Shame

Shame

VOTRE NOTE: HateStar RatingLove



05 jan. 2012 Par Many Airs Star Rating 8

 

SHAME est un choc, comme l'est DRIVE. Les films n'ont pourtant rien à voir, sauf la présence éthérée et encore parfaite de Carey Mulligan. C'est plus profond, plus intime, plus indéniablement attaché à notre physique, à nos secrets, à notre comportement privé.

Steve McQueen filme divinement bien Michael Fassbender et divinement mieux encore New-York.
A chaque plan où apparait Fassbender, ce antihéros parfait, cet " anti-looser " qui a tout pour être heureux, la ville le domine, est par-dessus-lui, il n'occupe jamais l'écran, il est souvent dans le coin droit de l'image, laissant la totalité de la Big Apple l'envahir. Comme son addiction.

La chair est triste, elle est sourde à la raison et à aucun moment le réalisateur juge ou tente de "résoudre" l'accoutumance du héros. C'est un constat, glacial et inévitable. Tout le ramène au sexe, à sa consommation, toute aussi glaciale. Jouir, mécaniquement.

Pourtant, Michael Fassbender est attachant, froid et imperturbable, comme l'était Ryan Gosling dans DRIVE et pourtant pétri d'une humanité qui ne demande qu'à surgir. Cette humanité, effleure sa joue lorsque Sissy (Carey Mulligan parfaite), sœur aussi pommée et fragile que lui, chante un "New-York, New-York" mystique et mythique ! Sans doute la plus belle scène du film, cinématographiée et maîtrisée de bout en bout... Jusqu'à ce que la main de Brandon, vienne essuyer cette larme révélant tout de cette profonde solitude qui le taraude.

SHAME met mal à l'aise, il est éprouvant, particulièrement dans les scènes charnelles, bien plus mécaniques qu'érotiques. Car il n'y a pas d'érotisme, uniquement de la chair, de la chair triste... La déambulation de la scène finale prouve encore que McQueen va jusqu'au bout. Pas de rédemption, pas d'explication...

Et l'on repart, prenant le métro comme Brandon, dans une effroyable solitude, espérant ne pas être l'esclave de nos pulsions quelles qu'elles soient.


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Nicolas Thys :

Star Rating 9

Didier Verdurand :

Star Rating 9
On peut parier que dans quelques dizaines d’années, Shame ne sera pas oublié.

Laure Beaudonnet :

Star Rating 9
Steve McQueen décortique avec grâce les affres de l’addiction sexuelle. La prouesse esthétique de la mise en scène sert un film d’une fascinante tristesse. Sublime.

Laurent Pécha :

Star Rating 9
Puissant, troublant, dérangeant, fascinant,… les qualificatifs pleuvent mais n’arrivent pas à rendre totalement hommage à ce film magnifiquement sublime.

Stéphane Argentin :

Star Rating 8
Une magnifique réflexion sur la place du sexe dans la société moderne, la vie de couple et la quête du bonheur, portée une nouvelle fois par la mise en scène et l’interprétation brillante du duo McQueen - Fassbender.

Sandy Gillet :

Star Rating 8
Interprétation hypnotique et animale de Fassbender qui nous fait vivre littéralement son mal être fait de dépendance sexuelle et d’inertie sociale. Et puis, on n’avait plus filmé NY comme ça depuis Little Odessa de James Gray.

Simon Riaux :

Star Rating 8
Cet Homo erectus au bord de la crise de nerfs impressionne et fascine, Steve McQueen compose une élégie désespérée qui n’est pas sans rappeler le désenchantement Houellebecquien.

Patrick Antona :

Star Rating 7
Cette vision de l’Homo Eroticus urbain sombre et désespéré a la chance d’être portée par un acteur hors pair, car le reste est vraiment trop classique pour que l’on se sente vraiment impliqué par cette ‘ultra-moderne solitude’.

Tonton BDM :

Star Rating 7
Fassbender est impérial, et le film propose son lot de séquences extraordinaires, mais McQueen ne parvient pas à éviter quelques maladresses “so arty”.


conn209/04/2012 20:57 par conn2

.. On compte tous sur toi là-dessus… :smoke: Ah bon ? et qui sont les autres ? vous êtes combien en tout à compter sur moi.. :stress: ? LIRE LA SUITE
Julien Foussereau09/04/2012 19:26 par Julien Foussereau

Ah bah, tu me rassures, cher ami. L’enchainement de tes deux phrases laissait étrangement sous-entendre un avis péremptoire d’ordre pathologique, voire neurologique. Je suis bien aise de savoir qu’il s’agissait juste d’une rédaction hâtive d’un post sur un forum “virtuel”. Sérieusement, hein. Même si, ça me déçoit un peu que ça vienne de la [...] LIRE LA SUITE
conn209/04/2012 19:08 par conn2

Je parle ici uniquement d’un point de vue de cinématographique. Pour mieux préciser, ma phrase sur l’addiction sexuelle, c’était simplement pour expliquer celle d’avant concernant la nouveauté du sujet qui n’a jamais été traité au cinéma. En effet les films sur l’alcooliques, il n’y en a eu des tonnes, ceux sur les [...] LIRE LA SUITE

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