L'Assassinat de Jesse James par le lâche Robert Ford

Assassination of Jesse James by the coward Robert Ford (The), États-Unis, 2007

Assassinat de Jesse James par le
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Critique

FincherFincher 13 oct. 2007 Star Rating 9
L’on pouvait se demandait ce qu’était devenu Andrew Dominik, auteur du percutant Chopper il nous revient 7 ans plus tard avec un film unique : s’éloignant de son genre, ce film envoûtant privilégie les non dits et les silences ou l’action est cassie inexistante.

Le film est déroutant au premier abord avec cette narration fragmenté ou l’on perd le fil de l’intrigue (certain personnages secondaires prennent de l’ampleur) pour ensuite mieux le retrouver, un fait d’autant plus étonnant que l’on pense connaître l’histoire (tout est dans le titre), Dominik nous surprend sur le déroulement du film (la fin nous mène vers un autre film) et sur cette focalisation d’une fin de vie du plus célèbre hors-la-loi de l’Amérique du 19ieme siècle (là ou beaucoup aurait privilégié filmer ces casses).

L’Assassinat de Jesse James arrive à nous plonger dans un huit clos sous haute tension (ici les coup de feu ont un réel impact) dans les grandes prairie de l’ouest ou le sentiment de malaise prédomine. Le film impressionne autant pour son développement psychologique poussé, ou les regards disent bien plus que les mots, que par sa réalisation : les effets sont toujours justement dosé (flou, arrêt, vitres), la voix-off toujours utile au récit et la musique ponctuelle enivrante (très beau thème récurant).

La reconstitution est magnifique, les décors intérieurs âpre et les extérieurs sauvages enneigés sont sublimé par une photographie qui oscillent entre noir poussiéreux et blanc maculé, des images qui joue sur les ombres et les brouillards. Une esthétique léchée qui appuie les contrastes dominant de ce drame existentialiste.

L’arrogante sobriété parsemé de moment d’éclat permet à Brad Pitt de trouver un de ses meilleur rôle mais le lion d’argent revient bien plus à Casey Affleck qui bouffe totalement l’écran avec un jeu tout en nuance, le reste du casting est tout aussi solide que prodigieux entre un Sam Rockwell qui incarne un joyeux luron sensible et un Sam Shepard frère à la fois froid et distant.

Une grande œuvre onirique véritable interrogation sur la genèse d’un mythe et ses répercutions.

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