Southland tales
Southland tales- PAYS :États-Unis
- ANNÉE DE PRODUCTION :2006
- DATE DE SORTIE :Indéterminée
- GENRE :Science-fiction
- DURÉE :145 MIN
- REALISATEUR : Richard Kelly
- ACTEURS :Dwayne Johnson, Sarah Michelle Gellar, Seann William Scott, Tim Blake Nelson, Amy Poehler
- Format de tournage : 35 mm
- Ratio d'image : 2.35
- Couleur
- Site officiel
Ca y est, nous avons enfin la réponse : Southland Tales est un sacré naufrage. La sortie longtemps repoussée est sans doute davantage due à son statut ovniesque qu'à sa (non) qualité intrinsèque, mais le constat est évident, le réalisateur Richard Kelly, prometteur auteur d'un Donnie Darko au culte mérité, accouche d'une souris avec cette fresque anticipative.
La déception n’est pas si grande, le film trop longtemps attendu ne l’était plus vraiment. Tout au plus éveillait-il une vague curiosité. Vrai film maudit ? Ou vraie purge ? Cela faisait un moment qu’on n’attendait plus le chef-d’œuvre, mais au moins un film hors norme et stimulant. Hors normes, sûrement. Complètement morne, aussi. Tellement que le film semble mort-né, au-delà même de sa chaotique distribution retardée, dans sa nature même. Le commentaire incessant de son univers d’anticipation cheap, volontairement échoué très tôt, en 2008 - ironiquement l’année où on peut le découvrir - se fait l’écho des dérives et traumatismes de l’Amérique actuelle. Obsession du tout sécuritaire, expérimentations scientifiques, vétérans de la guerre en Irak, activistes post-hippies, sex tapes etc… Une terrible vacuité ressort de ce gloubiboulga qu’on ne sait à quel degré prendre, la désagréable impression du film qui se voudrait profond mais qui tourne en rond, reste en surface. Le truc du film dans le film achève de la confirmer, tellement mal amené, et dont la mise en abyme maladroite ne provoque qu’un ennui profond. Pourtant les protagonistes décalés intriguent quelques instants, de la porno star engagée (mais forcément stupide) à l’acteur convoité interprété par un The Rock halluciné qui joue avec ses doigts, en passant par un flic dédoublé. Southland Tales est l’archétype du film raté où rien ne fonctionne, où même un élément intéressant, une idée originale de temps en temps, se voient annihilés par le faux rythme d’une narration en mode automatique, par une mise en scène certes léchée mais sans âme et par une ambition se heurtant à la futilité des procédés. Gonflante voix off biblique et descriptive, chapitrage incompréhensible, direction artistique limitée et hasardeuse, pour ne pas dire déjà dépassée, le film est comme ces interfaces informatiques et télévisées dont il regorge (ça doit pas être cher), il s’affiche au lieu d’exister. Jamais le récit ne prend son essor, jamais le peu d’enjeu dramatique ne provoque la moindre tension.
Alors, au hasard des séquences de cette longue, très longue divagation à peine futuriste, on peut quand même compter, pour nous sortir de notre torpeur, sur quelques scènes sorties de nulle part, ridicules par leur audace (ou le contraire, on ne sait plus), comme un camion à glaces volant, ou cette pub où copulent des voitures en CGI des années 90. C’est bien peu.
Richard Kelly a sans doute été victime du succès d’estime de son premier film, désirant réaliser un grand coup avec ces contes des 1001 failles de l’Amérique. Pas loin du navet, mais l’ambition est là , et l’espoir toujours présent de voir les belles promesses de Donnie Darko tenues lors de prochains essais, à coup sûr maintenant, moins effroyablement ratés.
La déception n’est pas si grande, le film trop longtemps attendu ne l’était plus vraiment. Tout au plus éveillait-il une vague curiosité. Vrai film maudit ? Ou vraie purge ? Cela faisait un moment qu’on n’attendait plus le chef-d’œuvre, mais au moins un film hors norme et stimulant. Hors normes, sûrement. Complètement morne, aussi. Tellement que le film semble mort-né, au-delà même de sa chaotique distribution retardée, dans sa nature même. Le commentaire incessant de son univers d’anticipation cheap, volontairement échoué très tôt, en 2008 - ironiquement l’année où on peut le découvrir - se fait l’écho des dérives et traumatismes de l’Amérique actuelle. Obsession du tout sécuritaire, expérimentations scientifiques, vétérans de la guerre en Irak, activistes post-hippies, sex tapes etc… Une terrible vacuité ressort de ce gloubiboulga qu’on ne sait à quel degré prendre, la désagréable impression du film qui se voudrait profond mais qui tourne en rond, reste en surface. Le truc du film dans le film achève de la confirmer, tellement mal amené, et dont la mise en abyme maladroite ne provoque qu’un ennui profond. Pourtant les protagonistes décalés intriguent quelques instants, de la porno star engagée (mais forcément stupide) à l’acteur convoité interprété par un The Rock halluciné qui joue avec ses doigts, en passant par un flic dédoublé. Southland Tales est l’archétype du film raté où rien ne fonctionne, où même un élément intéressant, une idée originale de temps en temps, se voient annihilés par le faux rythme d’une narration en mode automatique, par une mise en scène certes léchée mais sans âme et par une ambition se heurtant à la futilité des procédés. Gonflante voix off biblique et descriptive, chapitrage incompréhensible, direction artistique limitée et hasardeuse, pour ne pas dire déjà dépassée, le film est comme ces interfaces informatiques et télévisées dont il regorge (ça doit pas être cher), il s’affiche au lieu d’exister. Jamais le récit ne prend son essor, jamais le peu d’enjeu dramatique ne provoque la moindre tension.
Alors, au hasard des séquences de cette longue, très longue divagation à peine futuriste, on peut quand même compter, pour nous sortir de notre torpeur, sur quelques scènes sorties de nulle part, ridicules par leur audace (ou le contraire, on ne sait plus), comme un camion à glaces volant, ou cette pub où copulent des voitures en CGI des années 90. C’est bien peu.
Richard Kelly a sans doute été victime du succès d’estime de son premier film, désirant réaliser un grand coup avec ces contes des 1001 failles de l’Amérique. Pas loin du navet, mais l’ambition est là , et l’espoir toujours présent de voir les belles promesses de Donnie Darko tenues lors de prochains essais, à coup sûr maintenant, moins effroyablement ratés.
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LA COMMUNAUTE
CLIQUEZ ICI POUR REAGIR!| 15/03/2010 14:46 par JB Il existe d’ailleurs des comics prequel je crois de southland tales.Ce sont les seuls qui existent, d’ailleurs, non ? :gratte:
Y’a trois TPB qui posent le décor et le background du film.
yup.
regroupés en 1 seul aussi je crois
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| 15/03/2010 10:35 par Zorg Il existe d’ailleurs des comics prequel je crois de southland tales.Ce sont les seuls qui existent, d’ailleurs, non ? :gratte:
Y’a trois TPB qui posent le décor et le background du film.
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| 15/03/2010 08:13 par JB Il existe d’ailleurs des comics prequel je crois de southland tales.
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