Take shelter

Take shelter

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02 fév. 2012 Par jawssm Star Rating 6

 

"Take shelter" s'impose comme un brillant exemple de cinoche controversé à l'image du délicat, touchant et classiquement scénarisé "Another earth". Si concernant les deux films précités on peut déplorer le systématisme quasi religieux des automatismes un rien prétentieux des productions indépendantes à savoir un sujet de blockbuster mouliné façon Sundance avec ambiance étirées, interrogations métaphysiques et rythme languissant, force est d'admettre que le résultat est bien supérieur à pas mal de productions friquées et molles du ciboulot. Tout d'abord, le métrage en question s'intéresse à l'humain, son parcours, son passé, ses peurs et ses faiblesses. En cela Michael Shannon impose sa carrure de gentil nounours de près de deux mètres emmuré dans une psychose envahissante et destructrice à l'image de son rôle dans le surestimé "Bug" de Friedkin. Il dévore littéralement l'écran, figurant dans tous les plans, sujet à tous les esprits inquiets du métrage voyant d'un mauvais œil son obsession à prémunir sa famille d'un cataclysme climatique. Le processus graduel de ce bouleversement psychologique est ici remarquablement construit, visions de plus en plus insistantes sur l'imminence d'un danger (un ciel menaçant, la morsure d'un chien, du mobilier en apesanteur...), fragilité émotionnelle, informations sur une possible maladie congénitale, rupture avec la société... Tout va limpidement se mettre en place afin de faire naître en chacun un doute, une interrogation sur un possible élément fantastique dans ce réel si crédible et attachant d'un quotidien si palpable. L'environnement familial incarné par la formidable Jessica Chastain (The tree of life) est ici durement mis à l'épreuve entre énurésie, renfermement et dilapidation d'économies afin de sécuriser un cocon familial au bord de l'implosion. Seul dans sa quête et dans sa tête, Shannon fait ressentir une exclusion assez percutante, parabole sur le danger de s'écarter des sentiers cailloutés de l'american way of life. Bénéficiant de multiples niveaux de lectures et d'interprétations, le dernier né de Jeff Nichols offre donc une sensation inédite d'isolement par le biais de son prodigieux acteur principal ainsi qu'une conclusion sujette à de houleux débats, c'est certain!


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Laure Beaudonnet :

Star Rating 8
Take Shelter interroge la grammaire du rêve pour construire une narration à plusieurs niveaux de lecture. Une histoire obsédante qui joue avec la vraie/fausse folie de son héros.

Louisa Amara :

Star Rating 7
Jeff Nichols crée une ambiance entre angoisse, doute et torpeur. Il y a du “Clean, Shaven” mais aussi du Terrence Malick dans ce “Take Shelter”. Un film qui suscite beaucoup de questions avec peu d’effets. Les acteurs sont impressionnants. A voir l’esprit ouvert !

Didier Verdurand :

Star Rating 5
Dans le genre “Je suis taré, je creuse un trou”, j’ai préféré Hypnose avec Kevin Bacon ! Plus sérieusement, on peut vraiment reprocher une lenteur excessive à ce Take shelter, malgré ses indéniables qualités. En gros, ça pouvait tenir en 1h30.

Tonton BDM :

Star Rating 4
Michael Shannon en impose toujours autant depuis “Bug” dans la folie furieuse, mais le film est horriblement chiant.

Stéphane Argentin :

Star Rating 4
Si la frontière entre folie et réalité est plutôt bien maitrisée (acteurs, mise en scène, musique…), l’ensemble se révèle bien trop long.

Sandy Gillet :

Star Rating 4
L’histoire de ce père de famille qui perd peu à peu les pédales rappelle Répulsion de Polanski. Mais rappelle seulement tant le tout est emballé façon mou du genoux et ultra prévisible. Du coup les 120 minutes au compteur en paraissent le double.

Patrick Antona :

Star Rating 3
Michael Shannon excelle dans les rôles d’halluciné mais bon là çà va on a compris! Et le reste est d’une platitude mortelle!


Sandy Gillet16/02/2012 17:00 par Sandy Gillet

Cela tombe bien, j’ai rompu ma parole, j’ai fait une critique. :D C’est vrai que si le film s’était arrêté à la sortie de l’abri, ça valait son petit 6 ou 7 sur 10. Mais là, non, ce n’est pas possible. A ce sujet, même si cela n’a plus guère de sens dans [...] LIRE LA SUITE
Julien Foussereau16/02/2012 16:46 par Julien Foussereau

Cela tombe bien, j’ai rompu ma parole, j’ai fait une critique. :D C’est vrai que si le film s’était arrêté à la sortie de l’abri, ça valait son petit 6 ou 7 sur 10. Mais là, non, ce n’est pas possible. A ce sujet, même si cela n’a plus guère de sens dans [...] LIRE LA SUITE
FinnegansWake16/02/2012 16:43 par FinnegansWake

Cela tombe bien, j’ai rompu ma parole, j’ai fait une critique. :D C’est vrai que si le film s’était arrêté à la sortie de l’abri, ça valait son petit 6 ou 7 sur 10. Mais là, non, ce n’est pas possible. LIRE LA SUITE

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