Rabbit hole

Rabbit hole

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13 avr. 2011 Par Laurent Pécha Star Rating 10

 

« Les histoires (qu'on nous raconte) sont des outils. Pour certaines personnes, c'est le rôle de la religion. Mais pour la plupart d'entre nous ce sont les films, livres,... Vivre cette expérience (comme dans le film) avec cette poésie du film, c'est un processus de purification (catharsis chez les grecs). C'est un moyen de vivre à proximité, une sorte d'exercice de vie. Les films qui reflètent cet état d'esprit sont nombreux mais le résultat est soit trop mélodramatique soit d'une grande (froideur). Je voulais éviter de tomber dans ce piège.  C'est un film ouvert au public avec beaucoup d'humour et  il est aussi porteur d'espoir. Mais, en même temps, d'une grande intensité. »

Difficile d'évoquer Rabbit hole avec plus de justesse tant les mots de son réalisateur, John Cameron Mitchell, résonnent encore longtemps dans notre tête après avoir découvert son troisième film.

Adaptant une pièce de théâtre, domaine où il excelle, le cinéaste évite tous les pièges d'un récit qui pourtant en regorgeait. Il était effectivement très facile avec un sujet aussi dur que la captation d'un mariage qui se disloque suite à la mort accidentelle du jeune enfant du couple, de faire dans le récit tire-larmes et foncer tête baissée dans le pathos le plus dégoulinant.

Réalisateur aussi versatile que sensible et qui prend son temps pour choisir ses projets (3 films en 10 ans), Mitchell a su parfaitement comprendre que la sobriété était sa principale alliée. Mais cette sobriété est loin d'être l'atout maître de Rabbit Hole. La réussite cinglante du film vient avant tout de la capacité de tous d'avoir su comprendre parfaitement les dilemmes d'un tel drame. En œuvrant en tant qu'artiste dans le sens le plus noble du terme, Mitchell et son équipe n'ont eu de cesse de transcender leur sujet pour atteindre une sorte de vérité filmique totalement bouleversante.

Au cœur du drame, Nicole Kidman et Aaron Eckhart sont les instruments magnifiques de nos poignantes émotions intimes. Dire que les deux comédiens jouent à la perfection est sans doute le plus doux des euphémismes. Ils forcent constamment le respect le plus noble d'avoir été capables d'aller chercher des interprétations aussi sincères et habitées. Autour d'eux, les autres comédiens sont à l'unisson pour compléter magnifiquement les tourments d'un drame qui ne touche pas seulement les parents, bien au contraire.

Captés avec une pudeur inouïe par Mitchell, ces êtres brisés luttent dignement pour tenter comme ils peuvent de trouver un nouveau chemin à leur existence, que cela soit seul ou ensemble. Et le spectateur de contenir, en vain, son émotion, devant un tel voyage personnel qui devient le temps d'un film, universel. Il y a des films qui vous aident profondément à mieux appréhender le monde qui vous entoure : Rabbit hole est de ceux là. Tout simplement splendide !



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Laurent Pécha :

Star Rating 10
D’une pudeur et d’une justesse inouïes, Rabbit hole touche au cÅ“ur. Un film en état de grâce absolu !

Vincent Julé :

Star Rating 9

Sandy Gillet :

Star Rating 8
Poignant, déstabilisant, non dénué d’humour et accompagné par des acteurs exceptionnels. Un beau film tout simplement !

Stéphane Argentin :

Star Rating 7
L’émotion véhiculée par le couple Kidman - Eckhart est palpable et poignante à plusieurs reprises mais en matière de deuil familial, on a déjà vu plus intense. Au hasard : In the bedroom et Crossing guard.

Patrick Antona :

Star Rating 7
Quelques bons moments dans ce mélo qui évite le trop-plein compassionnel, Kidman en Desperate Housewife révoltée se révèle bouleversante, mais on avait connu James Cameron Mitchell avec plus de pugnacité dans la mise en scène.

Simon Riaux :

Star Rating 7
Des acteurs exceptionnels et une écriture bouleversante, qui ne font pas tout à fait oublier une rigidité issue de la transposition théâtrale.

Didier Verdurand :

Star Rating 5
Un mélo morbide dont le gros problème est qu’on veut secouer Kidman et lui dire : “Fais-toi aider par un psy et surtout change de chirurgien esthétique !” Et le coup du père qui garde 1 an le siège de son enfant mort dans sa voiture, pff… C’est parfois le deuil pour les nuls.


Julio Lopez14/04/2011 19:02 par Julio Lopez

Pas très fin tout ça, ouais… Bon, un fim qui avait l’étiquette “Filez-moi des Oscars, soyez sympas quoi !” et qui s’est retrouvé comme un con : aucune nomination et bide public. Next ! :valse: LIRE LA SUITE
Melunos14/04/2011 18:52 par Melunos

Quand on dit qu’on ne tombe jamais dans le pathos, je m’offusque. Le plan sur Kidman qui pleure quand elle découvre son fils mort, sur une zique “Mais tu vas chialer toi aussi putain ?!”, même si on ne montre pas le corps du gosse, moi j’appelle ça du pathos. Mais [...] LIRE LA SUITE
Julio Lopez14/04/2011 15:48 par Julio Lopez

Quand on dit qu’on ne tombe jamais dans le pathos, je m’offusque. Le plan sur Kidman qui pleure quand elle découvre son fils mort, sur une zique “Mais tu vas chialer toi aussi putain ?!”, même si on ne montre pas le corps du gosse, moi j’appelle ça du pathos. Mais [...] LIRE LA SUITE

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