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Critique
Les USA aiment faire de leur Président un personnage de cinéma. C’est de nouveau le cas avec THE SENTINEL, thriller d’espionnage centré sur la traque d’une taupe qui sévirait contre l’homme le plus puissant de la planète au sein même de sa cellule de protection rapprochée. L’individu que tout désigne comme coupable est-il vraiment le cerveau de cette machination ou bien est-il lui aussi victime d’un complot savamment orchestré ? C’est au réalisateur Clark Johnson (SWAT) qu’a été confiée la réalisation de cette fiction de commande au synopsis abracadabrantesque.
Il faut en effet se montrer bien peu exigeant pour gober ce complot totalement invraisemblable et cette liaison extraconjugale farfelue qu’entretient une First Lady délaissée avec une légende des services secrets suspectée d’être le cerveau de l’attentat. Car finalement, débusquer la taupe est prétexte à une mécanique hollywoodienne qui tourne à vide durant plus de quatre-vingt-dix minutes. L’amitié brouillée par une histoire de cocufiage sans intérêt entre Garrison (Michael Douglas) et Breckinridge (Kieffer Sutherland) est elle aussi d’une redoutable roublardise puisqu’elle existe simplement pour meubler les moments calmes du film. THE SENTINEL se contente de narrer un suspense de pacotille et se garde surtout de développer un minimum le constat géopolitique pseudo réel qui gravite autour de la machination.
Heureusement, THE SENTINEL est mis en images avec un style particulièrement élégant et la mise en scène certes sans personnalité de Clark Johnson est techniquement brillante. Il adopte souvent un style clipesque et dynamique avec une caméra aux angles multiples plus virtuoses les uns que les autres. Ce style nerveux offre une certaine richesse visuelle à un ensemble globalement assez pauvre. Parce que, peu original et rythmé en fond par une agaçante et omniprésente bande son technoïde, THE SENTINEL est aussi indispensable que les moyens développés pour sa production ont été importants.
Il faut en effet se montrer bien peu exigeant pour gober ce complot totalement invraisemblable et cette liaison extraconjugale farfelue qu’entretient une First Lady délaissée avec une légende des services secrets suspectée d’être le cerveau de l’attentat. Car finalement, débusquer la taupe est prétexte à une mécanique hollywoodienne qui tourne à vide durant plus de quatre-vingt-dix minutes. L’amitié brouillée par une histoire de cocufiage sans intérêt entre Garrison (Michael Douglas) et Breckinridge (Kieffer Sutherland) est elle aussi d’une redoutable roublardise puisqu’elle existe simplement pour meubler les moments calmes du film. THE SENTINEL se contente de narrer un suspense de pacotille et se garde surtout de développer un minimum le constat géopolitique pseudo réel qui gravite autour de la machination.
Heureusement, THE SENTINEL est mis en images avec un style particulièrement élégant et la mise en scène certes sans personnalité de Clark Johnson est techniquement brillante. Il adopte souvent un style clipesque et dynamique avec une caméra aux angles multiples plus virtuoses les uns que les autres. Ce style nerveux offre une certaine richesse visuelle à un ensemble globalement assez pauvre. Parce que, peu original et rythmé en fond par une agaçante et omniprésente bande son technoïde, THE SENTINEL est aussi indispensable que les moyens développés pour sa production ont été importants.

