21 Jump Street

21 Jump Street

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07 juin. 2012 Par bEUDinet Star Rating 3

 

Dans la catégorie relativement restreinte des adaptations cinématographiques des séries à succès des années 80, "21 Jump Street" arrive avec un bon wagon de retard. Car si cette mode avait pu connaître une réussite toute relative au début des années 2000 sous la houlette bienfaitrice d'un McG qui avait montré la voie avec son "Charlie et ses drôles de dames" fun et décomplexé, on peut aujourd'hui se demander l'intérêt de l'adaptation d'une série déjà dispensable à l’époque et uniquement ancrée dans les mémoires à la faveur de la présence d'un Johnny Depp alors juvénile.
Projet initié par l’acteur Jonah Hill, qui s’est adjoint pour l’occasion le coscénariste de "Projet X" et de "Scott Pilgrim", "21 Jump Street" élude d'ailleurs la question en ne reprenant que la trame de la série (des jeunes flics infiltrés dans un lycée) et son décor (une église reconvertie en commissariat). La suite ne fait que suivre le cahier des charges désormais bien identifié de la teen comedy post-"American Pie".

Finalement, la seule réussite de "21 Jump Street" tient dans son constat, plutôt juste, du changement radical de mentalité des collégiens en l'espace d'une décennie, les geeks, freaks et autres binoclards devenant branchés, les baraqués et autres bimbos moqués. C'est bien maigre et relativement peu creusé en comparaison du flot de vannes bas du front à base d'humour idiot se situant essentiellement dans le slip et de la répétition de sous-entendus lourdingues autour du caractère gay-friendly du personnage incarné par Channing Tatum.
L’union contre nature entre le bœuf aux hormones (Tatum donc, monolithique) et le cochon élevé en plein air (Jonah Hill, lassant) ne donne d’ailleurs rien de bien concluant, le tandem manquant de complicité et de complémentarité pour emporter l’adhésion du spectateur.

Tout juste pourra-t’on s’étonner de l'irrévérence et du cynisme dont le film fait parfois preuve, digne d'un crachat à la gueule, s'exprimant particulièrement dans un dialogue ahurissant survenant dès le premier quart d'heure, telle une note d'intention ("The people behind this lack creativity and they've run out of ideas, so what they do now is just recycle shit from the past and hope that nobody will notice.") ainsi que dans une conclusion tournant au catharsis malsain (un gunfight mou mais sanglant, gâché par des effets numériques bâclés et un bad guy mutilé façon "Street Trash").

Autant d’éléments qui renforcent l'impression d'un divertissement déviant, mal équilibré entre ses tendances graveleuses et ses velléités -pantouflardes- de cinéma d'action (les courses poursuites sont navrantes), entre ses quelques vannes réussies, sa poignée de bonnes idées (le caméo forcément attendu réussit l'exploit d'être étonnant) et ses trop nombreuses baisses de rythme.


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Simon Riaux :

Star Rating 8
Du méta-remake au service d’un délire ultra-vulgos, porté par deux types méga-régressifs. C’est giga-cool.

Tonton BDM :

Star Rating 8
Une comédie désopilante, décalée, déviante, visuellement épatante, et d’une vulgarité vraiment gratinée. Le duo de réals de « Tempête de boulettes géantes » a vraiment réussi sa reconversion vers le cinéma traditionnel. Fuck yeah, motherfucker !

Didier Verdurand :

Star Rating 7

Patrick Antona :

Star Rating 7

Laurent Pécha :

Star Rating 5
On ne l’attendait pas du tout… On a bien eu raison. L’adaptation ciné d’une série télé qui mérite d’être au mieux vue… devant son petit écran.


fantomeopera30/07/2012 17:00 par fantomeopera

Je l’ai regardé comme ça juste pour voir … Parce que j’aimais bien la série d’origine … Parce que la Bande Annonce m’avait agréablement surpris… Eh bien … Je me suis éclaté ! C’est drôle, enlevé, frais, ça ne se prend pas au sérieux et il y a plein de petites idées qui placent ce [...] LIRE LA SUITE
Gregmond12/07/2012 12:26 par Gregmond

Pure comédie dans la veine Appatow. C’est agréable, pour l’approche de la distance entre les générations. Et finalement, Channing Tatum, avec son corps d’ours et sa tête de poupon, ca pourrait devenir un mec à suivre. LIRE LA SUITE
Didier Verdurand29/06/2012 18:35 par Didier Verdurand

Merde, il a déjà quitté l’affiche et j’l'ai loupé :groucho: Je sentais bien l’avis de Tonton sur ce coup :$oufti: LIRE LA SUITE

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