Southland tales

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22 mai. 2006 Par Vincent Julé Star Rating 5

Quel est le terme exact déjà ? Baudruche ? Non, plutôt le soufflet qui se dégonfle lentement, reprend un peu de volume, puis s'effondre à nouveau. Ainsi, malgré toute l'indulgence et la bonne volonté du monde, le constat est là, à la fois triste et impitoyable : l'essai de Richard Kelly avec Donnie Darko n'est pas transformé. Cinq ans d'attente, des rumeurs folles, un casting hétéroclite, l'étiquette d'OFNI (Objet filmique non identifié), « un film de science-fiction musical », un buzz indéniable et incontrôlable. Southland Tales est un peu tout ça à la fois, et pas grand-chose au final.

2005, un enfant prend une caméra et filme une fête d'anniversaire avec ballons, drapeaux américains, barbecue, figurines d'Oncle Sam et pistolets à eau. Au loin, une bombe atomique met fin aux réjouissances et plonge l'État de Californie, puis le continent entier dans une nouvelle ère. La nôtre, enfin presque. Et bien entendu, la fin est proche. Élections truquées, résultats dans un mouchoir de poche, téléréalité, Spring Break, Guerre en Irak, tirs amis, terrorisme, Al-Qaeda… ces idées, ces réalités, ces clichés forment la toile de fond abstraite, et quelque peu opportuniste, où se joue l'Apocalypse de Richard Kelly. Une fin du monde en toc, sortie tout droit d'un mauvais film de science-fiction… ou d'un scénario de Boxer Santaros, l'acteur amnésique interprété par Dwayne « The Rock » Johnson. La mise en abyme n'est pas des plus subtils, et le réalisateur américain de 31 ans en a pleinement conscience. C'est même une manière d'avoir la complicité et la confiance du spectateur. Cette légère distanciation serait presque un moindre mal vu la narration éclatée que le film met en place dès les premières minutes. Dans une vaine, ou volontairement désamorcée, tentative de film choral, Southland Tales offre beaucoup (trop) de personnages décalés, caricaturaux, irréels dans le but de créer une émulsion, un esprit à la fois pop et contestataire. Mais à l'instar du prétentieux et vide I Heart Hukabees de David O. Russel, le film brasse beaucoup de vent, rend souvent son propos abscons et finit par annuler ses propres enjeux. Par exemple, le rôle de la voix off de Justin Timberlake se révèle pervers. En commentant sans cesse l'action ou en délivrant des informations jusqu'alors inconnues et pourtant capitales, elle évacue toute cinématographie et le récit semble alors hoqueter. Le résultat est la persistance impression d'assister à deux heures d'exposition, où les acteurs font acte de présence, et plus précisément jouent aux meubles pour The Rock et se trimballent à moitié à poil (l'histoire de sa vie) pour Bai Ling.

Mais ses deux heures de lutte contre la capitulation auront porté leurs fruits, puisque, une fois sa pelote de laine entièrement démêlée, Richard Kelly touche à une certaine poésie grâce à deux numéros musicaux – les seuls –, voire la grâce dans un énième, enfin deuxième, recours à la faille spatio-temporelle. Les personnages semblent alors jouer à la comédie humaine. À quarante minutes de la fin, il était temps.



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Ilan Ferry :

Star Rating 6

Stéphane Argentin :

Star Rating 5

Vincent Julé :

Star Rating 5

Tonton BDM :

Star Rating 4
Cinq ans après l’imposture “Donnie Darko” (le film le plus chiant que la terre ait porté), Richard Kelly revient à la réalisation avec “Southland Tales”, oeuvre étrange ayant pour seul mérite de plonger le spectateur dans la circonspection la plus totale. En effet, il est difficile d’émettre un avis tranché sur une Å“uvre aussi barrée et [...]

Julien Foussereau :

Star Rating 3

Didier Verdurand :

Star Rating 2
Un nanar mortellement ennuyeux sauf dans son dernier quart d’heure, hilarant. Richard Kelly n’a vraiment pas peur du ridicule…


FinnegansWake20/08/2011 10:50 par FinnegansWake

Revu. Ah mais tellement :love: :love: :love: En fait si je devais rapprocher ce film à un autre vu récemment, ce serait Tree of Life. Rien que pour cette capacité à désarçonner et à réinventer la narration avec trois fois rien. C’est un peu la série B ultime (y a même Cricri Lambert [...] LIRE LA SUITE
JB15/03/2010 14:46 par JB

Il existe d’ailleurs des comics prequel je crois de southland tales.Ce sont les seuls qui existent, d’ailleurs, non ? :gratte: Y’a trois TPB qui posent le décor et le background du film. yup. regroupés en 1 seul aussi je crois LIRE LA SUITE
Zorg15/03/2010 10:35 par Zorg

Il existe d’ailleurs des comics prequel je crois de southland tales.Ce sont les seuls qui existent, d’ailleurs, non ? :gratte: Y’a trois TPB qui posent le décor et le background du film. LIRE LA SUITE

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