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Critique
Sortie en 1964, "2000 maniacs" tient sa renommé au fait qu'il soit le second film du genre dit "gore", aprés "Blood Feast" de même Herschell Gordon Lewis.
Pittoresque pentathlon chez les ploucs, le film mérite pourtant plus que cette unique célébrité chronologique.
En effet , en plongeant 6 jeunes gens dans l'horreur de la campagne profonde, Lewis invente un sous-genre que n'auront de cesse d'explorer Tobe Hooper, Wes Craven et d'autres, quelques années plus tard.
Car, au fond, il importe peu que les bourreaux sudistes soient des fantômes revenchards plutôt que des dégénérés consanguins. Ce qui importe, c'est que devant nos yeux se déroule quelque chose qui n'avait jamais été fait auparavant.
Le centenaire sanguinaire de Pleasant days, rythmé au son du banjo, est donc fort sympathique et les massacres de jeunes Yankees s'enchaînent sans déplaisir, avec une originalité et une perversité certaine dans le mode opératoire (la mention allant bien sûr au tonneau à clous!).
On excusera donc le fait que Lewis ne semble pas savoir se servir d'un zoom ou qu'il se soit abstenu de payer un ingénieur son.
Il est évident qu'à l'époque, Lewis exploitait un filon commercial. N'empêche, le côté pittoresque et l'humour noir omniprésent font de "2000 maniacs" une oeuvrette toujours fréquentable de nos jours.
2000 maniacs 6/10

