Black book

Zwartboek

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02 sep. 2007 Par Laurent Pécha Star Rating 9

Après des années de silence et nombre de projets abandonnés (snif, on ne verra jamais ses Croisades, sans doute le film non tourné le plus excitant de tous les temps), Paul Verhoeven est de retourÂ…en Europe. Ne trouvant plus ce qu'il voulait aux States après un Hollow man qui ne lui a pas laissé de bons souvenirs, le cinéaste hollandais délaisse pour un temps les grosses productions hollywoodiennes et ses effets spéciaux outranciers pour retourner à ses premiers amours. Welcome back Paul serait-on tenté de s'écrier à la vue de ce Black book de haute volée qui remet instantanément Verhoeven dans la sphère des cinéastes majeurs de notre époque.

Pour autant, ce retour européen ne veut pas dire que le réalisateur retrouve la veine de sa période hollandaise, particulièrement trash et provocatrice. Non, l'homme s'est calmé et son expérience hollywoodienne lui a appris à ne jamais oublier qu'il fallait avant tout captiver son public avec une solide histoire. Justement, la grande force de Black book, c'est sa capacité à enchaîner sans aucun temps mort les événements et retournements de situations parfois de la manière la plus abrupte possible (l'intrusion de la violence est à ce titre plus d'une fois tétanisante). En suivant l'incroyable odyssée de l'horreur d'Ellis, jeune juive en constante fuite dans une Hollande occupée par les nazis, Verhoeven signe une sorte de version sombre de son Soldiers of orange. Passionné depuis toujours par le sujet (le cinéaste évoque souvent ses souvenirs d'enfant sous les bombardements allemands), il prend à coeur son Journal d'Anne Frank et livre une authentique saga guerrière parsemée de coups de théâtre captivants.

On frémit pour la fragile Ellis, magnifiquement campée par Carice Van Houten (une révélation spectaculaire dans un rôle d'une richesse émotionnelle rare) et ce même si l'on sait, par une utilisation discutable du flash-back (la séquence d'ouverture dans un Kibboutz au lendemain de la seconde guerre mondiale) qu'elle a survécu à la barbarie nazie. Même si tout n'est pas parfait (la musique omniprésente lors des moments chocs, appuie trop ce que l'image suffit à imposer), que Verhoeven s'est un poil trop assagi au niveau du sexe (nous privant d'une séquence d'anthologie dont il a le secret), et que certains rebondissements auraient peut être mérités d'être écourtés, The Black book constitue un sacré moment de pelloche. On y sent à chaque moment revivre la fougue et l'envie d'un cinéaste entier qui réussit le tour de force d'humaniser aussi bien les victimes que les bourreaux, démontrant ainsi l'infime complexité de l'être humain et ses déboires moraux dans les méandres d'un conflit horrifique qui le dépasse.

Plus d'une fois bouleversant, constamment passionnant, brillamment mis en scène (la reconstitution historique est une réussite), le film de Verhoeven rappelle au passage que l'art cinématographique ne connaît aucune frontière. Il faut juste laisser les artistes s'exprimer. Surtout quand ils ont un aussi grand talent de conteur que notre violent hollandais préféré.



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Didier Verdurand :

Star Rating 9
Passionnant et impressionnant. Un grand film populaire et intelligent comme on en fait beaucoup trop rarement et qui restera dans les mémoires. Une leçon de cinéma, rien que ça !

Stéphane Argentin :

Star Rating 9

Laurent Pécha :

Star Rating 9

Nicolas Thys :

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Renaud Moran :

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Vincent Julé :

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Sandy Gillet :

Star Rating 7


250109/02/2011 23:16 par 2501

J’adore, je vénère Verhoeven. Mais doit-on se plaindre qu’il tourne si peu ? Aurait-il la même filmo avec un film tous les deux ans ? Je me posais récemment la même question sur mon réalisateur préféré, Kubrick. Et je pense qu’au final, c’est bien de ne pas avoir de taches dans [...] LIRE LA SUITE
Julio Lopez09/02/2011 22:25 par Julio Lopez

J’adore, je vénère Verhoeven. Mais doit-on se plaindre qu’il tourne si peu ? Aurait-il la même filmo avec un film tous les deux ans ? Je me posais récemment la même question sur mon réalisateur préféré, Kubrick. Et je pense qu’au final, c’est bien de ne pas avoir de taches dans [...] LIRE LA SUITE
Guimarc09/02/2011 19:02 par Guimarc

Ca me paraît bien secondaire par rapport aux difficultés qu’a Paulo à monter ses films. Un mec comme Verhoeven, avec une telle carrière, ne devrait pas rester tant d’années sans tourner. Ca me désespère. On se coltine les mauvais Burton, Stone, De Palma, Gilliam, etc, en espérant qu’un jour ça [...] LIRE LA SUITE

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