité des Nuages, sur le point d'être aspiré par de rougeoyants cieux inversés. C'est à ce moment que L'Empire contre-attaque s'élève jusqu'à la poésie, et que Star Wars prend la place qui est encore aujourd'hui la sienne.
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LA COMMUNAUTE
CLIQUEZ ICI POUR REAGIR!| 20/07/2011 11:25 par FinnegansWake Les livres prennent une telle valeur tellement vite que pour moi on entre dans le domaine de l’art contemporain et il s’agit de spéculation.
Parce que comme beaucoup de trucs contemporains qui s’échangent à des prix stratosphériques, le placement demeure assez aléatoire.
Bon, ça reste quand même assez sûr avec du Taschen, [...] LIRE LA SUITE | |
| 20/07/2011 11:12 par Zorg Merci Zorg, je sens que je vais spéculer…
C’est bien le but du jeu, non ? Parce que pour le bouquin sur le Napoléon de Kubrick, en occase à 2500 euros mais disponible aussi à 47 euros dans une version à peine vulgarisée, ça fait flipper.
Spéculer sur les éditions collector Taschen, [...] LIRE LA SUITE | |
| 20/07/2011 11:07 par FinnegansWake Merci Zorg, je sens que je vais spéculer…
C’est bien le but du jeu, non ? Parce que pour le bouquin sur le Napoléon de Kubrick, en occase à 2500 euros mais disponible aussi à 47 euros dans une version à peine vulgarisée, ça fait flipper.
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