L'Assassinat de Jesse James par le lâche Robert Ford
Assassination of Jesse James by the coward Robert Ford (The)- PAYS :États-Unis, Canada
- ANNÉE DE PRODUCTION :2007
- DATE DE SORTIE :10 octobre 2007
- GENRE :Western, Biographie, Historique, Drame
- DURÉE :160 MIN
- REALISATEUR : Andrew Dominik
- ACTEURS :Brad Pitt, Casey Affleck, Sam Shepard, Mary-Louise Parker, Sam Rockwell
- Format de tournage : 35 mm
- Ratio d'image : 2.35
- Couleur
- D'après le roman de Ron Hansen
- Site officiel US
On ne peut pas vraiment parler de western pour ce récit cinématographique racontant les derniers mois de l’existence d’un bandit légendaire sans foi ni loi. En effet, L'ASSASSINAT DE JESSE JAMES PAR LE LACHE ROBERT FORD se situe bien loin des habituelles fusillades, des saloons grouillants de saoulards et des attaques de diligences traditionnellement caractéristiques du genre. L’action est même quasiment absente de ce faux film de cow-boys, se limitant au très esthétique assaut nocturne d’un train en pleine forêt, unique scène où le banditisme du hors-la-loi est clairement montré. Le réalisateur Andrew Dominik a préféré façonner son œuvre à la manière d’une longue marche funèbre se déroulant dans l’intimité du brigand et de son meurtrier.
Souvent raconté à la manière de Terrence Mallick en voix off sur fond d’images de champs de blé balayés par le vent, le métrage est d’abord déconcertant parce qu’un tantinet bavard et vaguement contemplatif. Une fois domptée, cette dimension méditative s’avère riche et passionnante même si s’achevant sur un dénouement connu de tous. Andrew Dominik s’adjuge tranquillement le temps nécessaire pour bâtir le profil psychologique de ses personnages et en arriver à une tragédie shakespearienne découlant d’un étrange sentiment mêlant rancœur, jalousie, haine et adoration du jeune voyou Robert Ford pour le bandit charismatique.
Magistralement mis en scène par un cinéaste touché par la grâce, bercé par des sonorités aériennes signées Nisk Cave, L'ASSASSINAT DE JESSE JAMES PAR LE LACHE ROBERT FORD doit aussi beaucoup aux deux comédiens vedettes. Dans la peau du rebelle craint et admiré, Brad Pitt compose avec rigueur son personnage tyrannique en lui apportant d’abord assurance et force intérieure puis ensuite une tristesse insondable dans le regard lorsqu’il se sait traqué. Mais c’est surtout Casey Affleck en jeune puceau du crime blessé dans son orgueil, déçu par le mythe à qui il voue un culte sans limite qui se montre véritablement impressionnant. Tantôt détestable, tantôt touchant, la voix subtilement hésitante, la prunelle dans le vide, l'acteur a fait sien ce rôle d'un type en apparence niais qui mûrit une vengeance longtemps végétée qu’il croît à tort coïncider avec son heure de gloire.
Andrew Dominik déconstruit avec talent et intelligence une légende de l’Ouest américain jusque dans sa longue conclusion, jouant admirablement sur l’aspect théâtral de l’ironie et la fatalité. Tout au long du film, il montre un monstre mythique sous un jour humain en père de famille malheureux, intérieurement torturé et ne pouvant se fier à personne. Il ne réserve guère un sort plus enviable au couard Bob Ford, un jeune homme que sa lâcheté et son envie de lumière condamneront à une courte et misérable existence. L’émotion et l’intensité dominent cet objet sobre, sombre et envoûtant qui possède d’ores et déjà sa place parmi les chefs d’œuvre du septième art ! Grandiose.
Souvent raconté à la manière de Terrence Mallick en voix off sur fond d’images de champs de blé balayés par le vent, le métrage est d’abord déconcertant parce qu’un tantinet bavard et vaguement contemplatif. Une fois domptée, cette dimension méditative s’avère riche et passionnante même si s’achevant sur un dénouement connu de tous. Andrew Dominik s’adjuge tranquillement le temps nécessaire pour bâtir le profil psychologique de ses personnages et en arriver à une tragédie shakespearienne découlant d’un étrange sentiment mêlant rancœur, jalousie, haine et adoration du jeune voyou Robert Ford pour le bandit charismatique.
Magistralement mis en scène par un cinéaste touché par la grâce, bercé par des sonorités aériennes signées Nisk Cave, L'ASSASSINAT DE JESSE JAMES PAR LE LACHE ROBERT FORD doit aussi beaucoup aux deux comédiens vedettes. Dans la peau du rebelle craint et admiré, Brad Pitt compose avec rigueur son personnage tyrannique en lui apportant d’abord assurance et force intérieure puis ensuite une tristesse insondable dans le regard lorsqu’il se sait traqué. Mais c’est surtout Casey Affleck en jeune puceau du crime blessé dans son orgueil, déçu par le mythe à qui il voue un culte sans limite qui se montre véritablement impressionnant. Tantôt détestable, tantôt touchant, la voix subtilement hésitante, la prunelle dans le vide, l'acteur a fait sien ce rôle d'un type en apparence niais qui mûrit une vengeance longtemps végétée qu’il croît à tort coïncider avec son heure de gloire.
Andrew Dominik déconstruit avec talent et intelligence une légende de l’Ouest américain jusque dans sa longue conclusion, jouant admirablement sur l’aspect théâtral de l’ironie et la fatalité. Tout au long du film, il montre un monstre mythique sous un jour humain en père de famille malheureux, intérieurement torturé et ne pouvant se fier à personne. Il ne réserve guère un sort plus enviable au couard Bob Ford, un jeune homme que sa lâcheté et son envie de lumière condamneront à une courte et misérable existence. L’émotion et l’intensité dominent cet objet sobre, sombre et envoûtant qui possède d’ores et déjà sa place parmi les chefs d’œuvre du septième art ! Grandiose.
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LA COMMUNAUTE
CLIQUEZ ICI POUR REAGIR!| 26/02/2009 11:30 par Papa Steve Le lache dans le titre pour moi c’est plus le ressenti de la population de l’époque. Bob Ford a tué une légende, du coup il est un lache.
[…]
Buter des types non armés si c’est pas de la lacheté je sais pas ce que c’est.
Maxwell, à mon avis, c’est justement ça [...] LIRE LA SUITE | |
| 26/02/2009 09:49 par dodeskaden Manipulé par les notables, haï par le peuple pour avoir “assassiné” son héros, il endosse avec résignation le rôle tragique du couard et du traître.
Le terme de lâche est clairement expliqué par la fin du film qui montre la déchéance du “héro” Bob Ford.
LIRE LA SUITE | |
| 26/02/2009 09:29 par maxwell Tu peux aussi noter que le titre c’est bien “l’assassinat de Jesse James par le lache Robert Ford” et non pas “Le lache Robert Ford assassine Jesse James”.
Même dans le titre Bob Ford passe après Jesse James.
Le lache dans le titre pour moi c’est plus le ressenti de la population [...] LIRE LA SUITE |
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