The Dark knight rises

Dark knight rises (The)




08 aoû. 2012 Par limubai Star Rating 8

 

Batman, suite et fin. Christopher Nolan persévère pour ce dernier opus dans la direction empruntée depuis le début de sa trilogie, fortement marquée par la tragédie du 11/09. A savoir la crédibilité à tout prix, selon le réalisme presque géopolitique d’un monde qui tend vers l’apocalypse, décor ténébreux que complète assez logiquement le caprice d’une perquisition systématique de la psychologique des personnages, tous complexes, tous ambigus. Ici, chaque événement, chaque rebondissement fait écho à l’histoire récente de ce siècle nouveau, que ce soit le mensonge de Bush pour s’en aller guerroyer en Irak, les lésions du Patriot Act, l’indignation du peuple face au règne du grand capital, la progression des injustices sociales. Et bien sûr, encore et toujours, l’événement qui a secoué la planète entière ce second mardi de septembre 2001. Les clins d’œil appuyés et persistants à l’actualité sont le moteur du récit, de l’action. Huit ans après The Dark Knight, Bruce Wayne, qui s’était juré de ne plus jamais porter le costume, rempile : il y a d’abord cette jolie vide-gousset d’allure féline qui s’est mystérieusement introduite au manoir mais aussi et surtout l’apparition dans Gotham City d’un mercenaire autant boutefeu qu’ultra brutal. Une espèce de Ben Laden fort comme une Turc. Nolan prend un malin plaisir à jouer avec son héros, à le fragiliser, à le tyranniser, le déconstruire, histoire par la suite de le rendre plus fort. Batman, ou la revanche/vengeance de l’Amérique, entre uppercuts dans la gueule, et pyrotechnie industrielle, gadgets à l’appui. A jongler avec plusieurs récits, intimistes et/ou spectaculaires, et une foultitude de personnages, le scénario est très riche, presque mégalomane, mais toujours lisible, même lorsque l’intrigue s’affole. Cependant, il peut être logiquement formulé quelques regrets, certains passages ou individus faisant les frais d’ellipses qui éteignent toute possibilité d’émotion dans un film déjà couleur noir charbon. Évoquant en filigrane les dangers de la démagogie en politique et le désengagement républicain de la population, The Dark Knight aborde surtout la synonymie du mythe et de l’espoir, jusque dans un joli pied de nez final qui s’amuse avec esprit du premier et du second degré. Un blockbuster haut de gamme.


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Simon Riaux :

Star Rating 9
Ne serait-ce la catastrophique Cotillard, ce Nolan Rises frôle la perfection. Et faire de Bane un Stéphane Hessel sous stéroïdes, il fallait oser.

Nicolas Thys :

Star Rating 9

Stéphane Argentin :

Star Rating 8
Trop d’intrigues et de personnages et pas assez de temps pour ce chapitre final qui ne nous apporte pas toutes les satisfactions que l’on était en droit d’attendre.

Vincent Julé :

Star Rating 8
Après la peur et le chaos, The Dark Knight Rises est moins sur la révolution que sur l’après, sur l’espoir, sous toutes ses formes. Christopher Nolan ne jongle plus avec des idées mais des corps, ne filme plus avec la tête mais le coeur. Romanesque et romantique. Legend ends, life begins.

Damien Virgitti :

Star Rating 7

Louisa Amara :

Star Rating 7
Une fin de trilogie attendue (la fin du 2nd opus nous laissait perplexe [le mensonge organisé]), Nolan est allé loin mais a limité la prise de risque. Peu de belles scènes d’action, une Catwoman catastrophique (comme prévu), reste un Bane hallucinant et un univers toujours aussi sombre.

Melissa Blanco :

Star Rating 6
Christopher Nolan abandonne pour son ultime épisode artifices et gadgets au profit du corps à corps. Une belle idée qui manque d’ampleur à l’écran faute à une mise en scène sans réelle âme. Nolan tourne en rond (et un peu à vide) malgré quelques fulgurances.

Laurent Pécha :

Star Rating 6
Eu égard au niveau du 2 et à l’attente suscitée, TDKR est une grosse déception. Bien sûr, le film a un sacré gueule mais que de défauts narratifs (personnages mal traités) et la sensation récurrente d’un gros vide thématique.

Patrick Antona :

Star Rating 6
Nolan persiste et signe avec son style sentencieux qui donne de l’ampleur mais perturbe le dynamisme de certains séquences, mais sa réflexion sur la création d’une mythologie et son accomplissement dans un monde troublé se révèle passionnante. Reste qu’il n’évite pas les redondances avec le précédent volet et quelques persos auraient mérité d’être mieux traités.

Sandy Gillet :

Star Rating 6
Nolan s’adjuge un troisième volet formellement impressionnant (et une convaincante Catwoman) mais qui sonne paradoxalement creux. Le souffle épique aux abonnés absent, un rythme déficient et les enjeux trop vite démasqués y sont certainement pour quelque chose. Quant au méchant…


Julien Foussereau15/12/2012 02:19 par Julien Foussereau

Mais ça ne m’empêche pas d’aimer le film, même s’il est parfois complètement stupide. Ah ! Que j’aime lire ça ! :amour: [SIZE=1]Sinon, j’ai vu Djan[SIZE=1]g[SIZE=1]o [SIZE=1]Unchained[SIZE=1] et j[SIZE=1]’ai b[SIZE=1]eaucoup aimé. J’attends ton[SIZE=1] retour quand tu l’auras vu. C[SIZE=1]el[SIZE=1]a augurera de discus[SIZE=1]sion[SIZE=1]s[SIZE=1], je [SIZE=1]l’espère, in[SIZE=1]téressantes. :tchin: LIRE LA SUITE
L.J. Ghost15/12/2012 02:11 par L.J. Ghost

…dit-il en regardant ailleurs. :hinhin: Ah mais je n’ai jamais regardé ailleurs! Les plotholes JohnCandyesques, j’en ai même pointé certains, un peu plus bas dans la conversation. Mais ça ne m’empêche pas d’aimer le film, même s’il est parfois complètement stupide. LIRE LA SUITE
Julien Foussereau15/12/2012 01:08 par Julien Foussereau

Je l’ai vu il y a quelques temps, c’est vrai que c’est superbe. …dit-il en regardant ailleurs. :hinhin: LIRE LA SUITE

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