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Critique
Grosse déception que ce "Héros de la famille" ! Pourtant, C.Deneuve, Miou-Miou, E.Béart, V.Lemercier, G.Lanvin et C.Brasseur (entre autre) dans l'histoire d'une famille réunie, à la mort du patriarche, autour d'un encombrant héritage... voilà qui laissait espérer de grands moments. Mais rien ne va, tout est raté. On reste toujours au seuil des belles promesses, avec, au final, rien d'autre que des espoirs déçus.
Le point fort était bien sûr le casting : Deneuve et Miou-Miou dans un même film, c'était carrément de l'ordre du fantasme cinéphilique ! Eh bien, aucune de leurs scènes en commun n'est à la hauteur de l'espoir. Tout cela reste trop sage, quand on aurait aimé les voir aller franchement dans le "too much". Le personnage de garce glamour que compose Deneuve, au potentiel comique très fort, est scandaleusement sous-exploité. Celui de Miou-Miou, "femme au bord de la crise de nerf", n'entre finalement jamais vraiment dans cette colère monstre qu'on guette depuis le début... Les vacheries devraient pleuvoir, mais rien ! Un affrontement E.Béart/G.Pailhas eût été également de bon aloi. Quant à V.Lemercier, il est tout bonnement criminel de la cantonner à la coulisse (dans tous les sens du terme).
On n'ose imaginer ce qu'un Almodovar ou un Ozon auraient fait avec une telle brochette d'actrices !
On passera pudiquement sur les personnages masculins : aucun n'est à la hauteur des femmes (qui sont pourtant ici bien desservies !)
Bien entendu, on ne nous épargne pas le sempiternel "moment musical" (karaoké ou chanson réelle, ce tic détestable envahit la quasi totalité du cinéma français des 10 dernières années) : ici, il est à l'image du film (et de son rythme), c'est-à-dire vide, ou plutôt creux, sans vie, sans souffle, sans âme. D'un ennui absolu.
Au final, on est clairement frustré. Il ne reste alors que les images qu'on s'était construites dans la tête, les fantasmes de grandes scènes fulgurantes de drôlerie... Il ne reste que les promesses de l'affiche.
Le point fort était bien sûr le casting : Deneuve et Miou-Miou dans un même film, c'était carrément de l'ordre du fantasme cinéphilique ! Eh bien, aucune de leurs scènes en commun n'est à la hauteur de l'espoir. Tout cela reste trop sage, quand on aurait aimé les voir aller franchement dans le "too much". Le personnage de garce glamour que compose Deneuve, au potentiel comique très fort, est scandaleusement sous-exploité. Celui de Miou-Miou, "femme au bord de la crise de nerf", n'entre finalement jamais vraiment dans cette colère monstre qu'on guette depuis le début... Les vacheries devraient pleuvoir, mais rien ! Un affrontement E.Béart/G.Pailhas eût été également de bon aloi. Quant à V.Lemercier, il est tout bonnement criminel de la cantonner à la coulisse (dans tous les sens du terme).
On n'ose imaginer ce qu'un Almodovar ou un Ozon auraient fait avec une telle brochette d'actrices !
On passera pudiquement sur les personnages masculins : aucun n'est à la hauteur des femmes (qui sont pourtant ici bien desservies !)
Bien entendu, on ne nous épargne pas le sempiternel "moment musical" (karaoké ou chanson réelle, ce tic détestable envahit la quasi totalité du cinéma français des 10 dernières années) : ici, il est à l'image du film (et de son rythme), c'est-à-dire vide, ou plutôt creux, sans vie, sans souffle, sans âme. D'un ennui absolu.
Au final, on est clairement frustré. Il ne reste alors que les images qu'on s'était construites dans la tête, les fantasmes de grandes scènes fulgurantes de drôlerie... Il ne reste que les promesses de l'affiche.


