L'Assassinat de Jesse James par le lâche Robert Ford

Assassination of Jesse James by the coward Robert Ford (The)

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04 nov. 2008 Par Phil Connors Star Rating 10
Le western a toujours été un moyen pour les américains de dresser des constats métaphoriques de leur société actuelle, et le film d'Andrew Dominic ne déroge pas à la règle. Ce que le réalisateur nous propose ici est plus ou moins la véritable histoire de Jesse James, sorte de Robin des Bois du Far West.

Le western n'est plus à la mode depuis longtemps et Andrew Dominic semble lui donner un second souffle en lui injectant une densité, obtenue par la lenteur et la précision de ses plans, et à la faveur d'un casting de haute volée.

Ce que nous raconte l'Assassinat de Jesse James n'a rien de glorieux : le rapprochement de Robert Ford, grand admirateur de Jesse James, et de son héros qu'il assassinera froidement lors de la plus belle séquence du film. Le réalisateur nous propose un voyage au coeur de l'ambivalence, l'ambigüité même des Etats-Unis qui ont dressé ce Jesse James criminel en héros national, et dont la population se retournera contre l'assassin de ce dernier. Ce héros dont on aura eu le temps de saisir les nuances : il se veut justicier mais abats ses amis dans le dos, il est cru fort mais il est malade, amoindri, lâche et faible.

Le héros américain chute de son piédestal, la violence n'est qu'à son commencement dans cette Amérique modernisante. Brad Pitt trouve peut-être le rôle de sa vie dans ce personnage finalement secondaire au long d'un film magnifique aux accents malickiens (on pense à Badlands ou Days of Heaven), de même que Casey Affleck en personnage dépassé par les événements. Tout se finit dans le sang, et le silence d'une Amérique trop imbue d'elle même.


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Papa Steve26/02/2009 11:30 par Papa Steve

Le lache dans le titre pour moi c’est plus le ressenti de la population de l’époque. Bob Ford a tué une légende, du coup il est un lache. […] Buter des types non armés si c’est pas de la lacheté je sais pas ce que c’est. Maxwell, à mon avis, c’est justement ça [...] LIRE LA SUITE
dodeskaden26/02/2009 09:49 par dodeskaden

Manipulé par les notables, haï par le peuple pour avoir “assassiné” son héros, il endosse avec résignation le rôle tragique du couard et du traître. Le terme de lâche est clairement expliqué par la fin du film qui montre la déchéance du “héro” Bob Ford. LIRE LA SUITE
maxwell26/02/2009 09:29 par maxwell

Tu peux aussi noter que le titre c’est bien “l’assassinat de Jesse James par le lache Robert Ford” et non pas “Le lache Robert Ford assassine Jesse James”. Même dans le titre Bob Ford passe après Jesse James. Le lache dans le titre pour moi c’est plus le ressenti de la population [...] LIRE LA SUITE

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