Millenium - Les hommes qui n’aimaient pas les femmes

Girl with the dragon tattoo (The)

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15 déc. 2011 Par Simon Riaux Star Rating 6

 

Après le triomphe de son Social Network, on attendait le nouveau film de David Fincher avec la plus grande fébrilité. Son choix d'adapter l'un des romans les plus populaires de ces dernières années aura encore fait monter la sauce, déjà bien relevée par la présence de Steve Zaillan au scénario, de Trent Reznor à la musique et de Jeff Cronenweth à la photographie. Après une première transposition insignifiante, on espérait que le metteur en scène ne s'encombrerait pas trop de la trame convenue du texte original. Et s'il paraît évident que ce n'est pas le récit qui a retenu l'attention de Fincher, l'artiste a par conséquent bien du mal à conserver la nôtre.

Le spectateur est pourtant instantanément projeté au cœur du film, par un générique dont seul le réalisateur de Fight Club a le secret. Vénéneuse, noire et envoûtante, l'introduction de Millenium a toutes les chances de vous laisser groggy et désarçonné, un sentiment que l'on retrouvera, décuplé, dès la première apparition d'un des deux personnages principaux, la déjà célèbre Lisbeth Salander. Que vous soyez ou non familier des écrits de Larsson, vous n'avez probablement pas pu passer à côté de ce petit bout de femme, rebelle et belliqueuse, qui prend ici et pour la première fois toute sa dimension. La caméra est littéralement fascinée par le personnage, à laquelle une Rooney Mara transfigurée offre son corps et sa voix. La métamorphose de la comédienne est totale, la jeune femme délicate s'efface pour se muer en une redoutable walkyrie, tour à tour victime et vengeresse, condamnée et bourrelle implacable. Le moindre de ses gestes, attitudes, regards est décortiqué par Fincher, qui leur offre un écrin sublime, et convoque tout son talent pour incarner ce personnage incandescent, multiple, à la rage salutaire.

On pouvait se demander ce que ferait le réalisateur du roman et de son récit balisé, ainsi que de Mikael Blomkvist, héros un peu terne de cette enquête suédoise. Le problème, et la grande déception du film, c'est justement qu'il n'en fait rien. Non pas que son immense talent s'évapore brutalement, mais sa science du découpage et du montage tournent à vide, malgré leur maestria, dès lors qu'il reprend les sentiers rebattus de l'intrigue, dont on devine les tenants et aboutissants après une trentaine de minutes. D'où une lassitude que le jeu roublard de Stellan Skarsgârd et de ses acolytes ne vient que renforcer. Le spectateur alterne ainsi devant l'ennui poli face à une investigation extrêmement classique (recherche-interrogatoire-découverte-menaces-recherche-interrogatoire...), et la fièvre glaciale qui s'empare de l'image dès lors qu'intervient Lisbeth. L'énergie brute dégagée par une agression dans le métro, la violence implacable d'une revanche tatouée déclenchent des pics d'adrénaline surpuissants, bientôt tempérés par la mine renfrognée de Daniel Craig.

On n'est pas au supplice pour autant, loin de là. Il suffit de constater comment Fincher parvient à rendre excitantes, voire véritablement angoissantes des séquences de recoupement d'indices, qui chez n'importe quel autre faiseur prendraient des airs de torture filmique, pour réaliser tout le talent du maître. Hélas, il semble ici s'être trompé de monture, et avoir parié sur un cheval bien incapable d'offrir à son cinéma une selle à sa mesure. La stupéfiante dernière bobine du film est à ce titre exemplaire, tant elle consacre la force dramatique de Lisbeth, capable en moins de cinq minutes de ringardiser Ethan Hunt, de nous bouleverser par une humanité insoupçonnable jusqu'alors, et d'accrocher le regard de Fincher, dont la virtuosité renaît dès qu'il pose l'objectif sur elle.



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Nicolas Thys :

Star Rating 8

Stéphane Argentin :

Star Rating 8
Avec sa maestria, Fincher extrait la quintessence du bouquin (l’enquête et le personnage de Lisbeth) et livre un bien meilleur thriller que le matériau d’origine (chiant par moments) et les adaptations suédoises : la mini-série et le film (lui-même version raccourcie de la série).

Laurent Pécha :

Star Rating 7
Deux films en un : Une œuvre fulgurante quand Fincher filme Rooney Mara, fantastique Lisbeth Salander. Un récit tranquillement maîtrisé quand il va du côté de chez Craig.

Tonton BDM :

Star Rating 6
De longs tunnels de dialogues très chiants entrecoupés par quelques fulgurances vraiment magnifiques.

Didier Verdurand :

Star Rating 6

Patrick Antona :

Star Rating 6

Simon Riaux :

Star Rating 6
Fincher se passionne pour Lisbeth Salander, le reste l’ennuie poliment, et du coup nous aussi.

Sandy Gillet :

Star Rating 6
Une très belle adaptation d’un livre sans intérêt.


FinnegansWake11/03/2012 10:48 par FinnegansWake

Vu et aucun intérêt. Ouais enfin c’est un pléonasme ça, on parle de Finchouille. :D Je récuse, là, Zodiac c’est immense. Et Seven itou. Les serial killers, c’est son dada à Fincher, son terrain de jeu, son truc à lui qui fait crac boum hue. Mais là, on ne comprend pas. Soit c’est le [...] LIRE LA SUITE
L.J. Ghost11/03/2012 10:44 par L.J. Ghost

Vu et aucun intérêt. Ouais enfin c’est un pléonasme ça, on parle de Finchouille. :D LIRE LA SUITE
FinnegansWake11/03/2012 10:15 par FinnegansWake

Vu et aucun intérêt. Du moins parce que je m’étais déjà infligé la version suédoise et c’est exactement le même film, parfois au plan près (alors que Fincher affirme ne pas avoir vu la première adaptation). Le vrai problème c’est l’histoire, bien nulle et étirée jusqu’à l’absurde. Ce qui est en [...] LIRE LA SUITE

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