L'Assassinat de Jesse James par le lâche Robert Ford

Assassination of Jesse James by the coward Robert Ford (The)

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30 oct. 2007 Par zimandzam Star Rating 9
Exit le western traditionnel. Pour conter la dernière année du bandit Jessie James, le réalisateur australien Andrew Dominik a crée un nouveau genre. Il a raréfié l’action au profit de l’intimité et développe avec intelligence la psychologie de son héros et de sa bande en en montrant l’ambivalence. Parmi les membres du gang, Dominik s’est surtout intéressé à Robert Ford, un jeune homme qui vénère le brigand mais envie son aura au point l’abattre froidement dans le dos pour une multitude de raisons. Pour expliquer cette exécution, le film aborde le cheminement intérieur de l’assassin avant son acte dû à un complexe rapport d’amour et de haine entre les deux hommes.

Visuellement, l’œuvre montre une rare beauté entre le travail des lumières sur un train qui avance en sous-bois dans l’obscurité de la nuit et celui de la photographie contemplative d’une nature purifiée par le vent, le soleil ou la neige. Cette volonté artistique n’empêche nullement de se laisser emporter par l’histoire conduite par deux comédiens extraordinaires. Stupéfiant, Casey Affleck est la révélation du film en froussard opportuniste désenchanté ayant le sentiment d’être trahi par son idole. Violent, ténébreux, loin de l’image mythique qui lui colle à la peau, Jesse James est interprété par un Brad Pitt impressionnant et primé à cette occasion à la Mostra de Venise.

Dès que le truand enlève son ceinturon, on comprend comme lui qu’il est perdu. Déjà présente dans la littérature populaire lors de son vivant, sa légende s’installe alors définitivement dans la mythologie américaine comme l’atteste les quelques scènes de pèlerinage et le fétichisme auquel s’adonne tout un pays. Seule sa durée peut-être un peu excessive atténue les chances de ce magnifique Assassinat de Jessie James par le lâche Robert Ford d’être qualifié de chef d’œuvre incontournable…


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Le négatif sublime à L’Homme qui tua Liberty Valance.

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Papa Steve26/02/2009 11:30 par Papa Steve

Le lache dans le titre pour moi c’est plus le ressenti de la population de l’époque. Bob Ford a tué une légende, du coup il est un lache. […] Buter des types non armés si c’est pas de la lacheté je sais pas ce que c’est. Maxwell, à mon avis, c’est justement ça [...] LIRE LA SUITE
dodeskaden26/02/2009 09:49 par dodeskaden

Manipulé par les notables, haï par le peuple pour avoir “assassiné” son héros, il endosse avec résignation le rôle tragique du couard et du traître. Le terme de lâche est clairement expliqué par la fin du film qui montre la déchéance du “héro” Bob Ford. LIRE LA SUITE
maxwell26/02/2009 09:29 par maxwell

Tu peux aussi noter que le titre c’est bien “l’assassinat de Jesse James par le lache Robert Ford” et non pas “Le lache Robert Ford assassine Jesse James”. Même dans le titre Bob Ford passe après Jesse James. Le lache dans le titre pour moi c’est plus le ressenti de la population [...] LIRE LA SUITE

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