Le Labyrinthe de Pan

Laberinto del Fauno, El

VOTRE NOTE: HateStar RatingLove



07 déc. 2006 Par Bad_Taste Star Rating 0

Avec Le Labyrinthe de Pan, Guillermo del Toro franchit une nouvelle "étape" dans sa carrière.

Celle de donner aux spectateurs le film le plus abouti, le plus généreux (si c'est encore possible, vus ses films précédents), le plus beau visuellement, qu'il puisse offrir à son public.


On suit l'histoire d'Ofelia, une petite fille perdue, à qui on impose un nouveau père, après la mort de son véritable géniteur. Elle s'invente, ou rencontre réellement (le film laisse planer le doute sur la véracité de ces rencontres) des créatures fantastiques qui la font sortir de son ordinaire, et lui font voir la vie d'un point de vue plus féerique.


En parallèle, on suit l'histoire de sa mère, enceinte, qui est quasiment séquestrée par le véritable monstre du film : Le Capitaine Vidal. Un représentant froid et violent du fascisme franquiste déliquescent.


La confrontation entre l'univers fantasmagorique d'Ofelia et la cruauté froide bien réelle de Vidal est le nerf du film.

Les deux personnages sont totalement antagonistes, et évoluent en parallèle, sans jamais confronter leurs deux univers.


Ofelia doit traverser des épreuves, et est confrontée aux masques d'un faune, le dieu Pan, dont on ne saura que vers la fin du film, les véritables motivations.

Chaque rencontre avec ce personnage est un instant de magie visuelle orgasmique. Le faune est beau à se pâmer, et ses intentions sont toujours floues, si bien qu'on ne sait quoi penser de lui.

Chaque épreuve traversée par Ofelia est loisir à des expérimentations visuelles sublimes. Entre un énorme crapaud, à qui elle doit faire avaler des pierres, un homme étonnamment maigre auquel elle est confrontée (je défends quiconque de ne pas être ébloui par le Pale Man) et enfin, une épreuve finale dont je ne dévoilerai rien.

La jeune fille se perd. A la fois dans ses rêves, et dans la vie réelle lorsque des évènements tragiques viennent perturber sa vie, malheureusement noircie par son père de substitution.


Pendant ce temps, le Capitaine Vidal doit faire face à une insurrection, et une rébellion face aux troupes franquistes.

Lui aussi est perdu. Entre une femme qu'il n'aime pas, et dont il veut juste « posséder » l'enfant qu'elle porte, ses problèmes de subordination bientôt dépassés par une simple servante, et son manque d'autorité face à une enfant qui le renie.

Vidal est toujours dans le réel, mais il incarne parfaitement l'idée d'un monstre sanglant, avide de vengeance, de pouvoir, de violence.


Et lorsque les deux personnages sont confrontés, le film implose, dans un torrent de larmes, qui pourrait en laisser plus d'un sur le carreau.


Sergi Lopez est juste énorme, dans ce rôle très noir. Son meilleur rôle à ce jour. Et la petite Ivana Baquero a un bel avenir devant elle. Maribel Verdu, qui incarne Mercedes, est plus belle que jamais.


Un film magnifique, visuellement enchanteur et cauchemardesque, qui pourrait laisser une empreinte indélébile dans la petite histoire de la filmo de Del Toro, du cinéma fantastique, et de l'univers des geeks, dont le réalisateur est un des fervents porte-drapeau.



LIENS SPONSORISES

PHOTOS DU FILM

  Voir le photo  

  Voir le photo  

  Voir le photo  

PLUS DE PHOTOS

PARTAGER

En parler sur Facebook Voter pour cet article sur Wikio



Nicolas Thys :

Star Rating 10

Didier Verdurand :

Star Rating 8

Stéphane Argentin :

Star Rating 7

Bruno Laurent :

Star Rating 7

Ilan Ferry :

Star Rating 7

Flavien Bellevue :

Star Rating 7

Patrick Antona :

Star Rating 6

Laurent Pécha :

Star Rating 6

Sandy Gillet :

Star Rating 6

Julien Foussereau :

Star Rating 6

Vincent Julé :

Star Rating 6


FinnegansWake10/12/2010 18:20 par FinnegansWake

Re-re-re-revu. Je voulais encore monter ma note, mais j’avais oublié que j’étais déjà passé à 10. :D Je commence à le connaître par coeur, certains passages me semblent un chouia long, mais punaise la fin. :cry: :cry: :cry: Et puis c’est beau, c’est intelligent, bien interprété, audacieux… Ca met sa mère au cinéma ricain, [...] LIRE LA SUITE
dodeskaden14/12/2009 18:08 par dodeskaden

Plus je le vois, plus je l’aime ce film. Aller, hop, dans mon top 20 de la décennie. Hop ! Et je monte ma note (encore) Cette fois, je pourrais plus aller plus haut. :D Tiens, c’est vrai, plus je m’en souviens, meilleur est le souvenir… il faudrait que je le revois. LIRE LA SUITE
Jean-Noël Nicolau14/12/2009 18:05 par Jean-Noël Nicolau

Plus je le vois, plus je l’aime ce film. Aller, hop, dans mon top 20 de la décennie. Hop ! Et je monte ma note (encore) Cette fois, je pourrais plus aller plus haut. :D LIRE LA SUITE

À ne pas manquer

Newsletter