Bienvenue stranger!
Les enchères
Les jeux
Critique
S'il est loin d'égaler en classe et en impact les trois adaptations antérieures du roman de Jack Finney (la vache, il n'a pas fini de déchainer les passions celui-là !), "The Invasion" n'en demeure cependant pas une adaptation honteuse : riche d'un montage déstructuré très intéressant, le film parvient quand même au détour de quelques séquences très réussies (la séquence du métro, la poursuite finale) à faire grimper une tension sourde, malaisante pour le spectateur. Mais là n'est sans doute pas l'essentiel du film.
Malin, le réalisateur Oliver Hirschbiegel choisit de s'éloigner du formalisme qui marquait nettement la dernière adaptation en date (signée Abel Ferrara) afin de mieux politiser son récit, ou plutôt de le re-politiser, le roman original de 1955 étant une critique mal déguisée du régime soviétique. Le titre du métrage est d'ailleurs à ce sujet très parlant : si "Body Snatchers" s'attardait d'avantage sur les extra-terrestres, "The Invasion" s'intéressera plutôt à l'aspect "invasion" qu'à l'aspect purement science-fictionnel. Le scénario de Dave Kajganich laisse en effet de côté les cocons, les doubles et les cris de ralliement suraigus pour se concentrer sur son analyse politico-anthropologique au kärcher.
Car "The Invasion" n'est certes pas très fin dans ses symboles (quand les extra-terrestres dominent le monde, la paix semble être le mot d'ordre général : les USA retirent leurs troupes d'Irak, George W. Bush et Hugo Chavez font la paix...), en particulier dans son épilogue un peu redondant... mais ne boudons pas notre plaisir : le film est bien mené, très divertissant, et reste tout de même très intéressant dans le sens où il permet au spectateur de constater que Warner persiste et signe (après "V pour Vendetta", "Happy Feet", "Blood Diamond" ou encore "A Vif") dans la voie des discours subversifs, s'opposant frontalement à l'administration Bush.
Malin, le réalisateur Oliver Hirschbiegel choisit de s'éloigner du formalisme qui marquait nettement la dernière adaptation en date (signée Abel Ferrara) afin de mieux politiser son récit, ou plutôt de le re-politiser, le roman original de 1955 étant une critique mal déguisée du régime soviétique. Le titre du métrage est d'ailleurs à ce sujet très parlant : si "Body Snatchers" s'attardait d'avantage sur les extra-terrestres, "The Invasion" s'intéressera plutôt à l'aspect "invasion" qu'à l'aspect purement science-fictionnel. Le scénario de Dave Kajganich laisse en effet de côté les cocons, les doubles et les cris de ralliement suraigus pour se concentrer sur son analyse politico-anthropologique au kärcher.
Car "The Invasion" n'est certes pas très fin dans ses symboles (quand les extra-terrestres dominent le monde, la paix semble être le mot d'ordre général : les USA retirent leurs troupes d'Irak, George W. Bush et Hugo Chavez font la paix...), en particulier dans son épilogue un peu redondant... mais ne boudons pas notre plaisir : le film est bien mené, très divertissant, et reste tout de même très intéressant dans le sens où il permet au spectateur de constater que Warner persiste et signe (après "V pour Vendetta", "Happy Feet", "Blood Diamond" ou encore "A Vif") dans la voie des discours subversifs, s'opposant frontalement à l'administration Bush.


