De rouille et d'os
De rouille et d'os- PAYS :France
- ANNÉE DE PRODUCTION :2011
- DATE DE SORTIE :17 mai 2012
- GENRE :Drame
- DURÉE :122 MIN
- REALISATEUR : Jacques Audiard
- ACTEURS :Marion Cotillard, Matthias Schoenaerts, Bouli Lanners, Céline Sallette, Corinne Masiero
- DISTRIBUTEUR :UGC Distribution
- Format de tournage : 35 mm
- Ratio d'image : 2.35
- Couleur
- D'après le recueil de nouvelles Un goût de rouille et d'os de Craig Davidson
- Site officiel distributeur
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Audiard aime les perdants, les losers, paumés et autres personnages en marge de la société. Après la petite frappe (Un prophète), le taulard (Sur mes lèvres) et le résistant mythomane (Un héros très discret), le réalisateur s'attarde donc sur le destin d'un inadapté social (Matthias Schoenaerts, révélé par "Bullhead"), vivant de larcins et de vagabondage, parti de sa Belgique natale avec son fils de cinq ans afin de retrouver sa sœur. Un protagoniste dont la rudesse n'a d'égal que la manque flagrant de savoir-vivre et de diatribe, et qui va rencontrer une dompteuse d'orques brisée (c'est le cas!) par la vie. Marion Cotillard, l'exception française prisée par le tout-Hollywood, hérite du rôle peu enviable de cette accidentée de l'existence, peu à peu fascinée par le molosse Wallon. Une romance insolite naît entre ces deux êtres totalement différents. Si l'un est adepte des combats clandestins organisés par l'impeccable Bouli Lanners (également agent de sécurité et poseur de caméras illégales dans les hypermarchés), l'autre aspire au départ à la solitude et le repli sur elle-même. En somme, De rouille et d’os est un mélo, mais sans les tares inhérentes à ce genre avare en réussites artistiques, le metteur en scène magnifiant son couple avec sa délicatesse si particulière. La grande nouveauté de son sixième film est surtout l'irruption du cinéaste dans le monde du free-fight au noir, terrassant lorsqu'il filme les pilons d'os sur la chair meurtrie, surréaliste lorsqu'il s'attarde sur une dent extirpée d'une mâchoire. Et c'est une qualité énorme, le bonhomme captant à merveille la lumière coulant sur ses personnages, saisissant idéalement des visages et des expressions faciales l'espace d'un court instant ou ralentissant l'objectif pour filmer la grâce d'un trait, l'amertume de ses protagonistes.
Audiard aime ses héros et le prouve avec une tendresse infinie, s’incarnant en pendant humain d'un Terrence Malick qui aurait, au lieu de caresser la beauté du monde, inoculé sa vision amoureuse à l'homme. Et d'amour, il en est fortement question dans ce métrage, même si Audiard démonte magistralement les mécanismes de cette relation la plupart du temps brocardée par l'hypocrisie de la société. Un regard neuf où l'émotion est volontairement absente en début de film pour évoluer en un crescendo sentimental, humanisant par là même ses personnages glacés et rebutants, froissés par leurs vies respectives. Le sexe y tient d'ailleurs une place prépondérante, légitimant la bestialité de l'acte pour ensuite lui redonner tout son sens dans une sarabande de sentiments contradictoires que n'aurait pas renié le Brandon Sullivan de "Shame" (sans l'addiction). Deux individus marqués par la tristesse et les artefacts de la vie, que leur vision pessimiste de leur existence va rapprocher dans des élans inattendus de tendresse (la première séquence de plage, le couple au petit coin après l'amour) et de réconfort.
Le réalisateur nous offre de magnifiques scènes entre un accident aquatique vu des mammifères marins, un tétanisant sauvetage sous la glace, ou encore le réveil faussement paisible de l'héroïne à l'hôpital. Impossible également de ne pas mentionner ce superbe plan-séquence où Cotillard communique avec un orque à travers l'aquarium ou encore cette dernière reproduisant religieusement sa gestuelle de parade sur son fauteuil roulant. Dommage que le metteur en scène nous assène un final si ordinaire, indigne de son talent alors qu'il a une nouvelle fois livré une BO phénoménale (Springsteen, Desplat, Bon Iver...) et que l'on est pas loin de l'expérience sensorielle assaisonnée d'un peu de "Crash" et de "Boxing Helena" aux relents évidemment lynchiens!
Audiard aime ses héros et le prouve avec une tendresse infinie, s’incarnant en pendant humain d'un Terrence Malick qui aurait, au lieu de caresser la beauté du monde, inoculé sa vision amoureuse à l'homme. Et d'amour, il en est fortement question dans ce métrage, même si Audiard démonte magistralement les mécanismes de cette relation la plupart du temps brocardée par l'hypocrisie de la société. Un regard neuf où l'émotion est volontairement absente en début de film pour évoluer en un crescendo sentimental, humanisant par là même ses personnages glacés et rebutants, froissés par leurs vies respectives. Le sexe y tient d'ailleurs une place prépondérante, légitimant la bestialité de l'acte pour ensuite lui redonner tout son sens dans une sarabande de sentiments contradictoires que n'aurait pas renié le Brandon Sullivan de "Shame" (sans l'addiction). Deux individus marqués par la tristesse et les artefacts de la vie, que leur vision pessimiste de leur existence va rapprocher dans des élans inattendus de tendresse (la première séquence de plage, le couple au petit coin après l'amour) et de réconfort.
Le réalisateur nous offre de magnifiques scènes entre un accident aquatique vu des mammifères marins, un tétanisant sauvetage sous la glace, ou encore le réveil faussement paisible de l'héroïne à l'hôpital. Impossible également de ne pas mentionner ce superbe plan-séquence où Cotillard communique avec un orque à travers l'aquarium ou encore cette dernière reproduisant religieusement sa gestuelle de parade sur son fauteuil roulant. Dommage que le metteur en scène nous assène un final si ordinaire, indigne de son talent alors qu'il a une nouvelle fois livré une BO phénoménale (Springsteen, Desplat, Bon Iver...) et que l'on est pas loin de l'expérience sensorielle assaisonnée d'un peu de "Crash" et de "Boxing Helena" aux relents évidemment lynchiens!
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LA COMMUNAUTE
CLIQUEZ ICI POUR REAGIR!| 13/05/2013 11:36 par borntosmell :clap::clap::clap: aussi !
De Rouille et d’os pèse de tonnes et des tonnes !
Pour moi, Jacques Audiard est un escroc.
LIRE LA SUITE | |
| 28/02/2013 10:08 par FinnegansWake :clap::clap::clap:
A peu près tout pareil.
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| 28/02/2013 00:33 par illmatic Refuser le mélodrame pendant tout l’film pour finir précisément dans l’mélo faute d’idées, sale phase l’Audiard…Le film esquive tout c’qui parait intéressant…(en gros la fascination de cotillard/audiard pour la violence masculine)…ou alors Audiard a honte d’avouer ce qu’il intéresse précisément dans c’film, et dans tous les autres…Ca se ressent vachement [...] LIRE LA SUITE |
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