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Critique
Une secte cherche le moyen de contrer les armes à feu introduites par les étrangers par une technique de concentration et de magie. Un de leur leader refuse de sacrifier ses disciples. Il sera pourchassé par la secte.
Liu Chia Liang (La trilogie de la 36ème chambre de Shaolin) retrouve ici Gordon Liu dans un film pour le moins étrange. Considérée par beaucoup comme une uvre maîtresse du réalisateur ; il me semble pour la moins brouillonne.
L'aspect historique du scénario peut paraître très obscur à ceux qui ne sont pas familiers avec l'histoire de la Chine. Très mal développées les bases sont posées assez rapidement et plutôt maladroitement. La trame scénaristique n'est pas non plus très claire. On se perd dans les divers personnages déguisés ; sans savoir qui est qui, qui cherche qui, qui est allié avec qui.
L'humour pipi-caca souvent présent dans le cinéma HongKongais de cette époque ne fait ici pas défaut. Il ne faut pas s'offusquer de voir les protagonistes tomber dans les latrines (sic).
Abandonné au milieu de ce scénario brouillon, on s'attache à la photo, toujours splendide ; dans des décors certes de studio, mais de qualité.
La grande force du film reste les combats. Toujours exceptionnels; au rythme trépident, les chorégraphies sont parfaites. Un sommet du genre. En alliant la magie au kung-fu, Liu Chia Liang apporte un souffle supplémentaire très jouissif.
Le combat final, très diversifié, avec d'abord des armes blanches qui laissent place au kung-fu pur et dur ; est un feu d'artifice qui laisse sans voix.
Dommage qu'au final; le film ne soit qu'une belle démonstration d'arts martiaux.


