Blanche-Neige et le chasseur

Snow White and the huntsman




14 juin. 2012 Par Fha Star Rating 3

 

L’affiche de Blanche Neige et le chasseur n’était pour une fois pas mensongère lorsqu’elle titrait : « Par les producteurs d’Alice au pays des merveilles » (prononcer avec une voix rauque). Le film poursuit la démarche entamée par la commande ignoble de Tim Burton, soit une relecture des contes classiques sous un angle guerrier, mi réaliste dans son traitement (caméra à l’épaule, volonté d’immersion totale) mi féérique.

Il y aura donc des effets spéciaux. Beaucoup, beaucoup trop. Chaque séquences est prétexte à un détail numérique, souvent impressionnant, presque toujours inutile ou de trop. Quand les majors se rendront-elles compte que les meilleurs effets sont les plus invisibles ? Cela étant dit, la question de la qualité n’est pas altérée à priori par celle des effets. Alors ce nouveau Blanche Neige, bien ou bien ?

Affreux ! Et pourtant, l’introduction, la relecture chevaleresque et épique du conte laissait espérer le meilleur. Une bonne voix off introductive nous plonge illico dans l’efficacité de la narration hollywoodienne. En un quart tous les enjeux sont en place et la première évasion qui mène tout droit Blanche Neige à la forêt noire s’avère efficace et prenante.

Deux choses vont néanmoins immédiatement plomber notre enthousiasme. Primo, l’arrivée de Chris Hemsworth, alias le chasseur, que l’on aurait tout au mieux pu surnommer le beauf. Quel agacement que la plupart des héros hollywoodiens actuels doivent se niveler à un niveau de stupidité effarante. Une semaine après Prometheus et ses beaufs de l’espace, voici Blanche Neige et son chevalier, le grand débile au cœur tendre… L’alcool facile et le mot pour rire sont ses principes fondamentaux.

Mais passons, Ridley Scott ne s’en est lui-même pas si mal tiré. L’autre passage qui nous chagrine se situe dans le quart d’heure qui nous convainc pourtant. Lorsque l’héroïne éponyme, emprisonnée depuis… hum… dix à quinze ans se met à prier ! Pourquoi donc une prière dans un film censé se situer dans un espace imaginaire (vous voyez Frodon le soir prier avec Sam auprès du feu alors qu’ils approchent du Mordor) ?

Cela nous aurait seulement titillé si le film n’allait pas développer un double discours, non pas dans le sens du récit original (et Dieu sait que les contes sont subversifs), mais dans celui d’une morale chrétienne à travers la figure de Blanche – Christ – Neige, messie qui 1) guérit de tous les maux, 2) apporte la bonne parole, 3) regroupe les peuples et – évidemment – 4) connait une résurrection. L’image est si lourdement appuyée (la robe blanche, le décor ecclésiastique,…) qu’elle agace d’autant plus qu’elle mène à un désir de conquête et de déferlement guerrier. Que veulent donc dire Alice/Blanche Neige derrière leur façade de blockbuster ? Honnêtement, on se le demande et on a un peu peur de se faire traiter de psychotique branleur intellectuel en le sous-entendant aussi succinctement… En attendant revoyez la fin d’Alice et son désir d’inaugurer le commerce avec la Chine (sic).

NB : Charlize Theron aux Razzie !


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Nicolas Thys :

Star Rating 8

Stéphane Argentin :

Star Rating 6
Une jolie collection d’images (mention spéciale à la « séquence Miyazaki ») qui vaut surtout pour l’abattage de Charlize Theron ; Kirsten Stewart étant quant à elle dans le ton du film : un peu fadasse.

Tonton BDM :

Star Rating 6
Un très joli livre d’images malheureusement dénué d’âme.

Louisa Amara :

Star Rating 6

Sandy Gillet :

Star Rating 6
Un film ambitieux, trop certainement mais qui arrive à insuffler quelques séquences généreuses et assez incroyables. Reste que dans le genre il y a actuellement Game of thrones. Et cela ne joue pas en sa faveur.

Laurent Pécha :

Star Rating 5
Le perdant de la guerre des Blanche Neige malgré une superbe Charlize Theron en méchante reine. Une fois que Kristen Stewart entre en scène, le film s’éteint doucement mais sûrement.

Patrick Antona :

Star Rating 4
S’inspirer de Princesse Mononoke, de Legend, jusqu’à Jeannne D’Arc n’aide en rien s’il n’y a pas de souffle épique ni de personnages correctement construits. Seul Chris Hemsworth réussit à retenir l’attention, tout le contraire de Kristen Stewart.


Julien Foussereau29/11/2012 19:52 par Julien Foussereau

Avant cette nouvelle adaptation, j’avais vu La fantastique histoire de Blanche Neige de Rachel Goldenberg (http://www.megacinema.fr/la-fantastique-histoire-de-blanche-neige/), une petite production indépendante qui était tout de même pas mal. En voyant Blanche Neige et le chasseur, je m’attendais à une adaptation plus profonde et poussée, mais avec Kristen Stewart en premier plan, [...] LIRE LA SUITE
lucas0perrin29/11/2012 19:29 par lucas0perrin

Avant cette nouvelle adaptation, j’avais vu La fantastique histoire de Blanche Neige de Rachel Goldenberg (http://www.megacinema.fr/la-fantastique-histoire-de-blanche-neige/), une petite production indépendante qui était tout de même pas mal. En voyant Blanche Neige et le chasseur, je m’attendais à une adaptation plus profonde et poussée, mais avec Kristen Stewart en premier plan, [...] LIRE LA SUITE
lossenmar12/11/2012 16:55 par lossenmar

Kirsten Stewart est insupportable ! Elle plombe le film à elle toute seule ! Et Theron qui en fait des caisses ne relève pas le niveau (sinon qu’elle est plus agréable à regarder que l’autre endive) LIRE LA SUITE

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