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Critique
A l’origine Boogie Nights était un court-métrage que P.T. Anderson réalisa à l’âge de 17 ans et intitulé « The Dirk Diggler Story », basé également sur la carrière de John Holmes. Il en fait ensuite son second long-métrage et commence ainsi sa (longue) série de merveilles.
Bien plus maitrisé que son premier film Hard Height, Boogie Nights atteint une quasi-perfection dans la mise en scène et dans l’écriture. Totalement maitrisé d’un bout à l’autre, le film est une suite ininterrompue de tubes musicaux et de plans séquences. Capable de faire des films de 2h 30 qui passent comme des courts-métrages, P.T. Anderson semble doué pour tout. L’écriture de Boogie Night est parfaite tant sur le plan général, la représentation les années 70-80, que sur le plan individuel, pas un personnage n’est bâclé psychologiquement. La mise en scène est incroyable de contrôle et d’aisance, rien ne semble lui résister, les séquences de foule au grand air comme les lieux clos à deux personnages, P.T. semble capable de tout plier à sa volonté. Citons encore des acteurs impeccables et une BO du feu de Dieu.
On ne peut bien sûr s’empêcher de comparer Boogie Nights avec son quasi-homologue Wonderland. Boogie Nights est Disco, Wonderland est Punk, deux points de vue différents sur une même époque, juste l’un comme l’autre. Boogie Nights est aux paillettes ce que Wonderland est à la crasse, Wonderland est à la came ce que Boogie Nights est à la musique, Wonderland est sombre et pessimiste, Boogie Nights est un peu trop propre et trop léger. C’est le seul reproche que l’on peut faire à P.T. Anderson qui a préféré montrer la fin d’une époque (apparition du SIDA et de la pellicule) plutôt que de filmer la fin d’un homme.
Bien plus maitrisé que son premier film Hard Height, Boogie Nights atteint une quasi-perfection dans la mise en scène et dans l’écriture. Totalement maitrisé d’un bout à l’autre, le film est une suite ininterrompue de tubes musicaux et de plans séquences. Capable de faire des films de 2h 30 qui passent comme des courts-métrages, P.T. Anderson semble doué pour tout. L’écriture de Boogie Night est parfaite tant sur le plan général, la représentation les années 70-80, que sur le plan individuel, pas un personnage n’est bâclé psychologiquement. La mise en scène est incroyable de contrôle et d’aisance, rien ne semble lui résister, les séquences de foule au grand air comme les lieux clos à deux personnages, P.T. semble capable de tout plier à sa volonté. Citons encore des acteurs impeccables et une BO du feu de Dieu.
On ne peut bien sûr s’empêcher de comparer Boogie Nights avec son quasi-homologue Wonderland. Boogie Nights est Disco, Wonderland est Punk, deux points de vue différents sur une même époque, juste l’un comme l’autre. Boogie Nights est aux paillettes ce que Wonderland est à la crasse, Wonderland est à la came ce que Boogie Nights est à la musique, Wonderland est sombre et pessimiste, Boogie Nights est un peu trop propre et trop léger. C’est le seul reproche que l’on peut faire à P.T. Anderson qui a préféré montrer la fin d’une époque (apparition du SIDA et de la pellicule) plutôt que de filmer la fin d’un homme.


