John Carter
John Carter- PAYS :États-Unis
- ANNÉE DE PRODUCTION :2012
- DATE DE SORTIE :07 mars 2012
- GENRE :Science-fiction, Aventures
- DURÉE :133 MIN
- REALISATEUR : Andrew Stanton
- ACTEURS :Taylor Kitsch, Lynn Collins, Samantha Morton, Mark Strong (II), Ciarán Hinds
- DISTRIBUTEUR :The Walt Disney Company France
- BUDGET : 250 millions de dollars
- Format de tournage : 35 mm
- Ratio d'image : 2.35
- Couleur
- D'après "Une princesse de Mars" de Edgar Rice Burroughs
- Site officiel
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Depuis le succès d'Avatar, devenu mètre étalon du genre, et la fin de la décevante prélogie Star Wars, on était bien en droit de se demander quelle saga serait à même de réussir la combinaison entre épopée fantastique, SF et fantasy et d'offrir au spectateur un spectacle grandiose et un depaysement exotique propice à exacerber les fantasmes du fan d'aventures. C'est chose faite avec John Carter, production onéreuse de Walt Disney Pictures, réalisé par le transfuge de Pixar Andrew Stanton (Le Monde de Nemo, Wall-E), adaptation quelque peu fidèle de La Princesse de Mars, classique de la littérature issu de l'imagination fertile de Edgar Rice Burroughs, le créateur de Tarzan entre autre.
Et si les quelques extraits diffusés vous laissent à penser que les héritiers de l'oncle Walt courent après le succès des deux sagas précitées en tentant d'y recycler des séquences qui y font directement référence, vous êtes dans l’erreur. Car non seulement George Lucas et James Cameron ont emprunté leurs idées scénaristiques à tout un pan du cinéma et de la BD en prétendant qu'elles sont originales, mais ils ont aussi largement puisé dans le Cycle de Mars de ERB et il n'est que justice qu'enfin un auteur, Andrew Stanton (aidé du romancier Michael Chabon) rende honneur de bien belle manière et de façon respectueuse à cette oeuvre fondatrice. Visuellement abouti et crédible, malgré la profusion des effets numériques, l'univers de Mars (ou plutôt Barsoom comme le citent ses indigènes) où évolue l'ex- soldat confédéré John Carter est la première réussite du film. Le choix de tourner en décors naturels et d'y intégrer ensuite des effets CGI donne un relief et une sensation de majesté qui rappelle l'opulence des productions hollywoodiennes d'antan, loin du rendu factice des écrans verts chers à Lucas. C'est ensuite tout un bestiaire varié fabuleux qui prend vie et qui s'anime avec en tête les formidables Tharks, géants guerriers à la peau verte dotés de quatre bras et au tempérament vindicatif et dont l'interaction avec les personnages live relève de la perfection.
Quant à l'histoire, elle est certes basique, suivant le cursus intiatique du naufragé terrien John Carter (Taylor Kitsch tout en retenue) devant lequel s'ouvre tout l'univers d'une planète agonisante où saffrontent tribus et races antagonistes et qui trouvera sa destinée en rencontrant l'amour avec la splendide princesse de Mars, la brune et troublante Lynn Collins. Si le métrage offre son quota de séquences d'action et de bastons mémorables (batailles aériennes, arène de cirque avec singes géants, poursuite en speeder) et à la lisibilté jubilatoire, Andrew Stanton semble vouloir privilégier l'évolution de la romance entre les deux tourtereaux et le changement d'attitude du terrien, présenté comme un être ombrageux et revêche,qui saura devenir le héros fédérateur faisant basculer l'équilibre géopolitique de la planète rouge. Et par cet effet, Andrew Stanton oublie quelque peu de creuser les autres personnages humainoïdes que va croiser John Carter, comme le tyran Sab Than ou l'allié Kantos Khan, qui apparaissent quelque peu caricaturaux et à la limite de parodie. Même la menace que devrait inspirer Mark Strong (incarnant Matai Shang, représentant d'une race d'êtres supérieurs omniscients) nous parait bien nébuleuse, même s'il apparait évident que le mystère entretenu sur les Thengs peut servir de moteur pour des suites à venir, comme le suggère les séquences finales.
À vouloir faire le grand écart entre le conte philosophique et l'actioner pur, Andrew Stanton peine à dessiner les contours des enjeux complexes qui trouveront leur conclusion dans un final qui pourra apparaître quelque peu expédié mais qui n'en demeure pas moins un moment de bravoure qui réussit le mariage parfait entre SF et sword & sorcery. Même si les différents niveaux de lectures proposés ne sont pas tous correctement explorés, John Carter représente une œuvre ambitieuse, un hybride au carrefour du film de chevalerie, de la fable écologique et du futurisme art-déco et qui réussit sans peine à proposer un dépaysement quasi-totale, qui le rapproche d'Avatar et de son monde de Pandora ou de la Terre du Milieu recréé par Peter Jackson. Autre moif de satisfaction, la composition de Michael Giacchino souligne avec générosité et splendeur les grands moments épiques comme les plus intimistes du film.
Matérialisant avec justesse l'univers imaginé il y a cent ans par Edgar Rice Burroughs, en conservant cette apparence de naïveté rétro et en rendant concret un monde utopique, aidé par des moyens conséquents et des SFX fabuleux, Andrew Stanton réussit son ambitieux pari, même s'il reste quelques scories à évacuer. Et son côté long film d'exposition peut être vu comme la gageure à de nouvelles surprises à venir, matière à enrichir et à être révélées dans une saga qui serait enfin prête à contenter les fans de SF sur grand écran, voir un public plus large encore.
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LA COMMUNAUTE
CLIQUEZ ICI POUR REAGIR!| 26/12/2012 12:00 par JaimzHatefield C’est en effet ce que je vais devoir faire pour apaiser la frustration. Je vais prendre l’édition conseillée par la Craftouille en amont, qui contient cinq bouquins (j’ai cru comprendre que les trois premiers seulement étaient centrés sur John Carter et étaient censés être adaptés en trilogie au cinéma).
Je [...] LIRE LA SUITE | |
| 26/12/2012 02:29 par dodeskaden http://marvelscustoms.com/bblackwolf/albums/Biographies/John_Carter_2/John_carter_Le_Conquerant_de_la_Planete_Mars_1938.jpg
LIRE LA SUITE | |
| 25/12/2012 21:57 par JaimzHatefield Up. :jaimzsexone:
En fait, c’est vachement bien. Une sorte de Flash Gordon réussi, avec de la prélogie Star Wars réussie et du Avatar dedans (avec un zeste de Stargate). Evidemment l’oeuvre centenaire et séminale de Burroughs a précédé tout ça, mais forcément ici Stanton s’est fait griller la politesse au [...] LIRE LA SUITE |
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